‹ Le peintre Aved, sa vie et son œuvre 1702-1766Chapitre 61 sur 157 · Contrat de vente. Appendice V : Les Demeures d'A\ed · texte numérisé non relu

Contrat de vente. Appendice V : Les Demeures d'A\ed

4. Dans l'inventaire après décès, ce corps du bâtiment, le plus petit, est appelé « corps de logis neuf ».

5. Acte de vente de 1783. Appendice V: Les Demeures d'Aved. Les vignes d'Aved étaient productives. En 1765, elles lui donnèrent 10 queues et demie de vin. Il vendait aussi son foin. A sa mort, le sieur Chamousset et la Compagnie de tirage des bateaux par les bœufs lui devaient 1 5 o livres pour 750 bottes de foin à eux fournies. Inventaire après le décès d'Aved. Pièce justificative VIII.

LA FIN DE L'ŒUVRE 8q

gneur de Saintiy, au moment où Aved acheta cette propriété, était le maréchal de Clermont-Tonnerre.

Nous voyons l'artiste tel qu'il était à cette époque dans un beau portrait qu'il nous a laissé de lui-même '. Il dessine, assis devant un chevalet et semble se retourner pour regarder le modèle qui pose devant lui : sa femme, dont le portrait est esquissé sur la toile. Une courte perruque blanche a remplacé la brune chevelure bouclée d'autrefois. Elle encadre un visage plein, aux traits réguliers, qu'éclaire un sourire. Le costume du peintre est simple et soigné : habit de velours brun clair, gilet et culotte de satin blanc. Aucune emphase dans ce portrait, aucun raffinement d'élégance, aucune recherche du « pittoresque ». Aved s'est peint comme il peignait les autres, avec simplicité et vérité.

Une œuvre contemporaine de la précédente montre peut-être encore mieux ces qualités. La famille du peintre conserve la toile à laquelle Aved travaille, dans ce dernier portrait. C'est « Madame Aved en négligé » \

Elle est vue à mi-corps, tournée de trois-quarts vers la droite. Un ample vêtement la couvre ; les cheveux, tirés vers le sommet de la tête, sont à découvert. Cette oeuvre montre, une fois encore, le dédain du peintre pour les petites habiletés. La hardiesse des empâtements, la sobriété de la composition, la franchise du dessin et du colons font de ce portrait une œuvre vigoureuse et vivante, mais qui, certes, n'est pas « flatteuse ».

Ces riches bourgeois pouvaient établir solidement les deux fils qui leur étaient restés : Charles-François et Jean-Simon. Tous deux furent d'abord avocats au Parlement de Paris ' . Le vingt-trois avril 1734, Charles-François achetait pour 45.000 livres à Alexis-Antoine Lefèvre, avocat au Parlement et maître particulier des eaux et forêts de Chaumont-en-Bassigny, cette maitrisc

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