SI JE NE LA SURPASSE AU MOINS QUE JE L-ÉGALLE
« Déjà un poète, ami d'Aved, avait célébré l'art ingénieux du peintre, en des vers aussi plau que ceux-ci ; c'était Jean-Baptiste Rousseau, qui pourrait bien être encore l'auteur de ce madrigal ,de médiocre qualité.
<r Quant à la petite peinture qui sert de frontispice à ce poème on aurait pu songer i y reconnaître une vue de cette '< bibliothèque /> où l'artiste entassait ses collections dans son logis de la rue de Bourbon (aujourd'hui rue de Lille), près du couvent des Théatins. Mais ce n'est sans doute, plus simplement, que l'aspect tout conventionnel d'un cabinet d'antiquaire, un tableau de « vanités », comme on en voit souvent dans la peinture flamande. Cette jolie feuille de vélin n'est point signée. Aved lui-même en est-il l'auteur, ou quelque artiste de son entourage? Nous n'en savons riem, et il n'y a malheureusement aucun espoir qu'on trouve un jour la signature comme sur le portrait de Mme Crozat. »
i62 APPENDICES
LES ÉLÈVES D'AVED
Ayed d eu des élèves qui, même, ont collaboré à certaines de ses œuvres. Nous le savons par plusieurs témoignages.
L'inventaire dressé après le décès de l'artiste signale que ses élèves ont travaillé, sous ses yeux, au portrait du Stathouder'. Dans une lettre du 75 juin ijjp à Jean-Baptiste Rousseau, Aved parle des progrès de Mlle Bouchot et d'Antoine Lebel \ Une lettre de recommandation pour Mlle Allais montre qu'elle prenait la qualité d'élève du portraitiste^. Enfin une biographie de Lebel et divers autres documents que nous allons citer permettent d'établir une liste des élèves certains ou hypothétiques d'Aved. Ce sont, à notre connaissance :