Un homme mangeant du Harang
H. 10 pouces 1/4, L. 7 pouces 1/2.
{Brouv/er, voor Avet.) tj}
Philip Fan Dyhi.
[P. 22] 108. Une fille qui plume un coq à la fenêtre. H. 10 pouces, L. 7 pouces 1/3.
{Brouvier.) {pour Aved?\ 303
1. Ce tableau ne figure ni dans l'Inventaire ni dans le Catalogue de la vente.
2. Ne figure ni dans l'Inventaire ni dans le Catalogue de la vente. • 3. N° 62 du Catalogue de la vente.
4. Sous les n" 44 et 49, le Catalogue de la vente mentionne deux tabicaiu d'Adrien Van Ostade dans lesquels on ne peut guère reconnaître celui-ci.
5. Ne figure ni dans l'Inventaire ni dans le Catalogue de la vente. Même observation pour les deux suivants.
Jan Dekker \
109. Paisage, avec une ferme, et un paisan passant sur une planche. H. 19 pouces, L. 24 pouces.
(BroMwer, yoor Avet.) toa
Fan den Bosch '.
[P. 24] 119. La Ville d'Anvers, vue du côte de la Tête de Flandres. H. 20 pouces, L. 37 pouces.
(Brouwer, \oor Avet.) j8
(Catalogue des tableaux du Cabinet de Monsieur le comte de Wassenaër d'Ohdam, etc.. Dont la vente publique se fera le ip août ly^o, dans la maison de ce Seigneur, à La Haye, par Pierre de Hondt. — Bibliothèque Nationale. Cabinet des Estampes. Catalogues annotés, Yd. 507.)
FENTE GEI{SAINT
Peu de temps avant, à la vente de Gersaint, Aved acquérait un tableau de Berghem :
N* 301. Un tableau des plus finis de Berghem, peint sur bois, où se voit une hostellerie à la porte d'une ville; au devant sont plusieurs figures et un cheval attelé à une charrue. Il porte 18 pouces de h. sur 15 pouces 4 lignes de 1. Ce sont ordinairement ces petits morceaux que Berghem prenoit plaisir à finir avec soin, ce qui les rend extrêmement piquans. {A été acheté par Aved.)
[Catalogue de la vente Gersaint, a^ mai 17^0. — Bibliothèque Nationale. Cabinet des Estampes. Catalogues annotés, Yd. 18.)
TABLEAUX DES XFII' ET XFIII' SIÈCLES
Mais ce n'étaient pas seulement les tableaux des maîtres anciens que recherchait Aved. Il possédait aussi de nombreuses œuvres des peintres, ses contemporains.
Il avait des Chardin. Le Livret du Salon de 175^ mentionne, sous le n" 65, Un tableau représentant du gibier, appartenant à M. Aved, celui' de 1761, sous le n° 4^, Plusieurs tableaux d'animaux qui lui appartenaient aussi. A sa mort, il possédait sept tableaux de ce maître K
Lagrenée peignit au moins trois toiles pour lui; il nous le dit lui-même, dans /'Etat des tableaux faits par Monsieur Lagrenée quil a dressé. Dans le chapitre intitulé : Etat des tableaux peints depuis mon retour de Saint-Pétersbourg — il était revenu de Russie le 27 avril 1762 — le peintre mentionne, sous le n° 102 : La Poésie héroïque et la Poésie pastorale, pour M. Aved, peintre du Roy; sous le n° loj : La Peinture, pour M. Aved, peintre du Roy, et il ajoute : Reçu un présent *.
A sa mort, la collection d' Aved gardait des tableaux de Jean-Baptiste Monnayer, de Le Bel, de Coypel, de Grimou, de Jean Jouvenet, de Joseph Parrocel, de Santerre, de Watteau, de I{aoux, de Lemoyne, deLafosse, de Ferdier, de Tersonnier\
