ACTE TROISIÈME
DOMINIQUE
Ne vous excusez pas.
MAURICE, avec chaleur.
Et pourtant ce n'est pas mon inte'rêt que je défends, c'est le vôtre. Mes rêves à moi n'ont pas d'importance, nous verrons plus tard. Je ne songe qu'à vous épargner du chagrin, uniquement. Je vous supplie de ne pas provoquer le malheur et de rester fidèle à la perfection de votre nature.
Eh bien, j'essaierai.
MAURICE
Merci.
DOMINIQUE
Je vous promets de ne pas faire de coup de tête; mais ne m'en demandez pas davantage.
MAURICE
Votre promesse n'a de valeur que si vous ne vous exposez pas au danger.
DOMINIQUE
Je suis de bonne foi.
MAURICE
Alors, il ne faut pas chercher à le voir, il ne faut pas. le rencontrer, il faut le fuir, il faut quitter cette maison.
DOMINIQUE
Je la quitterai demain.
MAURICE
En attendant, vous allez sortir et tâcher de vous distraire. Je vous interdis de rester seule en face de vos pensées.