ACTE TROISIÈME
BRAGONY
Si vite?
FRANÇOIS
Je venais en passant faire une visite de voisin à Dominique Brienne.
BKHOPÉ
Assieds-toi.
FRANÇOIS
Il y a ti'ois semaines à Paris, nous nous sommes expliqués cordialement, et...
BRACONV
Nous savons.
FRANÇOIS
Et je ne pense pas être indiscret en insistant pour lui serrer la main.
BRACONY
Tu n'ignores pas que madame Bellangé habite ici avec sa fille?
FRANÇOIS
C'est madame Brienne que j'ai demande' à voir.
BÉHOPÉ
D'ailleurs, Antoinette passe la journée à Paris.
FRANÇOIS
Je comprends madame Bellangé ; moi, je ne peux pas supporter la campagne plus de deux jours.
BRACONY
La verdure a du bon, cependant. Elle repose des gens du monde.
FRANÇOIS, désignant son costume.
En dépit de ton smoking.
II est accidentel.
FRANÇOIS
Vous dînez dehors ?
BÉHOPÉ
Et on doit nous servir de la musique avant le potage.
FRANÇOIS, se levant.
Je ne vous empêche pas de sortir au moins"?
BRACONY, le retenant.
La voiture n'est pas encore là.
Un silence.1
FRANÇOIS
A propos de musique, que devient Mariotte?
BRACONY
Mariotte, mais il est étendu sur une chaise longue, dans une autre maison.
FRANÇOIS
Sur une chaise longue?
Avec une égratignure au-dessus du |genou. Tu n'as pas entendu parler de son duel avec lord Ellis?
FRANÇOIS
Pas du tout!... Lord Ellis? L'ancien amant de madame Cordier ?
Justement.
BÉHOPÉ
Ils se sont querellés à cause d'elle, le jour du Grand Prix, et le lendemain ils se sont batlus.