1. On peut reconnaître ce tableau dans le n° 94 ou, peut-être, le n* 9^ du Catalogue de vente.
2. Ne figure ni dans l'Inventaire ni dans le Catalogue de la vente.
3. Voir plus loin l'Inventaire, aux n" 78, 99, 104, 1 16 et 122.
4. Publié par Ed. et J. de CONCOURT, Portraits intimes du dix-huitième siècle. Edition de 19 13, Paris, in-i8, p. 337.
5. Voir plus loin l'Inventaire aux n°' 54, 56, 57, 83, 85, 86, 87, 99, ici, 103, 105, 112, 124, 126, etc.
LES COLLECTIONS D'AVED 139
ŒUFI{E DE I{EMBI{ANDT
Il faut aussi regretter que le Catalogue de la vente d'A\ed ne donne pas le détail des estampes quil possèddit. Elles de\ïient être intéressantes : un témoignage contemporain nous apprend en effet qu'un moment il posséda un bel œuvre de Rembrandt.
Voici ce que dit un amateur inconnu, dans des remarques manuscrites, faites en 17$$, et placées
en tête d'un catalogue de vente :
« M. Pond à Londres peintre et graveur à l'cau-forte, de très bon-gout, ayant trcs-bicn imité les desseins de Rembrandt, est mort en l'année 1758. Il avait rassemblé en plusieurs années une superbe œuvre de Rembrandt. Celle que M. Rcmy a envoyé à M. Major, habille graveur en cette ville, qu'il avoit vendu à cet amateur, était très ample et fon belle, ayant nombre de pièces de la première rareté, elle venoit de M. Aved célèbre peintre de portraits, qui s'étoil fait un vray plaisir de la rassembler, n'y ayant même rien épargné pour la rendre autant choisie et complctte qu'il luy a été possible ».
(Catalogue de l'incomparable collection et la seule complette des Estampa de B^embrant, avec toute leurs variations... Recueilli depuis l'an 1^28 jusqu'à présent, par M. Amadée de Burgy, dont la vente publique se fera dans sa maison à La Haye, lundi le 16 juin ij^^,par Pierre Gérard van Baalen... — Bibliothèque Nationale. Cabinet de» Estampes. Catalogues annotes. Yd. 31. Pages manuscrites non numérotées placées en tête. — Cité par Georges DUPLESSIS. Gazette des Beaux-Arts, 1875, 2" période, tome 11, p. 480.)
A ces renseignements nous pouvons ajouter les suivants :
« Il semble que Rémy, surtout dans le début de sa carrière, se soit occupé du commerce des estampes. Nous avons relevé sa signature avec la date 1749 sur quelques très belles estampes anciennes, notamment de Rembrandt. Ces dernières faisaient peut-être partie du riche œuvre de ce maître que Rémy avait obtenu du peintre Aved et qu'il avait envoyé en Angleterre à Major (notice ms. dans le cat. Amadée de Burgy, 1755, du Mauritshuis à La Haye). Thomas Major (le graveur, 1720-1799), qui s'occupait de la vente de dessins et gravures, en céda évidemment à Pond, car nous avons relevé la signature de Rémy, en compagnie du cachet d'Astley, qui possédait, vers 1760, la collection de Pond. Il est possible aussi que Pond ait été un des acheteurs dans la vente que Major fit faire à Londres, chez Langford, le 17 janvier 175 i et 5 soirs suivants... Walpole (Anecdotes, 1762) raconte que Pond vendit sa belle collection d'estampes à un amateur de Norfolk, et ajoute : « They hâve since been sold by auction » ; il fait ainsi allusion à la vente Sir Edward Astley, des 2 5 mars i 7(10 et huit soirs suivants. Cet amateur avait acquis de Pond, avec d'autres belles estampes, l'œuvre superbe de Rembrandt rassemblé par Pond avec le plus grand soin au cours d'un grand nombre d'années. Il y avait là nombre de pièces qui provenaient de l'ancienne collection Six, peut-être du bourgmestre même, l'ami de Rembrandt. Pond avait obtenu ces pièces choisies et rarissimes, directement ou indirectement, du graveur Jac. Houbraken qui fut, à ce qu'il parait, l'acheteur de l'œuvre gravé de Rembrandt dans la vente Willem Six en 1734. Pond acheta aussi, au graveur Thomas Major (i 720-1 799), qui les tenait lui-même de Rémy, de très beaux Rembrandt, provenant du peintre Aved. »
(Frits LUGT, Les marques des collections de dessins et d'estampes... — Amsterdam, 1920, m-8*, p. 405 et