‹ Le peintre Aved, sa vie et son œuvre 1702-1766Chapitre 4 sur 157 · Procès-verbaux de l'Académie, tome VII, p · texte numérisé non relu

Procès-verbaux de l'Académie, tome VII, p

9. Nous ne mentionnons que pour mémoire le livre du petit-fils du peintre, F. -S. AVED DE LOIZEROLLES, La Mort de Loii^erolles ou le Triomphe de l'amour paternel. Cet ouvrage donne sur le sujet les indications les plus vagues, comme on peut le voir par exemple, p. 149.

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LES ORIGINES ET LA JEUNESSE i^

la note marginale du procès-verbal de l'Académie le fait naître le onze. Mais cette annotation est peut-être postérieure; peut-être aussi rcnfcrmc-t-cUc un lapsus. Enfin, les deux textes peuvent s'accorder : l'enfant, né le onze janvier 1702, aurait été baptisé le douze ; le fait était courant et la confusion facile. Il naquit à Douai, d'après le Catalogue et d'après Castillon. Malheureusement, on n'a pas, jusqu'ici, retrouvé son acte de baptême. Jal l'a cherché à Paris, parmi les pièces annexées à l'acte de mariage et signale qu'on l'a recherché avec soin, mais en vain, à Douai. Les recherches faites dans cette ville par M. de Fourcaud ' et par nous ' n'ont pas été plus heureuses. Aussi, Jal a-t-il pu supposer qu'Aved « naquit probablement à la campagne, près de Douai. Il y fut baptisé et ramené de là à la ville, où il fut élevé. Les seuls souvenirs qui lui restèrent furent celui de la date de sa naissance, et cet autre qu'il était enfant de Douai. »

Nous abordons un autre point difficile : le nom et la situation des parents de l'artiste. Dans son contrat comme dans son acte de mariage celui-ci porte le nom de « Jacques-André-Joseph Camelot » (ou « Camellot ») Aved. Mais, tandis que le contrat le déclare fils de « défunt Jean-Baptiste » et de « Marie-Marguerite Magotot », l'acte de mariage le fait naître « de feu Jacques et de Marie- Agnès Havet, à présent femme de Noël Isaac Bisson, demeurant à Amsterdam ».

A la lecture de l'acte de mariage, Jal avait cru que le nom du père d'Avcd était Jacques Camelot, celui de sa mère — ensuite adopté par lui — Marie-Agnès Havet. S'il avait connu le contrat, peut-être eût-il hésité. En tout cas, à notre connaissance, Aved n'a pris le nom de « Camelot » qu'une fois dans sa vie, le jour de son mariage : il signa Wcit J.-A.-J. Camelot Aved. Au contraire, il avait signé son contrat, J-A.-J. Ayed, et ne fut connu

I. Dans une lettre du 11 mai 1903 à M. Abel Cournault, M. de Fourcaud disait, parlant de cet acte de baptême : « Je compte aller le rechercher prochainement à Douai et aux Archives du département du Nord. » Une note postérieure de lui ajoute : « J'y suis allé ; j'y ai tout remué ; je n'ai rien trouvé. »

a. M. le chef de l'état-civil delà mairie de Douai nous écrivait encore récemment qu'il avait fouillé de nouveau les registres des six paroisses de Douai entre les années 1680 et 1725, tant au nçmde Camelot qu à celui d'Aved ou Havet. Ses recherches sont demeurée* vaine*.

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désormais que sous ce dernier nom. Quant au nom de Camelot, celui d'une étoffe connue depuis le xiii' siècle ', il n'a rien d'invraisemblable, puisque nous avons trouvé mention, aux archives de Douai, d'une autre personne qui le portait ^ Pourquoi Aved l'a-t-il porté, puis abandonné ? Il y a là un petit problème que l'absence ou la disparition des textes ne permet pas d'élucider. Rappelons-nous simplement que, au xvni' siècle, les règles de l'état-civil étaient loin d'avoir leur rigidité actuelle, et renonçons à deviner les raisons de nécessité, de convenance ou d'euphonie qui ont pu le porter à modifier ou à abréger son nom.

Le père d'Aved, d'après le Catalogue et d'après Castillon, était « docteur en médecine de la faculté de Louvain ». Pourtant l'Université de Louvain, qui a conservé la liste des docteurs sortis de sa faculté de médecine, n'a gardé aucune mention d'un « Havet », « Aved», « Camelot » ou « Camellot ». Il se peut, nous a écrit l'archiviste de l'Université, M. Jos. Wils, que le père d'Aved se soit établi comme médecin, étant licencié en médecine, car l'Université ne possède pas la liste de ses licenciés ^. D'après le contrat de mariage, c'est à Douai qu'il exerçait sa profession.

Aved était « encore dans la plus tendre enfance, nous dit le Catalogue, lorsqu'il perdit ses père et mère ». Castillon confirme le fait. Or l'acte de mariage vient de nous montrer, que, le vingt-quatre août 1725, la mère du peintre vivait encore, remariée à Amsterdam.

« Le beau-frère du jeune Aved, ajoute Castillon, capitaine dans les gardes hollandaises, l'avait pris chez lui à Amsterdam. Il avait pris soin de son éducation et le destinait au métier des armes "♦. » Nulle part ailleurs on

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