ANNÉE. T
oh! maisfoii à lier! .. Je ferais dix lieues à jeun pour .assister à un concert.,, et j*ai la faiblesse de croire que j*y fais ma paw tie avec quelque agrément , jouant avec familiarité de tous les instnimens à vent.
AMÉLIE. Je sais , monsieur , que nous vous sommes redevabIc'S d’une foule de romances délicieuses... et celle d’hier..
BERNARD, ooec snffuance. Oh! vous voulez parler de ma romance /fur.
bleus,,. Quand vous connaîtrez mes Che~>
veu.T noirs, vous me jugerez mieux
c’est ma romance favorite!.... Quelques personnes pourtant lui préfèrent ma Bar^ que fTautr.., Voilà quinze ans que je me livre à la composition.... mais j’ai la fatuité d’enfanter mieux que des romanct's.
Je ne m’occupe de ces niaiseries , que pour peupler les pianos des dames de Marseille.
AMÉLIE. Vos roinance.s vont plus loin, monsieur ; car elles $c vendent dans toute rilalie.
BERNARD. En vérité ! Eh! quoi....* le nom de Bernard voyagerait sur la terre classique de la iniisique? Que d'hon-
neur!.... Ah! comment avez-vous pu belle dame , abandonner ce beau sol ^ m.
*“■ • LE PAUVIB
ma maUresse à $c 6xer dans ccUc mai* son.
AMÉLIE , ol/unt près tVAnioinr. Alors , Antoine , entendez-vous avec monsieur pour votre logement, et ce sera une af* faire terminée.
HERNAiiD. Si vous voulez voir le logement du poète ?
AMÉLIE. Antoine vous dira s’il lui convient.
ANTOINE. Oli î mon Dieu î ce n’est pas la peine; je serai toujours bien. (Bas à D’ailleurs , madame, j’ai besoin de vous parler.
AMÉLIE, Las à Antoine, Aurais-tu découvert quelque chose ?
ANTOINE, las. Je l’espère.. .. Venez....
Je vais vous conter cela.
AMÉLIE, las. Oh! à l’instant... (Haut.) Monsieur Bernard, je loue votre appartement : avant peu je viendrai en prendre possession.
BEANARD. Belle dame, je suis ravi d’avoir dans ma m.*iison une personne dont le rang , la beauté , le talent musical. ..
AMELIE. Pardonnez.... Une affaire très importante m’occupe en ce moment., partons , Antoine.