LIVRE PREMIER
lisme armé, de démagogie, de terreur, de bouleversement et de chaos qu’aucune nation civilisée n’acceptera jamais, à moins d’être renversée de fond en comlde dans ses foyers saccagés, et d’avoir sur la gorge le glaive de Babeuf et de Marat !
§ vi.
Ainsi , vous le voyez , il y a uu socialisme vrai et graduellement applicable à la République : c’est celui que le peuple demande et que nous lui promîmes en le définissant en février ; c’est celui qui respecte et <jui relie plus fortement les membrures de la société, celle arche de la famille humaine ; c’est celui qui corrige, qui améliore, qui élève, qui perfectionne les conditions et les rapports des hommes entre eux, en enrichissant le pauvre sans dépouiller le riche , et en faisant fraterniser dans la concorde, dans le travail et dans l’assistance mutuelle, les conditions, les professions, les existences nécessairement inégales, parce qu’elles sont nécessairement diverses, de ces innombrables fonctions , nécessairement diverses aussi, dont l’ensemble compose une nation en société.
11 y a un socialisme faux et mortel, c’est celui qui consiste à saper les assises fondamentales sur lesquelles reposent la patrie , la nation , la famille, la propriété, la morale, la liberté des industries, la civilisation. C’est celui que la République a eu à combattre, c’est celui dont elle triomphera sans aucun