OU LE QUART-D'HEURE DE BON TEMPS
Air: Que ne suis-je la fougère.
L’'Hommzs dont la vie entière
Est de quatre-vingt-seize ans,
Dort le tiers de sa carrière ; C’est juste trente-deux ans. 32 Ajoutons pour maladie,
Procès, voyage, acciders,
Au moins un quart de la vie ;
C’est encor deux fois douze ans.
Par jour deux heures d’études, Ou de travaux, font huit ans ; Noir chagrins, inquiétudes, Pour le double, font seize:ans ; Pour affaire qu’on ptojétte; Demi-heure encor, deux ans :
Cinq quarts-d’heure de toilette, Barbe, el cœtera, cinq ans.
Par jour, pour manger et boire, Deux heures. font bien huit ans. 8 Cela porte le mémoire, — Juste à quatre-vingt-quinze ans : 95 Reste encor un an, pour faire
Ce qu’oiseaux font au. printemps:
Par jour, l’homme a donc sur te re, Un quart d'heure de bon temps?
C’est toujours Toi. -
Ain: Vous qui de l’amoureuse ivresse.
Cx que je désire et que j’aime, C’est toujours toi ;
Pour mon âme le bien suprême, C’est encor toi !
Si j'ai des beaux jours dans ma vie C’est près de toi ;
Et mes larmes qui les essuie C’est toujours toi. (bés.)
Si je prends ce son de eonstanee, Ça vient de toi;
Si je place ma confiance, Ce n’est qu’en toi:
Aux doux pi#sirs, si je me livre, C’est pres de toi ;
Et si je veux longtems vivre, Ah! c’est pour toi.
Quel autre pourrait me plaire Autant que toi ; L'air à ma vie est nécessaire ien moins que toi :
Je sens trop que mon existence Ne tient qu’à toi, Avec toi tout est jouissance, Et rien sans toi.
Vive la Bouteille.
Aïn: La bonne aventure. d gai !
Doux enfant de Roussillon, Rien ne me réveille Comme le bruit d’un bouchon Qui part sous la treille ; Sans Bacchus point de gaité, Point d’amour ni de santé :
Vive Ja bouteille, ai!
Vive la bouteille !
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En France, grace au raisin, On chante à merveille ; Sangrado blâmeé le vin ; Mais le bout d’oreille Perce à tous ses propos, Car, À table, il dit à l'écart:
Vive la bouteille, etc.
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Si j’en crois de doctes fous, a raison conseille De sabler à petits coups La liqueur verneille ; Pourtant une fois mois, Oublions leurs dures lois :
Vive la bouteille; ete,
Je fais peu de.cas d’un vin Pressé. de la veille s .
‘Dans ma coupe. on verse.en vain :
Du jus de groseille:
Parlez-moi, gourmets joyeux, D'un Rivesatte bien vieux !
Vive la bouteille, etc.
Sur l’onde bravant le vent, … Qu'un autre appareille ; Moi, je ris en boù vivant, D'une ardeur pareille ; C’est dans des flots de nectar Qu’aimait à nager Panard...
Vive la bouteille, etc.
Mes amis, chez Cupidon :
Où le Plaisir veille, Muni d’un large flacon, Que ne fait merveille ?
A Cythère, un buveur d’eau...
Mais chut !... tirons le rideau...
Vive la bouteille, | O gai!
Vive la bouteille !
ANA LAAAREIAAVARARARAANAAAR AMAR AAA LAAALANMARUAAAUME
Arr : Que ne suis-je la fougère.
Vous n’exigez, pour vous plaire D'un berger qu’un seul couplet, Mais pourvait-il vous déplaire, Si pour vous il redoublait ?
Ah! si j'étais à sa place J’en ferais, sans les compter, Et vous demanderiéz grâce, Pour m'empéeher dé chänter.
La Nature.
| Am: Ah! que de chagrins dans la vie.
Comte la nature est féconde En plaisirs ainsi qu’en douleurs !
De noirs fléaux couvrent le monde De débris, de sang et de pleurs. (bis) Mais à ses pieds la beauté nous attire ; Mais des raisins le nectar est foulé.
Coulez, bons vins, femmes, daignez sourire ; Et l'univers est consolé.
