SARA MANS
Ecoutez-moi.
Arr: Je suis. à toi.
Écourez-moit j’ai deux mots à vous dire,
Deux mots bien, doux : je vous aime, aimez-moi,
Votre regard, votre air, votre sourire
Vous ont soumis et mon cœur et ma foi:
Écoutez-moi,
fcoutez-moi ! sans vous je.ne puis vivre,
Vous ne sauriez être heureuse sans moi ;
Qui, jen conviens, votre beauté m’enivre,
Et de vos yeux mon cœur subit la loi, icoutez-moi,
Écoutez-moi! si je pouvais vous plaire, Quels jours heureux se leveraient pour moit Venez errer dans ce bois. solitaire :
Tout jeune cœur y sent un doux émoi,
" Éçoutez-moi,
Le Rêve du Bonheur.
ILs sont passés ces jours de mon délire, Où près de toi l’espoir berçaït mon cœur, Ces jours heureux où tu semblais me dire :
Espère, ami, le moment du bonheur.
T'en souvient-il? ton air, toi: doux sourire, De ton regard la timide langueur,
Oui, tout alors en toi semblait me dire :
Espère, ami, le. moment du bonheur.
Si je chantais, ta voix sensible et tendré À mes accens unissait sa douceur :
Tu soupirais, et je croyais entendre :
Espère, ami, lé moment du bonheur.
T'out est changé, tu ris de mon délire ; En te jouant tu déchires mon cœur.
Hélas ! pourquoi n’employer ton empire Qu’à m’enlever le rêve du bonheur ?
L’Egalité en Amour.
Arm: Du Prévot des Marchands.
L'Amour égale sous sa loi, La bergère ainsi que le roi:
Sitôt qu’il en fait sa maitresse, Sitôt qu’elle a pu l’engager, La bergère devient princesse, Et le prince devint berger.
ire, cœur, » dire :
sourire;
À re :
re
dré
L/Amant Malheureux.
C’esr dans tes yeux, belle Eugénie Que j'ai pris le plus tendre amour, | Qui ferait le bonheur de ma vie | Si tu me payäis de retour. 1 Mais ton cœur insensible (AL Rejettant tous mes feux, | Fait l’amant le plus malheureux. (bis.) |
Ah ! prends pitié de ma faiblesse ; . Qui pourrait t’aimer plus que moi?
Je. chéris jusqu’au trait qui me blesse, Et je veux mourir sous ta loi; Serait-il bien possible, Un jour de t’attendrir ; Voudrais-tu me faire mourir ?
Oui, ce n’est que dans le ménage Que l’on peut goûter d’heureux jours ; Oui, ce n’est que dans le mariage Que l’on triomphe de l’amour.
Si jamais d’Eugénie Je puis être l’époux, Que mon sort fera de jaloux!
Charade.
: Ox n’est pas mon premier, Quand on se sert de mon entier, Avant d’être mon dernier.
Nos premiers Amours,
Daxs un délire extrême,, L’on veut fuir ce qu’on aime, On prétend se venger,
L'on jure de changer:
On devient infidèle,
L'on court de belle en belle ; Et l’on revient toujours,
À ses premiers amours.
Ah ! d’une ardeur sincère,
Le temps peut nous distraire :, Mais nos plus doux plaisirs, Sont dans nos souvenirs.
On pense, on pense encore,
A celle qu’on adore :
Et l’on revient toujours.
À ses premiers amours,
Le Nouveau Philosophe.
Air : Ah ! que de peines dans la,vès.
Quaxo il m’arriv’ queq” catastrophe, Que j’nai pas. l’sou dans mon gousset,.
Faut voir comm’ je suis philosophe, J’pass” droit devant le cabaret : (bis)
Mais, quand je sens ma bourse ben garnie, Que j'puis boir’ du soir au matin,
Je dis bonsoir à la philosophie,
a dis bonjour à. tous.les. marchands. d'vin,,
ramené
Le Ventr,
OÙ COMPTE RENDU PAR UN DÉPUTÉ D’uWk SESSION DU PARLEMENT.
