SCENE NEUVIEME MLLE ROSE, UN OFFICIER, SOLDATS
(Un officier, suivi de quelques soldats, entre rapidement par le fond.)
L'OFFICIER, jeune, très excité, s'arrétant sur de seuwtl de la chambre
Madame, excusez-nous. Un communard se cache Dans cette rue. Un chef important... Et qu’on sache Qu'il me le faut. Allons, voyons, répondez-nous ! Et si vous le cachez ici, malheur à vous !
Car, dussions-nous fouiller la maison...
MLLE ROSE
Je m'étonne De votre erreur, monsieur. Je ne cache personne. Regardez, s’il vous plaît, où vous êtes,
(L'oficier promène un regard circulaire sur le logis. voit de Crucifix, la Vierge, les tableaux de sainteté ct recule d'un pas, l'air un peu emberrassé.)
Vraiment, Si je puis vous donner quelque renseignement,
Très volontiers. Je suis sans indulgence aucune, Croyez-le bien, pour tous ces gens de la Commune. Si vous prenez cet homme, on vous dira merci.
(En ce moment Jacques Leroux, en soutane, le cha- #'peau romain sur la tête, paraît à la porte de droite, aperçoit le soldat et s'arrête comme pétri-
fié. Mile Rose le montre à l'officier.) J'habite seul avec mon frère que voici.
L'OFFICIER, soulevant son képi à la vue de la soutane
Pardon, monsieur l'abbé. Pardon. madame.
(A ses hommes) En route :
(22 sort avec Les soldats.)