‹ Le pavé, comédie en un acteChapitre 16 sur 79 · SCÈNE HriTIÈIIK · texte numérisé non relu

SCÈNE HriTIÈIIK

COQURRRT. qui Apporte la Tnt« K \e% pantoafles.

Ne me gronde pas, Louise, ce n'est pas ma faute, je ne pouvais pas trouver les pantoufles, je n'en trouvais qu'une. C'est les rats qui avaient promené l'autre jusque dans le colidor ! Daral c'est la faute à monsieur! Il ne veut pas souffrir les chats dans la maison, depuis ce gros matou qui t'avait mis le bras tout en sang, mêmemenf que monsieur en était sens dessus dessous, et que...

LOUISE

Cours donc le servir, bavard! il est en train de déjeuner! m'entends-tu? A qui est-ce que je parle?

COQVEBET.

Eh bien ! qu'est-ce que je fais? J'y cours! n rient à ramt-Mène »

droite.'

LOUISE

Drôle de manière de courir !

COQUERET.

Nais écoute un mot, Louise ! Tas pas voulu écouter dans le pré ce que je roulais te dire. Tu m'as renvoyé très-durement. Faut m" entendre ici !

LOUISE, Tenant à lui.

Non! nous n'avons pas le temps.

COQUERET.

C'est le temps qu'il faut prendre : monsieur vient d'arriver, il est de bonne humeur, je vas lui dire ça tout chaud.

LOUISE

Comment? quoi? qu'est-ce que lu veux lui dire?

Je lui dirai que je t'aime ! que je suis affolé de toi ! que j'en deviens imbécile!

LOUISE

•'»ui. p>^)ip dp lui dire ça. si tu veux qu'il t'envoie promener!

COQUERET.

Ça ne fait rien, ça sera dit et si tu veux dire comme moi...

LOUISE

En voilà assez ! Je t'ai dit que ça ne se pouvait pas, que je ne me voulais point marier de sitôt, et qu'il n'y fallait point du tout penser. Ne me parle donc plus de ça, je te le défends! (coqueret,

qui a mis In veste et les pantoufles sur une chaise, s'assied dessus avee désespoir et se met î» pleurer, la tête dans ses mains. Louise le regarde un instant, se détourne et se cache pour pleurer aussi. — On entend sonner. ) MonsieUT SOnne !

Allons, va!

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