Arr: J’ohs un Curé patriote
‘ÉLectèurs de ma province, 11 faut que vous sachiez tous Ce que j’ai fait pour le prince, Poûr la patrie et pour vous.
L'état n’a point dépéri :
Je reviens gras et fleuri.
Quels dihés, | Quels dinés .… Les ministres m’ont donnés Oh! que j'ai fait de bons dinés ! :
Comme il faut aù ministère Des gens qui parlent toujours, Æ£t hurlent poùr faire taire Ceux qui font de bons diseours, J'ai parlé, parlé, parlé; “J'ai hurlé, hurlé, hurlé,
Quels dinés, &c,
‘Si la presse a des entrave, C’est que je l’avais promis; Si j’ai bien parlé des braves, C’est qu’on me l'avait permis.
J'aurais voté dans un jour
ix fois contre et dix fois pot, Quels dinés, &c.
J'ai repoussé les enquêtes, Afin de plaire à la cour ; J'ai, sur toutes les requêtes, Demandé l’ordre du jour.
Au nom du roi, par mes cris, J’ai rebanni les proscrits.
Quels dinés, &c.
Des dépenses de police J’ai prouvé l'utilité ; Et non moins Français qu’un Suisse, Pour les Suisses j’ai voté. .
Gardons bien, et pour raison, Ces amis de la maison.
. Quels dinés, &c.
Malgré des calculs sinistres,
Vous paierez, sans y songer,
. L’étranger et les ministres,
Les ventrus et l’étranger.
Il faut que, dans nos besoins,
Le peuple dine un peu moins.
Quels dinés, &ec.
Enfin, j'ai fait mes affaires :
Je suis procureur du roi ; J’ai placé deux de mes frères, Mes trois fils ont de l’emploi.
Pour les autres sessions, J'ai cent invitations.
Quels dinés, &c.
La Royauté imaginaire.
s Ov 1e CHarsau EN EsPAGNE.
is | 1 Air: Plus de Bourbons.
« Si j'étais Roi, Pierre, il faut que tu saches, « Disait Gros-Jean, que ÿ’aurais, soudain, moi, « Un grand cheval, avec de beaux panaches, n Suisse, « Monté dessus, je garderais mes vaches, | « Si j'étais Roi. (bis.) )n,
« Si j'étais Roi, tiens, lui répondit Pierre,
« Voici, Gros-Jean, ce que je ferais, moi :
« J’adoucirais le sort de mon vieux père,
« Je donnerais du pain blanc à ma mère, Si j'étais Roi.
Si j’étais Roi, je mettrais tout mon zèle
À respecter, à faire aimer la loi.
On bénirait ma bonté paternelle,
Car je prendrais notre Roi pour modèle, Si j'étais Roi.
Si j'étais Roi, Dorval, juriste grave, Dans mon conseil aurait un bel emploi; Paul, de Bacchus le sujet le plus brave, Serait chargé de gouverner ma cave,
Si j'étais Roi.
Si j'étais Roi, douce et gentille Olonne, Je serais fier de régner avec toi 3
Simple ‘et'sans nom, je n’ai point de couronne: ‘Je t'offre un cœur. je t'offirais un trône, Si j'étais Roi
‘Si j'étais Roi. pourquoi ce vœu stérile ?
“Je suis heureux, ‘c’en est assez, ma foi :
‘Content de peu dans tion modeste asile,
‘Je vis eh paix. Vivrais-je aussi tranquille Si j'étais Roi?
Le Ruisseau. :
CuarMawr ruisseau, le gaZôh de vos rives, N'est plus pour moi le trôrie de l’amour, Au bruit plaintif de vos eaux fugitives,
‘Je viens mêler nes regrets nuit et jour.
‘Charmant ruisseau, le gazon de vos riveh N'est plus pour moi le trône de l’amour.
Vous avez vü les feux dÉléonote,
‘Je vous apprends ses infidèlités,
Son cœur volage-est plis mobile ehebrè Que le coürant de vos flots argentés.
Vous avez vu les fenx d’Éléonore,
‘Je vous apprénds ses infidélités,
Quand sûr vos bords, elle mé dit, je t'aimi, Avec les vents, s'envole soù ardeur.
