‹ Le peintre Aved, sa vie et son œuvre 1702-1766 (volume 2)Chapitre 18 sur 154 · EE · texte numérisé non relu

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t MONSIEUR LE MARQUIS DE CREVAN, EN CORSET D'ARMES ?

Peinture. — « Jusqu’aux genouïls. » (Livret du Salon.)

Le « marquis de Crevan » est assez difficile à identifier exactement. Le fils unique de Louis de Crevant, marquis d'Humières, maréchal de France, ayant été tué au siège de Luxembourg le 13 mai 1684, les lettres d’érection de la terre d'Humières en duché (août 1690), en faveur du maréchal, stipulérent que ce duché passerait à Anne-Louise-Julie de Crevant, à son mari et à leurs enfants mâles, à la condition de porter le nom et les armes d'Humières. Anne de Crevant épousa, en 1690, Louis-François d'Aumont, né le 30 mars 1671, qui devint ainsi duc d'Humières. Pourtant, lors de sa mort, le 6 novembre 1751, celui-ci portait, sur le registre des décès de Saint-Sulpice, le titre de marquis d'Humières. Faut-il supposer que, parfois, il porta le titre de marquis de Crevan ? Ou bien le tableau d’Aved serait-il le portrait posthume du fils de Louis d’Aumont et d'Anne de Crevan : Louis d'Aumont d'Humières, mort en octobre 1708, âgé de dix-huit ans au plus? On sait qu'Aved exposa au moins quatre portraits posthumes, celui du marquis de Cambis, les deux du P. de Linières, et celui du P. Maubert. {La Chesnaye-Desbois, Dictionnaire de la noblesse, +. VI, col. 501-502 ; Lalanne, Dictionnaire historique ; De Chastelux, Etat-civil... de Paris... 1875, in=8, p. 211.)

Exposé au Salon de 1739.

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