ACTE IV, SCÈNE VII
J 0 N AS, rentrant par te fond à gauche, à part*.
Bon ! j’aperçois cet excellent Rigandard ! (il va pour aller i Rigandard, Stévens l’arrête.)
STÉ VERS, bas à Jouas.
Ah! vous voici!., nous nous battrons au pistolet.
JONAS, bas.
Mais non, Monsieur !..
STÉVENS, bas.
Pas d’éclat !..
JONAS, bas, exapéré.
Eh bien ! soit!., il y aura du sang répandu !.. (Haut, allant à la table de jeu.) Je fais vingt francs!., (a part.) Ah ! je ne m’amuse plus du tout!.. (Stévens apercevant Victor Denis dans le salon du fond, cour i lui. — Ils causent tout bas pendant ce qui suit.)
THÉO, entrant par le fond à droite et venant derrière le canapé sur lequel est assis Valentin, bas’*. ,
Eh bien! tu as dansé avec la baronne, toi !.. tu lui as chanté la chanson du: « Souvenez-vous ! .. »
VALENTIN
Oui, Théo!., mais qu’est-ce que ça te fait?
Oh ! mon Dieu ! pas grand’chose. au fond ! mais il y a tant de couplets à ta chanson que... ça m’inquiète...
VALENTIN
Comment ?
THÉO, baissant la voix.
Voyons, Valentin, regarde-moi un peu-en face... est-ce que... avant la journée d’hier... tu connaissais madame Victor Denis ?...
VICTOR, qui vient d'entrer par le fond i droite, avec Stévens, s’arrêtant
et à part**’.
Ma femme ! (il écoute.)
VALENTIN, embarrassé.
Moi?., je... non, Théo.
THÉO, bas.
Ce non-là ne me plaît guère!.. Écoute, mon ami, j’aime ce ménage-là, moi !.. et j’ai vu hier... quelque chose qui peut
* Rig. Jon. Stév. Val.
*’.Rig. Jon. Théo, Val.
*** Rig. Jon. Stév. Vîg. Théo, Val.
m’inquiéter... rassure- moi, dis-moi qu’il n’y a rien que d’avouable entre toi et Louise...
STÉVENS, voulant entraîner Victor.
Venez, Denis, venez !..
V J CTO R, Je retenant.
Non... restez !.. (ta musique se fait entendre. — Les invités entrent et garnissent le salon du fond. — Un quadrille se forme pt commence.
VALjEftTlS-
Rien, mon bon Théo, rien.
THÉO
En pareil cas, Valentin, on donne sa parole d’bopneuf. valentjn.
Tu peur bien tpe croire sans cela...
THÉO
Oui, mais pourquoi hésites-tu?..
VALENT) B, plus haut et $e levant.
Eh I mon cher, tu en demandes trop, à la fin |.,
VICTOR, s’approchant *.
Je veux pourtant plus ençore, moi, Monsieur car dans ce que vous venez de donner à croire, vous avez menti !.. (qb se lève, on s’approche.) et je vous somme de le déclarer devant tous ceux qui ont pu vous entendre... ou de me nommer vos témoios !
(Juliette et Rose sortent de ia chambre de droite et se tiennent à l’écart (014 effrayées. — Le reste de la scène se joue à demi voix.)
J ON AS, à part.
Une affaire ! lui aussi I.. (il passe près de Vatentin.)
RIGANDARD, à part**.
Ventre-de-lion 1 je serai le témoin de mon neveu ça le posera !.. (il remonte et passe à droite près de Jonas ; ils se tiennent au deuxième
plan.),
ROSE, à part.
Ah ! mon Dieu !
VALENTIN, à Victor.
Ma foi, Monsieur, vous êtes. embarrassant!.. Si vous m'eussiez demandé tout bas ce que vous me demandez là... si haut!., je ne sais trop ce que je vous aurais répondu... mais déclarer que j’ai menti, moi, à qui vous avez dit hier que vous étiez for) à toutes armes... c’est plus difficile!
* Rig. Jon. Stév. Vie. Théo, Val.
** Rig. Stév. Vie. Théo, Val. Jon. Jul.Rose.