‹ Le Pays de Waas préhistoriqueChapitre 35 sur 67 · Ibidem · texte numérisé non relu

Ibidem

dans les Bulletins de T Académie royale de Belgique. « Si nous en jugeons d’après les espèces vivantes, et particulièrement d’après les thons et les thyrsites, ce poisson ne devait pas atteindre moins de 2 mètres de longueur, et, comme l’indiquent la forme et la force des dents, le scombérodon devait être un hôte redoutable dans celte mer rupelienne » b M. le professeur Capellini de Bologne est d’avis que ce scombérodon Dumontii est le représentant belge du sphyrænodus Bottii, poisson formidable, dont un inter-maxillaire et un maxillaire inférieur, garnis de leurs dents, ont été trouvés dans la roche de Lecce, ville italienne située dans la Terre d’Otrante 1 2 * 4.

Pelamys robusta. — « Nous possédons de ce poisson un grand fragment de maxillaire inférieur et un bon nombre de vertèbres. Le maxillaire est caractérisé par les alvéoles dentaires qui ressemblent complètement à celles de l’espèce vivant sur la côte de Bretagne, mais les dents elles-mêmes sont toutes brisées. Les vertèbres caudales sont facilement reconnaissables à leur forme carrée et à leurs apophyses supérieures et inférieures, qui, au lieu de s’ériger, recouvrent le corps de la vertèbre suivante et lui ôtent tout mouvement vertical. Il n’y a que le mouvement latéral qui reste possible » 5.

Carcharodon megalodon. — Des dents de cette espèce ont été exhumées du crag à Saint-Nicolas et des couches les plus superficielles de l’argile à Rupelmonde et à Basele. En 1871, le capitaine Le Hon espérait rétablir la gueule entière de ce colosse redoutable qui dévastait les mers pliocènes : « j’ai déjà une grande partie des mâchoires — dit-il — lesquelles, supposées ouvertes dans un plan, n’ont pas moins de 4m,60 ou environ 14 pieds de circonférence » b « Le carcharodon megalodon — dit, à son tour, le professeur Van Beneden — ne devait pas avoir moins de 70 pieds de longueur. Le produit de plusieurs bateaux de pêche ne suffirait pas à un repas ordinaire de ces monstrueux requins » 5.

1 . Becherches sur quelques poissons fossiles (le Belgique, notice déjà citée de M. Van Beneden.

2. « Anche lo Scombérodon Dumontii di Van Beneden, trovalo net miocene del Belgio e precisamcnte ncll’ argilla rupeliana, parmi si debba considerare corne il rappresentanle belga del formidabile pesce délia pielra leccese ». (Délia pietra leccese e di alcuni suoi fossili. Mernoria del Prof. Comni. Giovanni Capellini. Estralto dalla Sérié III , Tomo IX. delle Memoric dell’ Aceademia délié Scienze dell' Instituto di Bologna. Letta nella Sessione del 21 Marzo 1878, p. 2G).

s. Berherches sur quelques poissons fossiles de Belgique, notice déjà citée de M. Van Beneden.

4. Préliminaires d’un mémoire sur les poissons tertiaires de Belgique, par U. Le Hon, p. 4.

8. Ossements fossiles découverts à Saint-Nicolas en 1839 , rapport déjà cité de M. Van Beneden.

Notidanus primigenius. — Cette espèce est commune aux deux terrains pliocène et miocène '. « C’est le genre le plus remarquable, qui a, du reste, été reconnu depuis longtemps dans l’argile rupelienne, et dont les dents sont si singulièrement conformées. Dans nos mers , il n’existe plus de représentant de ce gigantesque plagiostome. Outre des dents, M. Van Raemdonck a recueilli également des débris de vertèbres de ce poisson » 1 2.

Lamna (Odontaspis) vorax. — « Le genre lamna, qui a une espèce dans la mer du Nord, que nos pêcheurs connaissent sous le nom de latour, est représenté par des dents et surtout par des vertèbres, le plus souvent isolées mais très reconnaissables. M. Van Raemdonck — continue M. Van Beneden — a mis tt notre disposition une colonne vertébrale presque complète, qui a parfaitement conservé tous ses caractères » 3 4. « Cette espèce a une grande analogie avec l’odontaspis ferox actuel, dont elle diffère par la courbure, plus prononcée vers l’arrière, des dents de la région moyenne supérieure. Les dents portent des dentelons doubles ou multiples de chaque côté, sauf les antérieures, qui n’ont qu’un dentelon latéral accouplé souvent à un second petit dentelon rudimentaire » *.

Oxyrhina Benedenii. — Cette espèce se distingue par des dents d’une épaisseur énorme. « Le collet de la dent est très-large, et l’empreinte gencivale fort prononcée comme dans toutes les dents :'i racine épaisse. La couronne s’incurve plus ou moins, et des dents courbes et crochues, ayant les mêmes caractères, me paraissent avoir appartenu au même animal » s.

Oxyrhina gracilis. — « Elégante espèce nouvelle d’oxyrhine dont quelques spécimens remaniés ont été recueillis dans les couches pliocènes. Les dents ont presque toujours une direction plus ou moins oblique et onduleuse. Les bords de la couronne , très-tranchants , s’etfacent en approchant de la racine, qui est très épaisse et dont les lobes sont profondément séparés et souvent inégaux. Le collet est nettement dessiné et d’égale largeur dans toute son étendue. L’empreinte gencivale détermine la fuite en arrière de la face externe de la racine

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