‹ Le paupérisme et les associations de prévoyanceChapitre 192 sur 254 · PARTIE 11, CHAPITRE Vil · texte numérisé non relu

PARTIE 11, CHAPITRE Vil

Saône-et-Loire (71) , la Charente-Inférieure (67) , l'Isère (67) , Seine-et-Oise (56).

Les départements qui contiennent le moins de sociétés de toute nature, sont : la Haute-Marne, la Haute-Loire, la Loire, le Cantal, les Alpes-Maritimes, le Puy-de-Dôme, la Lozère, la Charente, le Vaucluse, la Sarthe et le Morbihan. Depuis 18.52, il y a même eu diminution dans la Haute-Marne, le Tarn et le Vaucluse.

Au 31 décembre 1863 , l'avoir disponible des sociétés (non compris les sommes versées au fonds de retraite) était dans la

Seine de . . .

Bouches-du -Rhône Rhône ....

Isère ....

Gironde . . .

Seine-et-Oise. .

Moselle. . . .

Seine-Inférieure .

Haut-Rhin. . .

10,00>,93l Haute-Garonne . . . 339,394

1,396,702 Nord 326,929

1,382,240 Tarn-el-Garonne . . . 319,673

1,205,314 Tarn 280,668

1,063,485 Ain 273,790

707,123 Landes 223,664

459,170 Bas-Rhin 214,982

488,102 Gers 176,963

396,271 Jura 81,053

A la même époque, le capital des sociétés de la Haute-Loire était de 740 fr., celles de la Haute-Marne de 2,591 fr.

Les Hautes-Alpes, le Cantal, le Cher, la Creuse , le Morbihan avaient moins de 10,000 fr. de capital.

Dans tous les départements, les grandes villes n'ont pas cessé de présenter proportionnellement le plus grand nombre de sociétaires. « Malgré les occasions de dépenses et de dissipations qu'elles offrent, disait, en 1860 , la commission supérieure ^ , malgré la cherté des loyers et des denrées, <( l'ouvrier y acquiert une intelligence plus complète de la prévoyance, de la mutuaUté, de l'association, de la distance qui sépare l'indemnité du secours.

Au commencement de 1860, surune population de 36,039,364 habitants, il y avait, en France, 472,855 personnes appartenant aux sociétés de secours (676,522 au !^' janvier 1864) ; ce qui donnait une proportion de 1 sociétaire sur 76 habitants. A la même époque, les départements où la proportion était la plus forte, étaient :

Rapport pour ISô'J, p. \i.

Haut-Rîhin ^ sociétaire sur 21 habitants.

Gironde 1 ~ ^'^ —

Seine et Tarn-et-Garonne ... 1 — 24 —

Houches-du-Rhône l — -6 —

Haute-Garonne î — 31 —

Isère et Tarn 1 — 33 —

Jura 1 — 34 -

Bas-Rhin 1 — 35

Nord t — 36 —

Rhône 1 — 41 -

Lot-et-Garonne 1 — 53 —

Seine- Inférieure 1 — 60 —

A la fin de 1863, l'Algérie comptait 25 sociétés, comprenant 1,476 membres honoraires et 4,481 membres participants. Le funds de réserve de ces sociétés s'élevait à 73,044. Elles fonctionnent à Alger, Blidah, Douera, Médéah, Tenez , Milianah, à Constantine, Philippeville et la Calle , à Oran , Mostaganem et Tlcmcem. Elles peuvent certainement, si elles reçoivent de l'extension, être spécialement utiles à la fusion des colons et des indigènes :

((Institution sociale, politique et colonisatrice,» disait avec raison VAkbar \ se plaignant de l'apathie des colons à ce sujet.

En Corse, nous ne voyons encore qu'une société figurer au compte-rendu pour 1852. S'il est vrai que les divisions violentes entre les familles y aient à peine cessé et que les préjugés de la vendetta n'y soient encore qu'assoupis, rien assurément , outre les avantages généraux , ne pourrait y exercer une influence spéciale aussi heureuse que les sociétés de secours mutuels ^.

En 1857, sur une population fixe de 11,000 habitants à Ajaccio, 3,142 appartenaient aux confréries. Sur 2,500 ouvriers, plus des deux tiers en faisaient partie. Les cadres de ces confréries seraient pourtant utilisés avec beaucoup de facilités, ce semble, pour les nouvelles sociétés que l'on parviendrait à fonder, en réponse à un besoin peut-être plus profond que partout ailleurs. (( Si tu détestes quelqu'un, dit un vieux pro-

' Du G sciilemhrc 1857.

2 Cette idée a été fortement nii.'^e en himii'rc par une puhlication de M. Louis Nyer, avocat à Ajaccio, dédiée à Daniel Storn : Essai sur les sociétés de secours mutuels en Corse, etpnriiculirrnnpnt d Ajaccio. Marseille, 1857. '

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