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Avis au Beau Sexe. | Ain: Des Hirondelles : ou Avec ma Pipe dé Tabac.
Jeunes Beautés, qu’Amour enflamme, Jeunes beautés, écoutez-moi :
Craignez d’abandonner votre âme
Au Dieu dont vous suivez la loi.
Source de joie et de tristesse,
C’est un ingrat, c’est un enfant :
11 faut user un peu d’adresse, .
Et l’enchainer en lui cédant,
L’amour pour vous est une affaire 3.
L'amour pour l’homme est un plaisir !
de,
jouche :
| RES Pipe de Tabac.
nflamme,
ame loi.
° Lé
faire ; plaisir !
S'il est jalaux par caractère, Il est volage pat désir.
Imitez le quand il s'envole ; Quand il s’irrite osez le fuir ; Il reviendra chercher lidole, Dès qu’il faudra la conquérir.
Quelque transport qui vous agite, Ne pardonnez qu'avec effort.
Un’pardon accordé trop vite Semble permettre un nouveau toit.
Que le mépris séul vous anime,
Si l’on blésse éntor votre cœur.
Un second outrage est un crime, Un premier peut être une erreur.
Ne pleurez jamais un volage,
Ne cherchez point à l’outrager ;
Ce n’est qu’en montrant du courage, Qu'’une femme doit se venger.
Pourtant évitez le coupable,
Vos feux pourraient se rallumer :
On trouve toujours trop aimable L'homme qu’on doit cesser d'aimer.
Vous-mème, en votre humeur légère, N’élevez point de vains débats, Quand un objet cesse de plaire,
On lui croit des torts qu’il n’a pas. - Le repentir suit les coquettes :
Plus on charge, moins oh:est bien, Restez toujours comme vous êtes ; Aimez:longters, tp rie.
Souvent plus amoureux que tendre, Un amant choque innôcemment ;
11 voit vos pleurs sans les comprendre, Et blesse encore en s’excusant, D'une fausse délicatesse
N'’allez pas alors vous armer, .
Songez qu’un peu de maladresse N'’empêche pas de bien aimer.
Quand du tems la faulx redoutable Viendra moissonner vos attraits, Que votre esprit toujours aimable Fasse oublier votre teint frais.
On attire par la figure,
Mais on conserve par l'esprit ;
Et l'esprit est une parure
Que le tems jamais ne flétrit,
Surtout montrez avec finesse
Cet esprit fait pour engager ; L'homme est injuste en sa faiblesse, Il faut savoir le ménager.
De hui feignez de tout apprendre ; Il aime à montrer son savoir ; :
Vous le verrez d’autent plus tendre, Que vous le ferez plus valoir,
Si la vieillesse enfin vous glace, Sachez renoncer aux amours :
Que l’amitié prenne la place, Embellissez vos derniers jours.
Un vieux et paisible ménage. .
Connait encor quelques douceurs :
L'hiver a des jours sans nuage, Et sous la neige il est des fleurs.
table 8, able À
Le Ménage de Garçon,
Je loge au quatrième étage,
C’est là que finit l’escalier.
Je suis ma femme de ménage,
Mon domestique et mon portier, Quand des créanciers la cohorte,
Au logis sonne à tour de bras,
C’est toujours en ouvrant ma porte, Moi qui dis que je n’y suis pas. (bis.)
De tous mes meubles l’inventaire, T'iendrait ua quarré de papier ; Pourtant je reçois d'ordinaire
Des visites dans mon grenier.
Je mets les gens fort à leur aise ; À la porte un bavard maudit : Tous mes amis sur une chaise ; Et moi je m'assieds sur mon lit,
Gourmands, vous voulez, j’imagine, Pour de moi faire certain cas, Savoir l’état de ma cuisine :
Sachez que je fais trois repas ...
Le déjeuner m'est très facile,
De tous côtés je le reçois ;
Je dine tous les jours en ville,
Et ne soupe jamais chez moi.
Je suis riche, et j'ai pour campagne
Tous lés environs de Paris ;
J'ai mille châteaux en Espagne,
J'ai pour fermiers tous mes amis,
J’ai,;pour faire le petit maiîtré, Sur la place un cabriolet ;
J’ai mon jardin sur ma fenêtre, Et mes rentes dans mon gilet.
