‹ Le Pauvre Jacques, comédie-vaudeville en un acteChapitre 12 sur 16 · AMÉLIE, MARCEL · texte numérisé non relu

AMÉLIE, MARCEL

AMÉLIE, en entrant à la cantonnade. C’est bien.... c'est bien, restez là , Anioiiu'.... (6V1/ZS voir Marcel.) 11 vient de soi tir, lu'a-

t-on dit ( Elle regarde autour d'elle avec

attendrissement. ) Oh ! que je 111c doutais

peu ce matin tout ici maintenant

m’intéresse et me touche ( Apercevant

Marcel. ) C’est son ami {.Haut , et avec

bonté.) ÂloDsieur Marcel.

MARCEL, faisant un mouvement à part.

Ouf! voilà le moment du danger.... rien que sa voix., iiic produit un eOet.. {HatU et sans se retourner. ) Madame , j'ai bien l'honneur....

AMÉLIE. Je suis heureuse de me trouver seule iin^ instant avec vous , mousieur Marcel.

MARCEL , à part. Que dit-elle ?... {Haut, et toujours sans se retourner. ) Comment , madame?...

AMÉLIE. J'ai besoin de vous parler de votre ami... de M. Jacques.

MARCEL , se rapprochant d* Amélie. De Jacques?... quel intérêt?.... peu importe, madame... je suis prêt à vous répondre.

AMÉLIE. Une affaire m’amène auprès de lui... ce que je dois lui dire exige de sa part du calme et de la résignation ; et dans l'état où il sc trouve, n'cst-il pas à a’aindre qu’une secousse, qu’une nouvelle imprévue, par exemple n'agissc

violemment sur sa raison.

MARCEL. Pourquoi cette question, madame?

(Il rcgurde Amélie et déiournc vivemcDt les yeux.

Même jeu jusqu'à U ha de la scène.)

AMÉLIE. Je ne puis m’expliquer davan tage mais votre attachement pour le

LE MAGASIN THEATEAL.

yietix Jacques m’est un sàr {'arant de l’intérêt que vous devez prendre à mes questions.

MARCEL. Eh bien ! madame., il est vrai que rétal de mon pauvre ami cxif»e de grauds inéiiagcmcns , et cela peut- il être autrement... à son âge, sans ressourec.s....

réduit à des privniioiis continuelles.

AMÉLIE. Comment ?

MARCEL. Sans doute... les forces s’épuisent, les facultés s’éteignent, cette énergie qui soutient riiumme dans la misère disparait , voyez-vous... lorsque le besoin se fait trop vivement sentir.

AMÉLIE , t>iVcmc/i/. Que dites-vous?

votre ami se trouvcrail-il dans une position aussi alTi eusc?

MARCEL. Hélas! madame... aujourd’Iiui même encore... ]

AMÉLIE, tiiuis h plus granfic ngiiatwn, , Il se }>cul! {Appelant ttit dehars.) Antoine..

Antoine...

(Aoloine p»ratt , eile lui éonne tout liîts quelques ordre», il sort prrcipiiaaunem.)

MARCEL, ù pû'Y. Que fait-elle?

AMÉLIE. Rassurez-vous, monsieur, je viens de donner des ordres...

MARCEL, C’est bien bon à vou.s, madame. .

mais j’aurais pu mo't-inéme,... car, Dieu

merci on a des res.sources.... on a des

ressources.

AMÉLIE , a<^cc amc. Ah ! oui , monsieur Marcel... on ne peut pas douter de vous.,, de votre amitié.... lorsqu’on connaît votre noble conduite envers un malheureux.. .,

MARCEL, tout tiuuhiè. ^la conduite!....

par exemple!... ma conduite... (// va pour ta regarder y et se retuu‘ ne vivement. ) N estelle pas toute simple , toute naUirelle? ( A part. ) C’est-à-dire qu'il y a dans cette femme-là... de la fascination.... de la magie encore un mot, et je ne partirai

pas.

AMÉLIE, à pari. Qu’a-t-il donc? quel air cinhaimssé?

MARCEL , à pari. Courons chercher mes papiers... courons cliez le capitaine... courons jeter mon argent à ce misérable Bernard.... (A Amélie.) Madame, daignez me

pardonner une .affaire importante me

force de voiisquiltcr.. daignez m’excuser,.

( Ici on rntend la ritournelle de t air suivant.) J’entends mon ami Jacques , je crois. ( U ça écoairr.) Oui, c’est bien lui..... je vous

laisse enseinide ( A part. ) Comment

l’éviter?.. {Désignant la porte à diMite.) Ah ! par cette sortie.

(11 tort brusqucmeol par la droite , eu ialiiant de cdte et laDS regarder.)

oooeooeeeeeeeoeoaeoeoaeeeeeo aw i w ee M aRaBR i

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