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‘Vit l'enfance du jeune Hermand ; |
Appelle Hermand, il faut partir ;
.Inutiles pleurs et prières, | (ll |
Le gaillard, qui n’est pas bête, Sait profiter des instans ;
Le cœur, les mains et la tête, Tout ça marche (ter.) en même tems.
Lasses de rire et parler, LA Les femmes prêtent l’oreille ; | Lasses de toujours filer, il Déjà ronfle chaque vieille ; jt Si la prudence sommeille (fl Pour le bonheur des amans, | L’amour secrètement veille ; it Tout ça marche ({er) en mème tems.
Le Castel.
Un Castel d’antique structure
Son cœur guidé par la nature, | Aimait Adèle, encore enfant. . (LU Tous deux dans ces lieux solitaires Hi Couluient en paix leurs premiers jours ; ) C’était le tombeau de les pères LA Et le berceau de les amours. (bis.) ()
Mais bientôt la gloire cruelle, | il
Par ses larmes la tendre Adèle, Espère encor le retenir.
Hermand renonce à ses beaux jours ; { N Il fuit le tombeau. de ses pères Et le berceau de ses amours.
Aux combats, trahi par son zèle,
Le brave Hermand est terrassé ; Dans un soupir le nom d’Adèle Echappe à son cœur oppressé.
Ses peines seront moins amères
S'il peut seulement quelques jours .:
Revoir le tombeau de ses pères Et le bercean de ses amours.
Arrivé près de son amie,
Il veut parler, mais c’est en vain, Il veut presser sa main chérie, Il la presse, hélas! et s’éteint.
Adèle ferme ses paupières,
La douleur termine ses jours.
Ainsi le tombeau de leurs pères Fut le tombeau de leurs amours.
Le.Cri de la Vieille Garde.
Is ne sont plus les fils de la victoire,
Mars a trahi leurs efforts et nos vœux, Pleurez Français, l’appui de votre gloire Est descendu dans la tombe avec eux.
À leur valeur l’Anglais rendant hommage, Voulut en vam les soustraire au trépas ; Cambronne a dit en volant au carnage,
La Garde‘meurt, elle ne se rend pas. (bis.)
T'oi qui deux fois leur dus le diadème, Toi qui sans eux eus gémidans les fers ;
N apoléon, à cette heure suprème, Tu ne sçus point partager leurs revers. | | Ils ne sont plus les héros de la France, tait) Et toi, tu fuis au milieu des combats.
, Tu fus donc sourd à ce cri de vaillance, {EU
# La Garde meurt, elle ne se rend pas. | i Des rois ligués ont fait fléchir ta tête, {ll Français, trop fier de les avoir vaincus ; ail | Pour t’affranchir du joug de leur conquête | HAE Tu tenterais des éfforts superflus. il Mais si jamais le jour de la vengeance [le Vient à sonner, magnanimes soldats, . \ Ralliez vous à ce cri de vaillance, La Garde meurt, elle'ne se rend pas.
ann ana Le Trin Trin.
xarde. Ar : J'aime la force dans le vin. | ire, Dans ce monde on aime le bruit, vœux, Mais dans l’espèce l’on diffère, :
e gloire Et chacun préfère celui eux. Qui convient à son caractère.
hommage, Mais moi qui n'aime que le vin, trépas ; Un seul bruit flatte mon oreille, rnage, C’est le trin trin, c’est le trin trin pas. (bis.) De mon verre et de ma bouteille, dème, Pastourelles et pastoureaux es fers ; Aiment tendrement le murmure
RE
Et des zéphirs et es Fujsseaux Qui vont caressant la verduré ; Mais moi, &ce.
Un orchestre a seul des attraits
Pour l’amateur de la musique :
Les fron, fron, fron de vingt archets
Pour lui sont un plaisir, unique. - Mais moi, &c. .
L’attente d’un billet galant
Occupe-t-elle une. fillette ?
Le cœur lui. bat quand elle entend
Le pan, pan, pan de la claquette.
Mais moi, &c.
Pour le guérrier dans les éombats, Tambours, clairons, artillerie, Et des armes tout-le fracas, Voilà la plus belle harmonie.
Mais moi, &c.
AAA AAA AMI AAA VV RAAA VAS VAS LARA AAA AAA Le Vin.et l'Amour.
Amr8, chassons la tristesse, Et tous les noirs souvenirs ; Que la plus vive allégresse Règne ici près des plaisirs !
Que sans'cesse la folie
De nos ans suive le cours!
Sur le-fleuve de la vie Voguons avec les amours.
ssi
Des potentats de la terté Que l’on vante le destin!
Avec l'or ils font la guerre,
Moi la paix avec mon vins -Pour sceptre j’ai ma bouteille ;
Les plaisirs sont mes sujets ; Mon trône est sous une treille, Et ma cave est môn palais.
Puissions nous à cette table
Dans trente ans chanter encor, Et près d’un convive aimable, Oublier le sombre:bord !
