‹ Le Pays BasqueChapitre 21 sur 152 · ACTE TROISIÈME SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME SCÈNE I

Hassan, cet infâme intrigant qui a poussé Ainbrou à enlever Marie , mais qui craint de se trouver lui-même compromis , vient dénoncer à Abd-el-Rahman les projets du prince de Fez. Le calife ne peut le croire; il ordonue à Santarin de lui amener Ainbrou. Le jeune prince, à la vue d' Abd-el-Rahman, sent son cœur défaillir ; son crime est écrit sur son front. Le calife s'adresse à lui en ces termes :

Non, tu n'es point le tils du généreux Abdallah, mais plutôt un serpent que le désert de Sahara a vomi. Non, jamais Abdallah n'eut un pareil fils *.

Dans une tirade magnifique, Abd-el-Rahman remue toutes les passions ; il fait passer le bouleversement de son âme dans celle de l'auditoire. On voit un jeune et brave prince, un instant égaré par l'amour, sur le point de devenir la victime de la fureur jalouse d' Abd-el-Rahman. La colère de ce calife, la cruauté qui lui vient de ses mœurs, heurtent en lui sa générosité naturelle, le souvenir d'une vieille amitié, celui de services récents; c'est un combat qui fait craindre, qui touche, qui effraie, qui ravit. Abd-el- Rahman termine ainsi :

Fuis loin de moi , pour que l'on ne puisse dire que je me suis baigné dans le sang d'un ami. Sans doute que ton père ne se réjouira pas de ce que j'épargne aujourd'hui la vie à un traître *.

Khan, bi, Abdala bixarroaren semé, Bainan bai Zabari-nortaco tombait suge Ex die Abdalac izin horrelaeo aemerie.

Hahil nitranic urnm. ti drzan nihorc orran

LE PATS BASQUE .

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