Chaque pays eut son déluge.
Hélas ! DRRHOS jour et nuit, Une arche est encor le refuge De mortels que l'onde poursuit, Sitôt qu'Iris brille sur leur navire, Et que vers eux la colombe a volé, Coulez, bons vins ; femmes, daignez sourire ; Et l’univers est consolé.
Quel autre champ de funérailles !
L’Etna s’agite, et, furieux, Semble, du fond de ses entrailles.
Vomir l'enfer contre les cieux.
Mais pour renaître enfin sa rage expire :
Ïl se rasseoit sur le monde ébranlé, Coulez, bons vins ; femmes, daignez sourire ;
Dieu ! que de souffrances nouvelles !
L’affreux vautour de l’Orient G
La pesté a déployé ses ailes Sur l’homme qui tombe en fuyant. Le.ciel, s’ apaise, et la pitié respire :
On tend la main au malade exilé.
Coulez, bons vins ; femmes, spas sourire ; Et l’univers est consolé.
Mars enfin comble nos misères :
1 Des.rois nous payons les défis.
EU Humide encor du sang des pères,
| La terre boit le sang des fils.
Mais l’homme aussi se lasse de détruire, Et la nature à son cœur a parlé.
Coulez, bons vins ; femmes, Lu Lin sourire:
. Et l'univers est ‘consolé. |
Ah! loin His la nature, Du printems chantons le retour ;
Des roses de sa chevelure
Parfumons la joie et l’amour.
Malgré l’horreur que l'esclavage inspire, Sur les débris d’un empire écroulé, Coulez, bons vins ; femmes, daignez parie . Et l’univers est ‘consolé.
Air : JVous sommes précepteurs d'Amour.
Quaxs je t’ai dit que mon amout Pour toi, Lisis, était extrême, . :
Je t’abusais : de jour en jour Plus je te vois, et plus j je es
pant.
re :
nez sourire :
Je
res, détruire,
nez sourire:
Ir ;
> inspire, 3 e nez sourire;
l}1 Le Soir de la Vie.
Am: De prendre femme, un jour, dit-on.
Avreu, temps passé, doux printemps,
Où d'amour j'étais idolâtre !
Adieu, pour toujours, doux instans Qui, jadis, m'ont vu si folâtre :
La raison a glacé mes sens,
Je parle de philosophie ;
Plus je réfléchis, plus je sens
Que j'arrive au soir de la vie.
Combien peu vivent soixante ans!
J’e ai compté plus de quarante :
Que m'importe un reste de temps Que déjà le chagrin tourmente ?
De vivre encor quelques momens, Je ne me sens pas grande envie; :
Je n’espère plus d’agrémens, J’apptroclie du soir de la vie.
Mais, toutefois, soyons prudens, Ne hâtons pas l’heure dernière ; Assez tôt, docteurs, accidens, T'ermineront notre carrière :
Puisqu’il faut que la loi du sort, Par tous les êtres soit suivie,
N’allons pas brusquement au port,
Passons par le soir de la vie.
L'espoir d’un heureux avenir
N'est pas sans doute un doux mensonge ;
\ toi
Mais du présent sachons jouir, Bientôt il ne sera qu’ün songe.
Sur le théâtre des humains, Le al reste, le bien s’envole !
Il faut obéir aux destins,
Et jusqu’au bout jouer son rôle.
LAASA VÉRANDA AY
Le vieux Coq du Village.
Am: Du Vieux Sergent.
Mrs chers enfans ! assis sous cet ombrage, Vous venez rire aux contes que je fais :
Dix-huit printems font à peu près votre âge ; Du tems jaloux vous narguez les effets ; Vieux et cassé, ma voix fredonne encore ; Mais les beaux jours pour moi sont achevés.
Au rendez-vous je n’attends plus l'aurore.
Ah ! si j'avais l’âge que vous avez!
Ainsi que vous, dans mon tems, sur l’herbette Je gambadais au son du chalumeau ;
On m’enviait la gentille Babette ;
On me nommait le coq de ce hameau ;
Mais le Printems comme l’Amour est preste, Et les hivers sont si tôt arrivés !.….
Le souvenir est tout ce qui me reste...