Que le zéphir n’emporte-t-il de mêmè ‘Les feux crüels qui dévorent mon cœur!
Quand sur vos. bords elle mè dit, je l'aime, ‘Avec les vents s'envole s5ù ardeur,
e couronne:
Les Souvenirs du Brave, trône,
Air: Du Vieux Sergent.
srile ? En à PER
foi : T'en souviens-tu, disait un Capitaine,
sile, Au Vétéran qui mendiait son pain;
quille Te souviens-tu qu’autrefois dans la plaine Tu détournas un sabre de mon sein:
Sous les drapeaux d’une mère chérie AE nana D Tous deux jadis nous avons combattu, UM EI Je m’en souviens, car je te dois la vie. ... j | Mais toi, soldat, dis-moi, t’en souviens-tu ? (bis)
à ives, Te souviens-tu de ces jours trop rapides Où le Français acquit tant de renom,
amour. à ù itives, Te souviens-tu que sur les Pyramides t jour. Chacun de nous ôsa graver son nom ?
jos rive Malgré les vents, malgré la terre et l’onde amour, L'on vit flotter, après l’avoir vaincu,
Notre étendard sur le berceau du monde, ù, Dis-moi, soldat, dis-moi t’en souviens-tu ? ’éhcoiè Te souviens-tu que les fils d'Italie tés. Ont vainement combattu contre nous ;
Te souviens-tu que les preux d’Ibérie
Devant nos chefs ont plié les genoux ?
Te souvient-il qu'aux champs de l’Allemagne Nos bataillons, arrivant impromptu,
En QUATRE Jours ont fait une campagne.
Dis-moi, soldat, dis-moi t’en souviens-tu ?
je t'aim, r.
hème cœur !
je V'aime,
Te souviens-tu de ces plaines glacées, Où, le Français abordant en vainqueur, K |
Vit sur son front les neiges amassées
Glacer son corps sans refroidir son cœur ?
Ce fut alors qu’au milieu des alarmes,
Nos pleurs coulaient. ...mais notre œil abatiy Brillait encor lorsqu’on courait aux armes ; Dis-moi, soldat, dis-moi t’en souviens-tu ?
Te souvient-il qu’un jour notre patrie Vivante encor... .descendit au cercueil,
Et que l’on vit dans la France flétrie
Les étrangers marcher avec orgueil ?
Garde en ton cœur ce jour pour le maudire, Et quand Bellone enfin aura paru,
Jamais personne ait besoin de te dire :
Dis-moi, soldat, dis-moi t’en souviens-tu ?
Te souviens-tu...., mais ici je m’arrête...
Car je n’ai plus de noble souvenir ; Viens mon ami, viens-t’en dans ma retraite
Attendre en paix un meilleur avenir,
Et si la mort, planant sur ma chaumière, Me rappelait un repos qui m’est dû,
Tu fermeras doucement ma paupière En me disant : Soldat, t’en souviens-tu ?
La Semaine de Latulippe.
Pour commencer la semaine Je m’enive le Lundi; .
Quelque fois je bois sans peine, Mardi, Mercredi, Jeudi ;
Et, quand je suis en haleine, Je bois jusqu’au Samedi.
es O! ma Patrie.
n cœur ?
rimes, L'encens des fleurs embaume cet asyle, re œil abatlulj4 nuit descend à pas silencieux ;
IX armes ; Le lac est pur, l’air est frais et tranquille,
viens-tu ? La paix du soir se répand en ces lieux.
0! ma patrie, O{ mon bonheur !
trie Toujours chérie tu rempliras mon cœur, (bis.) recueil,
trie Venez jouir 6 mes douces compagnes,
eil? Du plus doux soir après le plus beau jour.
le maudire, Efaisons redire à l’écho des montagnes,
À; Ces chants si purs de tendresse et d'amour. dire : O! ma patrie, &c.
Phebé perçant à travers le feuillage, De mon ami m’annonce le retour ; Déjà j'entends au loin du rivage,
Sa douce voix répéter à son tour :
O! ma patrie, &c.