Je vois plus d’un millionaire Sur moi s’égayer aujourd’hui, Dans ma richesse imaginaire, Je suis aussi riche que lui,
Car je vis au jour la journée, Lui vante ses deniers comptans, Êt puis, à la fin de l’année, Nous arrivons en même tems.
Un grand homme a dit dans son livre, Que tout est bien, s’il m’en souvient.
Tranquillement laissons-nous vivre, Et ne nous occupons de rien.
Si, pour recréer ce bas monde,
Dieu nous consultait aujourd'hui, Convenons-en tous à la ronde,
Nous ne ferions pus mieux que lui.
RAA AIRIS LAMUU É VAL VAR PARIS VIA VEUVE VUS
Quatrain.
Où l’on me verse du bon vin, Volontiers, je fais longue pause :
Comme les fleurs de mon jardin, Je prends racine où l’on m’arrgse.
)n livre, uvient.
vivre,
ase.
L'Amour Champètre, Air: Vous voulez me faire chanter.
Loin des embarras et du bruit, Nous vivons an village ;
Chacun se plait dans son réduit, C’est un bel avantage ;
Chez nous la paix règne en tout tems, Notre vie est tranquille, k
Et nous goûtons mille agrémens Qu'on ignore à la ville. (bis.)
Suivant le tems et les saisons, Nous courons sur l’herbette ;
Le plus souvent nous y dansons Avec Lise et Annette ; |
Le berger gardant son troupeau, Fait ronfler sa musette,
Des chants retentit le hameau, Et l'écho le répete. (bis.)
Toujours joyeux, toujours contents, Rien ne nous importune ; :
Nous bravons tous les contre-tems De l’injuste fortune ;
Trop occupés de notre état, Nous vivons sans murmure,
Nous fuyons le luxe et l’éclat,
”. Nous suivons ” vature. (bis.) DE |
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Les Adieux de Gonsalve de Cordoue À ZULÉMA.
ROMANCE IMITÉE DE L’EsPAGNoz.
L'Étendard Castitlan à la gloire m'appelle, Adieu ma Zuléma ton amant va partir.
Mais sur son bouclier Gonsalve vient d’unir Au chiffre de son Roi, le chiffre de sa belle. Sous le fer Espagnol, Grenade fléchira !
saisir ses trésors, quand Ferdinand s’apprète,
Dans le palais de l’Alhambra bi
Sois ma seule conquête.
L’habit d’un Menestrel, sa guitare légère ;
Ont conduit dans ces murs Gonsalve impatient.
Bientôt ma Zuléma reverra son amant
Déposer à ses pieds son armure guerrière.
Sous le fer &c. ds
Ce jardin, ces bosquets, -où soupirait ma lyre,
Sauront te rappeler Gonsalve et nos amours.
Moi pour songer à toi, pour ÿ songer toujours
Je n'ai plus que mon cœur, il saurq me suffire. Sous le fer Espagnol, &c.
Du Maure belliqueux déja laigrette brille
Entends-tu le signa, ah ! cache-moi tes pleurs
Vois quelle est ma devise, appaise ta douleur.
Lis ces mots: Zuléma, la Glôtre et'la Castille. Sous le fer Espagrol, &ec.
Cordoue Chant Nocturne d'Alfred Buvez, buvez, en attendant he ces Qu'elle vous trouve au milieu des festina :
à) ts Buvez, buvez, le jour est loin encore, Et les brasiers ne se sont pas éteints.
appelle, | y tir. Chantez, chantez—que votre voix sonore ent dunir Frappe l’écho des rivages lointains : e sa belle. Chantez, chantez, le jour est loin encore, chira ! Et les brasiers ne se sont pas éteints.
» te, ASE | ve FeFP dé Dormez, dormez, jusqu’à la pâle aurore ; bis. Rèvez la gloire et les futurs destins :
Dormez, dormez, le jour est loin encore,
» légère ; Et les brasiers ne, se sont pas éteints.
ve impatient.
mant errière.
AAA VAR AAAR AA NRAAN
Je pense à Toi.
Je pense à toi du mament que Paurore, Sur nos côteaux annonce le soleil,
rait ma lyre, Et c’est pour toi que le jour voit éclore,
os amours.
ger toujours Le premier mot qui nait à mon réveil. ra me suflire. Quand vient la puit ma voix t’appelle encore, | | T'a douce image embellit mon sommeil, Je pense à toi. (bis.) tte brille
noi tes pleurs Je pense à toi, jy pense avec ivresse, » ta douleur.
t'la Castille. Mais loin de toi je m’afflige sans cesse,
Et quand mon oœur.se livre à la tristesse, Pour me.distraire et tromper wma douleur, Je pense à toi.
