‹ Le pays des chansonnettes vaudeville en deux actesChapitre 22 sur 40 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Les Mêmes, LA GARDEUSE D’OURS, vAtne én nltuie «liotro* daite par LA BELLE POLOiNAlSE.

CBOEUR.

Ain : Barbe-Bleue ,

Qu’elle est belle, (trait fois.)

La sultane nouvelle!

Klle est digne vraiment,

' Par s m air ravissant.

De notre grand fiultan.

Qu'elle est belle 1 etc.

LA BELLE POLONAISE, k part.

Et être forcé de la présenter moi-même I quelle humiliation!

LA 6ARDECSB d’oURS, k part.

Ce vilain magot qui m’a fait enleverl... Mais n’ayons pas l’air... je trouverai bien moyen de filer!

BELBOULA, k la Gardease d’oars.

Approchez, ma belle enfant! ne tremblez pas ainsi, comme la feuille qui frissonne au vent d’orage!

LE BEAU NICOLAS

Pas mal!

BELBOULA, loi donnant nne poignée de main.

Merci I

LE BEAU NICOLAS

N’y a pas de quoi.

LA GARDEUSE d’oURS.

Dame! c’est que je suis tout étonnée, moi, de me trouver dans uti beau palais.

BELBOULA.

Ce palais est le lien, enfant, (a part.) Je crois le moment venu de lui jeter le mouchoir, (ii cherciia dan« Mtjiocbof.) Allons, boni... v’iè que j’ai oublié mon mouchoir l C’eit-y bétel Beau Nicolas, as-tu un mouchoir ë me prêter?

LE BEAU NICOLAS

Oui... vous me le rendrez?

Il lui offre nn moachoir k carreanx.

BELBOULA.

Ton mouchoir n’est pas d’ordonnance... Ah! J’ai retronvé le mien. Petite, attention ! (ii jette un mooehoir.) Bamasse-le!

LA GARDEUSE D’OURS

Vous me donnez encore un mouchoir?

BELBOULA.

Oui.

LA GARDEUSE d’oURS.

Pourquoi?

BELBOULA^ à part.

Elle l’ignore I touchante naïveté !

LA VÉNUS, aoi aotrei.

Oh 1 elle pose!

LA BELLE POLONAISE, à part.

Ohl je la hais, cette petite !

BELBOULA, arec émotioa.

Comment, tu ignores pourquoi je te jette ce mouchoir?

LA GARDEUSE d’oURS.

Oh I non I

Elle se monche.

BELBOULA, à part.

Elle se mouche ! O vertu, tu n’es donc pas un vain mol! LA GARDEUSE d’ouBS.

Je peux t’y le garder, monsieur le sultan?

BELBOULA.

Oui!

LA BELLE POLONAISE, bas à roreille da saltan.

Belboula! vous n’êtes qu’un affreux gredin I ,'belboula.

Vous, faites-moi le plaisir de me donner la paixl

LA BELLE POLONAISE, tonjonrs bas.

Un grand filou t

BELBOULA.

Si vous m’ennuyez, je vous fais poignarder! je fais descendre Pie‘d-qui-r’mue, mon bourreau ordinaire, et il vous poignardera. Ne faites pas la maligne, chère amie... ne m’ennuyez pas!... On ma rasé ce matin!...

LA BELLE POLONAISE, à part.

Obi dissimulons!

BELBOULA.

Écoule, jeune fille, tu vas rester ici; moi je passe dans mon buen-retiro. Quand tu entendras sonner... tin lin, tin tin... tu viendras. Tu m’as compris?

Noü!

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