Puisse la parque-fatale,
‘“Laissant tourner son fuseau;
De sa demeure infernale Nous voir vider mon caveau.
Dans le jardin de la. vie
Caressons rose jolie,
En ménageant ses couleurs ; Et, sans craindre les, épines, Prenons, au nom du plaisir,
Deux baisers à nos voisines; À compte sur l'avenir.
‘Impromptu.
IL faut vous appeler Julie,
Ce nom nous tire-d’embarras, Il rime trop avec jolie
Cueillons sans cesse des fleurs ;
Pour qu’il ne vous convienne pas.
Cela vous mène à Tout.
Pour qui débute dans le monde,
L'espoir de tout succès se fonde
Sur tel ou tel pauvre moyen Qui ne vous mène à rien.
De ce monde j’ai la science,
Et crois que mon expérience,
Si vous m'écoutez jusqu’au bout, Peut vous mener à tout.
Avocat chargé d’une affaire,
Vous prétendez qu’elle soit claire,
Ou yous l’: accommodez... Eh bien !
Cela ne mène à rien.
Pour ou contre faire un mémoire ;:
Puis, pour égayer Pauditoire,
Diffamer sans choix et sans goût Cela vous mène à tout.”
Employé dans un ministère,
Soir et matin à votre affaire
Travailler comme un galérien, Cela ne mène à rien,
Que femme ou maîtresse jolie,
Du ministre qui vous oublie
Agace innocemment le goût, Cela vous mène à tout.
Parmi les grands le sort vous jette ; ‘ Du peuple fidèle interprète, À {a cour soyez citoyen,
Cela ne mène à rien ;
aire, bien !
Mais courtisan perfide et lâche,
Du prince flattez sans relâche
Chaque caprice, chaque goût Cela vous mène à tout.
Aimer franchement sa patrie, Et pour cette mère chérie Sacrifier son sang, son bien, Cela ne mène à rien.
Selon le parti qui domine, Changer d’habit, de ton, de mine, Se trainer, s’il faut, dans l’éxout, Céla vous mène à tout. :
Enfin dans toutes les carrières Ayez du zèle, des lumières,
De vrais talens, l’amour du bier, Cela ne mène à rien.” | Mais de l’homme ne tenez comrpte, Dénoncez, intriguez sans honte,
Bravez là haine et le dégout, Cela vous mène à tout.
. La Consolation.
Quoique dans le ménage,
Un mari soit souvent
Prêt à faire tapage,
Doux, bizarre et méchant ;
À travers sa colère, | : On a de tems entems, |
Par ci, par là, ma chère, De bons petits imomens.
L'Heureux Rêve. :
Ann : Avec la Pipe de Tabac.
+ Ux soir accablé de tristesse
e me couchai sous un ormehu ; D'un songe alors la douce ivresse , À mes yeux changea tout en beau ; À mes yeux tout était prospère, J'étais favori des amours, | Je possédais le don de plaire, SA Que ne peut-on rêver toujours! (£ér.)
: Je revis le siècle d’Astrée,
a paix régnait.chez les mortels, Toute promesse était sacrée, La justice avait des autels ; On était simple, on était sage On était franc dans ses discours, Un amant n’était point volage, ; Que ne peut-on rêver toujours !
La terre paraissait féconde, N'exigeait plus .de durs travaux ; Ainsi qu’aux premiers jours du monde, Les riches gardaient leurs troupeaux ; Sous des cabanes de feuillage Les humains fixaient leur séjour ; Plus de tyrans. plus d’esclavage, Que ne peut-on rêver toujours !
Mais un bruit semblable au tonnerre Vint me tirer de mon sommeil,
Et cette beauté mensongère S’évanouit à mon réveil.
mes yeux tout était prestige ; Adieu plaisirs, adieu beaux jours, Toùt ce que je revois m'afflige, Que ne peut-on rêver toujours !
Le Vin de Bourgogne.
Le Vin de Bourgogne Met la belle humeur Au cœur, | Pour faire vie bonne RE Faut cette liqueur. . (/in.) D'abord on commence Par un bon repas Bien gras, Puis avec aisance On boit ce jus là.
Le Vin de Bourgogne, &e.
è \ + , ; O nuit{ 6 nuit, protège nos orgies, à Bacchus, Bacchus, daigne nous secourir,
Afin que l’aurore
Le verre à la main
Demain, Nous retrouve encore Chantant ce refrein :
Le Vin de Bourgogne, ke.
La Cousine.
Air : De la Baronne.
Une Cousine, .
Jeune et jolie, est d’un grand prix ; Que ce soit Sophie ou Rosine, T'out bon Cousin doit être épris De sa Cousine.
Pour sa cousine, Qu'on soit doux, aimable, poli, Et, suivant l’ancienne routine, Sans conséquence, on est l'ami, Re sa Cousine.
Une Cousine Est vraiment le bien le plus doux ; Chacun le sait ou le devine ; Ainsi je vous souhaite à tous Une Cougine,