VAR AAAANRANVE
Tout vient t’offrir à mes yeux, à mon cœur,
Le plaisir même est pour moi sans douceur.
Je pense à toi, pour t’aimer je respire,
Et de mon cœur tu fais le seul désir ;
Je pense 4 toi lorsqu’au tendre sourire
On aperçoit mes lèvres s’entrouvnir,
Et dans mes yeux si par fois on peut lire
Un doux regard d’amour ou de plaisir, Je pense à toi.
VOA VAAANAAANAAE VARR AAA VAR PPS
Chanson Batelière.
Aim: Derrière chez ma tante.
Vive la Canadienne, Vole mon cœur vole, Vive la Canadienne Et ses jolis yeux doux.
Et ses jolis yeux doux : Tous doux, Et ses jolis yeux doux.
Nous la menons aux noces, Vole mon cœur vole,
Nous la menons aux noces
Dans tous ses beaux atours.
: : Dans tous, &ec.
Là nous jasons sans gène, Vole mon cœur vole, Là nous jasons sans gène, Nous nous amusons tous.
Nous nous, &ec.
Nous faisons bonne chère, Vole mon cœur vole, Nous faisons bonne chère,
peut lire
Et nous avons bon goût.
Et nons, &c.
On passe la bouteille, ole mon eœur vole,
On passe 13 bouteille,
On verse tour à teur, On verse, &c.
Et sans perdre la tête, Vole mon cœur vols, Êt saus pendre Jo 4ête, Nous chantons nos amouxs, Nous chantons, &o.
Mais notre joie augmente, Vole mon cœur vole, .
Mais notre joie augmente, Quand nous sommes bien souls.
Quand pous, &e.
Alors toute la terre, Vole mon cœur vole, Alors toute la terre, Nous appartient en tout.
Nous appartient, &e,
Nous nous levons de table, Vole mon cœur vole, Nous nous levons de table Le cœur en amadou.
e cœur, &c.
En danse avec nos blondes, Vole mon cœur vole,
En danse avec nos blondes, Nous sautons en vrais fous.
Nous sautons, &c.
Nous finissons par mettre, Vole mon cœur vole, Nous finissons par mettre Tout sans dessus dessous.
Tout, &e.
Ainsi le tems se passe, Vole mon cœur vole, Ainsi le tems se passe 1] est, ma foi bien doux.
Il est, &c.
La Barque.
MA barque légère Porte mes fuetss; .
L’onde la plus cloire M'offre des projets.
Soudain, quel orage Vient tout menacer!
Ah! ciel quel naufrage Va tout abimer! | Ma barque s'engage
Et s’échappe en débris, L’écho du rivage a a mes:cris, (er.) Colin à la nage
S’unit à mon sert,
Et malgré l’orage
Me conduit au port. (bis.)
PA COPIE 'PPPD rTOPR POP
Le Chant du Départ.
La victoire en chantant nous ouvre la barrière, La Liberté guide nos pas
Et du nord au midi la trompette guerrière A sonné l’heure des combats; Tremblez ennemis de la France, Rois ivres de sang et d’orgueuil ; Le Peuple souverain s’avance T'yrans descendez au cercueil.
La République nous appelle, Sachons vaincre ou sachons périr ; Un Français doit vivre pour elle, Pour elle un Français doit mourir.
De Barra, de Viala, le sort nous fait envie Ils sont morts, mais ils ont vaincu.
Le lâche accablé d’ans, n’a pas connu la vies; Qui MEURT POUR UN PEUPLE A VÉCU !
Vous étiez vaillans, nous le sommes, Liguons-nous contre les tyrans Les Républicains sont des hommes Les esclaves sont des enfans !
La république, &c.
Partez vaillans époux les combats sont vos fêtes, Partez modèles des guerriers; ‘
Nous cueillerons des fleurs pour en ceindre vos Revenez couverts de lauriers s [têtes, Et si le temple de mémoire S’ouvrait à vos mânes vainqueurs, Nos voix chanteront votre gloire Nos flancs porteront vos vengeurs.
La république vous &c. (Sachez &c.)
