LE PAYS DES ÀMOUBS
nia robe de noces demain, mais comme je serai à Amiens, demain, je vicnsccsoir, accompagnée de mon bel oncle...
ROSE
La robe n’est pas finie, Mademoiselle; elle est assez avancée pourtant pour que vous puissiez l’essayer.
RIGANDARD, à part. — Il n'a cessé de regarder Rose.
Berthoud avait raison, cette grisette est vraiment jolie!
HATA LIE
Mon oncle Aimé!
R IGANDARD.
Ma nièce chérie’?
NATALIE, montrant la petite porte de droite.
Faites-moi donc le plaisir d’entrer là, pendant que j’essayerai ma robe.
ROSE
Mais c’est que là, Mademoiselle, c’est une armoire ; si plutôt Monsieur voulait passer sur la terrasse?..
RIGANDARD, près de la petite toilette de Rose, débouchant un flacon.
Eh ! eh! elle a d’excellente eau de Cologne, la couturière !..
(il s’en verse dans son foulard.)
NATALIE, se levant.
Allons, bel oncle !
RIGANDARD.
Me Voici ! nièce chérie... (il passe sur la terrasse, Rose ferme la fenêtre.)
Vraiment, Mademoiselle, vous embaumez comme un vrai bouquet!
NATALIE, étant sa robe.
Mais non ! ce n’est pas moi : c’est mon oncle, une parfumerie vivante ! c’est le sachet de la maison ! Allons...
RIGANDARD, sur la terrasse en allumant une cigarette.
Jolie, cette petite coulurièrel formellement jolie! Elle me rappelle ma caissière quand je fondai l’association de la Sécurité Conjugale.
* Rig. Rose, Nat.