‹ Le passé, le présent et l'avenir de la républiqueChapitre 50 sur 112 · XVII · texte numérisé non relu

XVII

Ainsi menacé, tiraillé, indécis, ne voulant pas faire tout ce qu’il a fait, ne sachant pas au juste ce qu'il allait faire, le gouvernement a lancé l’expédition française à Rome. Une fois débarquée, notre armée s’est trouvée forcément sous les fourches caudines de la souveraineté temporelle du pape et de l’immolation de la nationalité romaine. 11 n’v avait plus à rccu-

1er. Car, une fois à Rome, pactiser et s’allier à Rome avec la république, c’était déclarer la guerre universelle à la catholicité, c’était forcer l'église à abdiquer sa souveraineté mondaine entre les mains d’un général français, c’était demander ce que 4e ciel et la terre n’obtiendront jamais, c’était prendre à perpétuité la dictature à Rome et la place des pontifes criant vengeance à l’univers chrétien!

Impasse visible! affreuse! infranchissable ! nous y sommes! Nous n’avions plus que ces deux issues: un congrès pour pallier honorablement notre erreur et diminuer notre faute en la partageant avec les cabinets européens; ou bien revenir silencieusement sur nos pas, et attendre une autre circonstance pour réparer le tort fait à l’avenir par cette déviation de notre droit chemin.

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