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La Nacelle,
Parezinr, dit Lisette,
Je voudrais passer l’eau ; Mais, ie suis bien pauvrette, Pour payer le bateau,
ts: Colin dit à la belle :
e : Venez, venez nee (bis) Et vogue la nacelle (bis) Qui porte ros amours. ({er,)
Je m’envais chez mon père, Dit Lisette à Colin.—
Eh bien, crois-tu ma chère Qu'il m’accorde ta main ?
Ah ! répondit la belle :
Osez, Ôdsez toujours ;
Et vogue la nacelle, &c,
Après le mariage, Toujours dans son bateau, Colin fut le plus sage
Des maris du hameau ;
À sa chanson fidèle
Il répéta toujours :
Et vogue la nacelle
Qui porte nos amours,
Hÿ
Edmond et Clémence.
Le jeune Edmond allait quitter Clémence, Le cri de guerre appelait sa valeur ; Pleurant déjà les tour'nens de l’absence, L’amante en deuil partageait sa douleur,
« Prends cette fleur, Edinond, lui disait-elle : « Présent d’amour, rien ne doit la flétrirs « À ton retour si ton cœur est fidèle, « Tu me rendras la fleur du souvenirs"
Il est parti !.… bien loin de ce rivage
Où reste, hélas! Clémence et le bonheur, Penser de gloire enflamme son courage, Penser d’amour fait palpiter son cœur.
Mais dans son cœur, amoureux de la gloire, L’amie absente obtint plus d’un soupir ; Souvent ses pleurs, au sein de la victoire, Vinrent mouiller la fleur du souvenir.
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Sur le côteau l’ombre était descendue,
Près d’un vieux chène, au murmure des vents, Il crut entendre une voix bien connue
Dans les rameaux soupirer: « je l’ettends !»
Le lendemain sur sa tige tremblante
Il voit la fleur se pencher et mourir...
Mais pour Edmond, cette fleur expirante Était toujours la fleur du souvenir.
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