De nos yeur'inaternels Séchons d'indighes larmes, C’est au lâche à verser des pleurs ; Vous devez friompher quand vous prenez les | [armes Suspendons nos Jâches douleurs.
Nous vous avons donné la vie Français:elle h’est pas à vous ; Tous :vos jours sont à la Patrie Elle est votre mère avant nous. | La république yous &e. (Sachez &c:)
Sur ce fer devant Dieu nous jurons à nos pères À nos épouses, à nos $urs,
À nos Représentars, à nos fils, à n08 mères D'’anéantir les oppresseurs.
En tous lieux, dans la nuit profonde Plongeant l’infâmie Royauté Lies. Français dotineront au monde Æt la paix et la Liberté.
La-Répablique nous appelle Sachons vainère ou sachons périr Un ÆBrançais doit vivre pour elle; Pour elle un Franghis deit mourir.
ighes larmes,
rs ; TABLE ALPHABÉTIQUE.
orenez les [armes MED 2e CET ET SCENE A | Maszz Beauté Pr j'adore... ... dtele cs e our, l’Hymen, l’Intérét, la Folie... .... # | , mes dépens est c'que vous voulez rire ?... 4! | sachez &c.) ah que le sort d'une femme est à plaindre, 5 | | t que de chagrins dans la vie,. ......:.. ‘5 à hos pères Au, pied des murailles d’ a x pi EE Aimables sœurs, entre vous trois, … ....... 6! 5 mères Allons gai; chers camarades. .....:....... | Annette ramenait un soir,—/Mme. Gecrgcon. 6! | fonde Autrelois dans mon village,;— Carnot... .... € 63 Ami lecteur, dans la nâfure,.............. LR | Aux peines de la vie, ST Pre IR Te S4 Au traître Amour je me firais peut-être... . .. 87 | Adieu, tems passé doux printemps,........ 111 | Re . Avec des NT TU PROS SRE TORRES ER 135 on
Ah! que l’amour aurait pour moi de charmes, 139 ||] Allons, enfans de la re . De 140 ELf À la main une bouteille. . ..187
mes leçons, jeunes humains, Lie step te 193 (|| À deux époques de la vie,................ 201 | A table réunis, — Canadienne... So vyés c {|| À mon s’cours, mes enfans,s ............. 211 Amis, chassons la tristesse... ............. 280
Beau-sexe, où tant de grâ:e ne Mirets 116 Latelier, dit Lisette,.. ," ....... des
Buvez ,buvez, &e....................4.: 24]
C’est ‘Caroline... .... ..... CCR OARERERRR, «C’est le cœur même qui prescrit,
“Comme un chien dans un jeu de quille,. .
-Ge que je désire et que j’aime,..…........106 “Combien la nature est féconde, .
‘Charmante amie,.................. Sets #Æomme amans qui s'engagent, —Canadienne,125 “Combien j’ai &c,,— Chateaubriand... .…. ...149 C’est dans tes yeux, belle Eugénie,
«Charmant ruisseau, —G. Lamadelaine,
-Cœurs sensibles, cœurs fidèles... .
«C’est le gros Thomas,
Des Espagnols,— Béranger,. ....... PTS | Déjà la feuille détachée, — Béranger,,
Deux saisons réglent toutes choses,
Descends des cieux, Dieu du verre
Dieu ! tout se gèle sur place, —Simonnin,..
Dans le.siècle où nous vivons,
L'aimer jamais si je fais la folie...
Depuis que pour. nous, &e.——Desaugiers,.. 93 D'’aimer un jour je pris la fantaisie... 96 Doux enfant de | en PORN PES TE Dons un délire exffême,—Ætienne,. …. ......
Depuis que j'ai quitté ces lieux :Dans ce monde tout n'est qu’ivresse,
Du myrte frais et du tendre-olivier,.. ......# Déjà l’on grelotte un reu, | 2 Dans ce monde .on aime le bruit,
ille,.... 74 M SA 106 dde ét 109 Le dE 122
adienne,125 tre ts TE
Lou Eve 163
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Etre chéri d’ane Sylvie, —Pannard,..…..... 5© En tout objet, &c.—C. De Longchamps,. .: 90° Æofin jé connais l'Amérique, — Canadienne,. 123" Écoutez moi, j'ai deux mots à vous dire,....161 Électeurs de ma province, — Béranger,. . .. 165*