J.-A.-J. A\ed d M. de Marigny
Saintry, 22 septembre 17^9.
Monsieur,
J'apprends dans le moment la mort de M. Julien Le Roy, et je n'ay rien de plus pressé que de m'adresser à vous, pour obtenir par votre bonté le logement aux Galeries du Louvre que cet événement fait vacquer. Il y a déjà longtemps. Monsieur, que vous avés daigné me montrer de la disposition à vouloir m'obliger. J'ose, Monsieur, vous représenter humblement que voilà le moment de m'accorder le bienfait le plus signalé et en même temps le plus glorieux pour mon foible talent, et le phis intéressant pour ma fortune. Si votre dessein. Monsieur, est d'accorder cette grâce à un peintre, je me flatte que vous daignerés vous souvenir de moy et des sentiments d'attachement et de reconnoissance dans lesquels je ne cesserai jamais d'être avec un profond respect,
Monsieur,
Votre très humble et très obéissant serviteur,
Avcd.
A Saintry, près Corbeil, le 22 septembre 1759.
P. S. — J'ay passé. Monsieur, à votre hôtel avant de partir pour ma campagne, je comptois, avant de m'y rendre, vous présenter mon respect et recevoir vos ordres.
Archives Nationales. O' 190c. Publiée dans les « Archives dt l'Art français », i^oy, p. 20,