Ah! si javais l’Age que vous avez!.….
Mes cliers enfans, vous que j'ai taus vus naître, Quand mon front chauve est par vous couronné,
Votre amitié me fait encor connaître Que du bonheur je suis environné.….
Au cabaret, que toujours je révère,
Mon bras tremblant trinque quand vous buvez ; Mais ma raison s’enfuit au second verre :
Ah ! si j'avais l’âge que vous avez !.…
VALAAB AAA
J'ai vu du Nord les hideuses cohortes | dan Fouler nos champs, se disant nos vainqueurs. LE HE
Ce
se Tous nos aînés sont morts devant nos portes (| 1 En défendant leurs mères ou leurs sœurs ; | De les venger l’heure peut-être avance, |
Éra Ces lauriers-là vous étaient réservés ; |
: 8e; Au coin du feu je les pleure en pentes. ’
re ge ; Ah! si j'avais l’âge que vous avez!
IS ; RAR RAA AS VAS AVS RAA AAA NA IAA AAA
Eloge des Chapons.
Arr : Ah! le bel oiseau, manian !
Pour ma part, moi, j’en réponds, Oui, poulettes, Oui, coquettes ; Pour ma part, moi, j’en réponds, Bienheureux sont les Chapons |
Exempts du tendre embarras |
Qui maigrit l'espèce humaine, Il
Comme ils sont dodus et gras | (1
Ces bons citoyens du Maine ! dd Pour ma part, &e.
us naître, ouronté,
Qui d'eux, troublé nuitet jour, Fut jaloux jusqu’à ln rage ?
Leur faut-il contre l’amour Recourir au mariage ?
Pour ma part, &e.
Plusieurs, pour la forme, ont pris
Une compagne gentille ;
J’en sais qui sont bons maris,
Qui même ont de la famille.
Pour ma part, &ec.
Modérés dans leurs désirs, Jamais ces gens, que j'estime, .
N'’ont pour fruit de leurs plaisirs Les remords ou le régime.
Pour ma part, &ec.
Or, messieurs, examinons
Notre sort auprès des belles :
Que de mal nous nous donnons
Pour tromper des infideles !
Pour ma part, &c.
C’est mener un train d’enfer,
Quelque agrément qu’on y trouve ;
D'ailleurs on n’est pas de fer,
Et Dieu sait comme on le prouve.
Pour ma part, &ec.
En dépit d’un faux honneur,
Prenons done un parti sage;
Fesons tous notre bonheur :
Allons, messieurs, du courage!
Pour ma part, &e.
” Assez de monde concourt A propager notre espèce ; Coupons, morbleu ! coupons court Aux erreurs de la jeunesse.
Pour ma part, &c. pris
AA. LAAA AAA ARR LAAR IAE UAAN VIA VUS VAN VIAS AVS VAS Ma Vocation.
Am: De mon berger volage.
| Jzré sur cette boule, irs ‘ Laiïd, chétif et souffrant ; Étouffé dans la foule, Faute d’être assez grand ; Une plainte touchante De ma bouche sortit ; Le bon Dieu me dit: Chante, ; Chante, pauvre petit! (bis.)
Le char de l’opulence M'éclabousse en passant ; J’éprouve l’insolence
ve; Du riche et du puissant ; De leur morgue tranchante ve. Rien ne nous garantit.
Le bon Dieu me dit : Chante, Chante, pauvre petit !
D'une vie incertaine Ayant eu de l’effroi,
Je rampe sous la chaîne Du plus modique emploi.
La liberté m’enchante, Mais j'ai grand appétit. Le bon Dieu me dit: Chante, Chante, pauvre petit !
L'Amour, dans ma détresse, Daigna me consoler ;
Mais avec la jeunesse
Je le vois s'envoler.
Près de beauté touchante Mon cœur en vain pâtit.
Le bon Dieu me dit : Chante, Chante, pauvre petit !
Chanter, ou je m’abuse,
Est ma tâche ici-bas.
Tous ceux qu’ainsi j’amuse Ne m’aimeront-ils pas ?
Quand un cercle m’enchante, Quand le vin divertit, .
Le bon Dieu me dit : Chante, Chante, pauvre petit.