‹ Le pays du soleil de minuitChapitre 93 sur 147 · DÉLIVRANCE DES GRADES AUX ÉTUDIANTS · texte numérisé non relu

DÉLIVRANCE DES GRADES AUX ÉTUDIANTS

et se cloiiiient loulcs les peines possibles pendant les répétitions. Quand ils emrnt tini, le elianeelier apparul el leur tint une allucution, après laquelle les étudiants, au lieu de se disperser, continuèrent de chanter en pacnurant les rues, jusqu'à la résidence d'un de leurs professeurs favoris, lequel, à ce que je crois, était cette année-là, recteur de l'Université et gradué depuis cinquante ans. La même foule les suivil. Ils eiilDunéienl un autre chœur, parcourant encore les rues, et enfin se dispersèrent.

Cette nuit et les deux suivantes je pus à peine dormir. Dans mon hôtel — heureusement ou malheureusement — étaient descendues les sœurs, cousines ou bien-aimèes des étudiants, et, avant trois heures du matin, il me fut impossible de fermer l'œil. Des groupes d'étudianis vinrent successivement chanter leurs mélodies sous les fenêtres de leurs belles. A peine une bande avait-elle fini, qu'une autre arrivait, et les plus magnifiques voix résonnaient dans h; silence de la nuit. Les beautés suédoises n'eurent pas un moment de tranquillité; car chacune dut mettre une lumière à sa fenêtre pour prouver qu'elle était éveillée et (pi'ellc enlemlail la sérénade tlonnée en son honneur. Cette ancienne coutume semblait faire la joie des étudiants, et les jeunes lilles ne la dédaignaient évidemment pas.

Voici deux spécimens de ces chants :

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