‹ Le pays des chansonnettes vaudeville en deux actesChapitre 9 sur 40 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

LA GARDEUSE D’OURS, et son troupeau.

LA GARDEUSE d’odrs, sur la montagne.

Atu de la Gardeuse d'ours.

Je gard’ les ours dans la mon^ne,

Mes seuls cumpagnons les voici ;

Je suis leur unique compagne.

Us m’aimeni, je les aime aussi.

Orpheline de ce village,

J’ les conduis avec mon bâton.

Leurs plaisirs purs sont de mon âge,

Avec eux, j’ joue à saut’ mouton.

Tro loi di 0 do ï do,

Ahl

En chantant, elle a descendu la montagne, toujours eotoorée de ses ours, pull, s’arrêtant à la porte de la cabane, elle leur dit.

Allez, mes amis... allez brouter l’herbe tendre... et prélérez-la toujours à la chair plus substantielle des voyageurs que vous pourriez rencontrer I (Les ours s’éloignout b l’exeeiilioa d’un seul qui reste près d’elle.) Viens, MoutonI viens, mon bibü... (Entrant avec lui dauj la cabane et le caressaut.) T’es mon préféré, toi... mon ours favori... (L’ours sebabuco arec satisraction, puis il courba le dos.) lleiii ? .. quoi?... Tu voudrais jouer à?... (L’ours fait nn signe de tète aflirmatir et so mol'à quatre pattes. La jouue fille va pour prendre son élan et s’arrête.) Ah ! ben non !... j’ SUiS trop lali— guée... na !... (L’ours se redresse, va prendre un escabeau et l’apporte.)

EsUil gentil!... et intelligent! Iid’vine,-il prévient mes moindres désirs... Ah! les ours valent mieux que les hommes !

Air précédent.

Libre d’vant lui je babille;

Sans plus d’ crainte que d’vanl mon miroir, h’vant lui le matin je m’habille,

Et je m’ déshabille le soir.

11 est doux, plein d’obéissance.

Partout il ni’suit comme un carlin;

Je chante, et quand je chante, il danse.

En me souriant d’un air câlin.

Tro loi di o loi do.

Ah!

Sur le refrain l’ours s’utl mis b danser, — le regardant.

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