CRÉBILLON LE PÈRE
<r MONSIEUR CRÉBILLON, de l' académie Françoise, dans son cabinet,
APPUYÉ SUR. UN FAUTEUIL j>
[Voir texte, p. 70]
Peinture. — Toile. — H. 1.46 ; L. 1.08. (Voir plus bas l'historique du tableau.)
Prosper Jolyot de Crébillon, le célèbre auteur de nombreuses tragédies qui connurent de grands succès (1674-1762).
Gravé par Balechou deux fois : a) A mi-jambes, de trois-quarts à gauche. H. 0.50; L. 0.363. Au bas : Prosper Jolyot de Crébillon || de l'Académie française, né à Dijon || le ij janvier 16J4. A gauche: Peint par Aved, peintre du R^y en 1746. A droite : Gravé par Balechou en ly^i (voir J. Belleudy, J.-J. Balechou, n° 8). C'est cette gravure que nous reproduisons ci-contre. — b) En buste. H. 0.195; L. 0,137, dans une bordure ovale de 0.123 ^^^ 0.103. Au bas, dans un cartouche : Prosper Jolyot de Crébillon Il de l'Académie françoise né à Dijon le || ij janvier 16J4. A gauche : Aved pinx. A droite : Balechou sculp. (Non signalé par J. Belleudy.) — "Gravé par E. Ficquet. H. 0.148; L. 0.09. En buste, dans une bordure ovale de 0.069 ^^^ 0.056, agrémenté d'attributs. Au bas, au centre : Joliot || de Crébillon. A droite : Aved pinxit. A gauche : E. Ficquet sculpsit. (Le Cabinet des estampes a aussi une épreuve avant les signatures.) Ficquet grava ce portrait dans le format oîi, déjà, il avait gravé ceux de Pierre Corneille et de Molière. Il parut en février 1772. [Affiches, annonces, avis divers du 3 février 1772, p. 86; Mercure de France de février 1772, p. 184.) — Gravé par Bertonnier, en buste, d'après un dessin de Mehu. H. 0.121 ; L. 0.091. — Gravé par Bollinger, en buste. H. 0.09; L. 0.071. — Gravé par P. Duflos, en buste. H. 0.127; L. 0.08. — Gravé par Duhamel, en buste. H. 0.16; L. 0.106. — Gravé par Ethiou, en buste, d'après un dessin de Desenne. H. 0.09 ; L. 0.069. — Gravé par Hopwood, en buste. H. 0.043 i L. 0.038. — Gravé par A. Massard deux fois : a) En buste. H. 0.06 ; L. 0.044. — ^) En buste. H. 0.055 ; L. 0.045. — Gravé par Petit, en buste. H. 0.15 ; L. 0.098 ; — Gravé par W. Walker. H. 0.157 ; L. 0.118. — Lithographie par un anonyme, en buste. H. 0.12 ; L. 0.085. — Lithographie par Legrand, en buste. H. 0.14 ; L. 0.115; — Lithographie par E. Nesle, en buste. H. 0.20; L. 0.185.
Exposé au Salon de 1746, n° 79.
Comme le portrait de Rousseau, comme, peut-être, celui de M"* de Seine, le portrait de Crébillon dut rester en la possession de l'artiste et ce fut lui qui fut vendu, à sa mort, avec ses autres tableaux. (Catalogue raisonné... de feu M. Aved, n° 128. Appendice III, p. 155.; C'est d'après ce catalogue que nous donnons plus haut les dimensions du portrait. Au contraire, dans la vente après décès de Crébillon, où fut vendu le plâtre de son buste par Lemoine, figure seulement la gravure de Ficquet d'après Aved. (Catalogue de la vente Crébillon, n" 2, p. 3; n" 229, p. 24. — Cabinet des Estampes, catalogues annotés, Yd' 127 (i).} Notons en passant que Crébillon possédait aussi les gravures des portraits de Capperonnier et de J.-B. Rousseau d'après Aved. (Ibid., n"' 221 et 228, p. 24.)
<r MONSIEUR LE MARQUIS DE CREVAN, en corset d armes l
Peinture. — « Jusqu'aux gcnouïls. » (Livret du Salon.)
Le » marquis de Crevan » est asse^;^ difficile à identifier exactement. Le fis unique de Louis de Crevant, marquis d'Humières, maréchal de France, ayant été tué au siège de Luxembourg le 1} mai 1684, les lettres d'érection de la terre d'Humières en duché {août 1690), en faveur du maréchal, stipulèrent que ce duché passerait à Anne-Louise-Julie de Crevant, à ton mari et à leurs enfants mâles, à la condition de porter le nom et les armes d'Humières. Anne de Crevant épousa, en 1690, Louis-François d' Aumont, né le jo mars 1671, qui devint ainsi duc d'Humières. Pourtant, lors de sa mort, le 6 novembre 17$ i, celui-ci portait, sur le registre des décès de Saint-Sulpice, le titre de marquis d'Humières. Faut-il supposer que, parfois, il porta le titre de marquis de Crevan ? Ou bien le tableau d'Aved serait-il le portrait posthume du fis de Louis d'Aumont et d'Anne de Crevan : Louis d'Aumont d'Humières, mort en octobre ijoS, âgé de dix-huit ans au plus? On sait qu'Aved exposa au moins quatre portraits posthumes, celui du marquis de Cambis, les deux du P. de Linières, et celui du P. Maubert. (La Chesnaye-Desbois, Dictionnaire de la noblesse, t. Vl, col. ^01-^02; Lalanne, Dictionnaire historique; De Chastelux, Etat-civil... de Pam... /*75, in-8°, p. an.)
Exposé au Salon de 1739.