LA GARDEUSE D’OURS, LE SAPEUR
LA QAnDEUSE d’oURS.
Tiens ! le Sapeur !
LE SAPEUR, à la porte.
Vous n’avez besoin de rien, jeune fille ?
LA GARDEUSE d'ovRS.
Non. Mais pourquoi me demandez-vous ça tous les mr tin»?
LE SAPEUR
Pour le savoir.
LA GARDEUSE D’OURS
Ça vous intéresse donc?
LE SAPBÜR.
Enormément. Voilà dix-sept ans que j’ai quitté mon régiment pour veiller sur vous dans la montagne.
LA GAHDEÜSE d’oURS.
Avec vol’ hache ?
LE SAPEUR
Elle ne me quitte jamais.
LA GARDEUSE D’OURS
Mais à cause donc que vous veillez sur moi ?
LE SAPEUR
Je ne puis vous le dire.
LA GARDEUSE d’oüRB.
Alors inutile que j’ vous 1’ demande. ‘
LE SAPEUR, k part.
Fatal secret! Cachons- lui que je suis son père 1
. Il disparait.
LA GARDEUSE d’oUBS, tenle.
•• Quel peut être ce sapeur mystérieux ?... (ici l’orchestra reprend l'air des fraises, et l’ours réparait arec des fraises dans an petit panier.) Ab t v’Ià Mouton ! (L’ours s'approche et lui présente le panier en pliant rn genon.) Et avec des fraises, ma foi I...
Air : C'esl drôle tout d'même.
Comme il m’aime et comme il m’ dorlotte 1 11 a choisi, qui le croirait?
Dans son instinct et sn jugeotte.
Les plus belles de la forêt.
Vraiment, ma surprise est extrême,
Penser que cet ours, à ma voix,
Va cueillir des frais’s dans le bois {bis).
J’y comprends rien (bis). Ohl ohl c’est drôl’ tout d' môme!
Goûtant les fraises.
C’est qu’elles sont délicieuses!... (L’ours se frotte les pattes d» contentement.) MerCt, Mouton !... Vite, déjeunons 1
Elle s’assied et se met k manger. Belbonla parait an fond.