SCÈNE V
STÉVENS et JONAS, entrant parle fond à droite, puis ROSE.
JONAS
Je vçus jure, monsieur le baron, que je ne comprends pas une virgule aux finesses de votre conversation.
STÉVENS.
Eh bien ! puisqu’avec vous il faut déchirer toutes les voiles... Tenez... (Le tournant rers le fond.) Cette jdame qui danse avec ce Monsieur qu’on m’a présenté en même temps que vous...
JONAS
Madame la baronne...
STÉVENS.
Osez dire que ce n’est pas vous qui l'avez détournée jadis du sentier de la vertu?
JONAS, stupéfait et s’écriant.
Moi?., jadis !..moil..
STÉVENS.
Pas d’éclat!... elle me l’a avoué.
ION AS
La baronne ?
STÉVENS.
Oui.
J O N A S; à part.
Dans quelle intention?.. Elle est jolie!., mais... (Haut.) Tenez, Monsieur, je peux vous dire ça, à vous, je suis amoureux, et c’est pour la première fois; oui, d’une toute petite lentille...
Je ne sais plus qui (je ne sais plus où, je ne sais plus quand) a donné je ne sais plus quoi pour un plat de ce légume... Moi, je donnerais pour cette seule lentille...
STÉVENS.
Eli! Monsieur, H n’est pas du tout question de lentilles, c’est en vain qfrc vous voulez délourner la conversation; et tenez... je peux vous dire ça, il vous, dans ma position, j’ai vraiment besoin d’un duel. Quand j’aurai massacré quelque... illusion comme vous, on n’osera plus tant saluer la baronne... Vous, vous êtes bien mou affaire... et puisque c’est vous, elle me l’a avoué, qui...
JONAS
Ah jjà! Monsieur !..
STÉVENS.
Pas d’éclat!..
STÉVENS, continuant.
C’est vous qui avez plongé son innocence dans l’abîme • d’où j’ai osé la tirer, heureusement pour elle...
JONAS
Mais, Monsieur, encore une fois, vous me forcez à un aveu qui serait la gloire d’une rosière...
STÉVENS, après une pause, appuyant.
Heureusement pour elle !
JONAS, de même.
La gloire d’une rosière !..
STÉVENS, reprenant.
C’est vous qui tomberez sous mes coaps 1
JONAS, à part, passant à gauche*.
Quel sauvage que cet homme-là !
STÉVENS, revenant à lui.
Maintenant que vous m’avez compris...
* Jon. Stév.