‹ Le peintre Aved, sa vie et son œuvre 1702-1766Chapitre 131 sur 166 · M. de Vandières à J.-A.-J]. Aved · texte numérisé non relu

M. de Vandières à J.-A.-J]. Aved

À Versailles, le 15 janvier 1753.

M. Aved, J'ai reçu, Monsieur, avec plaisir, les souhaits que vous me faittes, Peintre ainsy que M votre fils, à l’occasion du renouvellement de l’année, je vous à la Haye. en fais mes remerciements et désire très fort de trouver les occasions de

vous en marquer Ma reconnoissance.

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Votre mérite et vos talents me sont assés connus pour être persuadé de l'accueil qu’on fera à vos ouvrages dans le Pays où vous êtes. Si Son Altesse Royale et sa Cour vous rendent autant de justice que nous, on ne négligera pas de vous employer pendant le séjour que vous y ferés ; je profitterai des offres de service que vous me faittes si je me trouve dans le cas d’en avoir besoin. Je suis M. etc.

Copie de la lettre de M. de Vandières. Archives Nationales, OT 1918. Publiée dans les « Archives de l'Art français », 1907, p. 17.

14. J.-A.-]. Aved au secrétaire de la corporation des peintres de La Haye.

De Paris, le 29 juin 1753. Monsieur,

Rien n’est plus propre à augmenter les talents que l'estime qu’en font les personnes éclairées en traçant dans des titres authentiques les témoignages glorieux qu'ils y rendent. En même temps qu'elle fait naître dans les cœurs [sic] de l’artiste cette noble émulation, mère du succés, elle ÿ doit aussi produire une reconnoissance digne de l'honneur dont on veut bien le combler, et c’est par ce sentiment, dont toute âme bien née doit être jalouse, qu'on trouve, pour ainsi dire, le secret d’ égaler le bienfait et de rendre l’homme reconnoissant aussi rare dans son espèce que le bienfaiteur même. Je me fais gloire, Monsieur, d’avoir de tels sentiments, et, en conséquence, j'ose assurer l’illustre Société qui veut bien m’aggréger à son corps que, si mes foibles talents étoient peu dignes de la récompense glorieuse dont elle les a honorés, je pouvois me vanter du moins de mériter tout du côté de l'attachement et de la considération que je me suis toujours sentis pour la Compagnie. Peut-être ai-je tardé trop longtemps à lui témoigner combien j'étois flatté de l'honneur qu elle m’avoit fait, mais j'ay cru ne pouvoir mieux m'acquitter des ne tions que la reconnoissance m’imposoit qu’ ’en attendant le départ de M. de Saumaise et en le priant de vous marquer luy-même les sentiments dont il avoit été témoin lors de la réception du titre de mon association. Je me flatte, Monsieur, que vous voudrés bien me rendre auprès de l'illustre Compagnie le même office que M. de Saumaise a la bonté de me rendre auprès de vous, et de l’assurer, Monsieur, qu’il n’est aucun membre de la Compagnie qui puisse se glorifier d’être avec une plus respectueuse considération que moy, de tous, de chacun en particulier, et de vous, Monsieur, le très humble, très obéissant et très affectioné serviteur.

J.-A.-J. Aved.

[Au dos du second feuillet :| Brief van De Heer Aved, Schilder van de Koning van Vrankrijk.

Publiée dans les « Archives de l'Art français >, 1907, p. 18. — De même que la lettre n° 17, cette lettre faisait partie de la collection Benjamin Fillon. C'est le catalogue de cette collection qui dit la lettre adressée au secrétaire de l’Académie de Leipzig (Inventaire des autograpbes de M. Benjamin Fillon, Paris, 1877-1883, 9° série, p. 47, n°1720), indication que l'éditeur des « Archives de l’art français» n'a fait que reproduire. Mais, à Leipzig, au dix-buitième siècle, il n'existait d'autre académie que celle destinée à l'enseignement des arts. M. Sievers, secrétaire de la Sachsische Akademie der Wissenschaften et M. Friedrich Schulxe, que nous remercions ici, ont bien voulu nous en assurer. Or, la note qui figure au dos de la lettre n° 14, écrite évidemment par un secrétaire de la société destinataire, est en hollandais. D'autre part, Aved avait été reçu membre de la corporation des GES de La Haye, le vingt février 1753 : écrivant en juin 1753, il s'excuse de son retard. Enfin, dans la lettre n° 17, adressée rer à la même société, il s'excuse, le dix-huit octobre 1758, de ne pouvoir assister à un jubilé séculaire : la corporation des des de La Haye avait été créée en octobre 1656. (Le MINARD- VAN HOOREBEKE, Description de méreaux... des gildes et corps de métiers, Gand, 1877-1878, t. II,

ea CORRESPONDANCE D'’AVED 187

b. 106.) Il nous semble démontré que l'éditeur du catalogue Fillon et celui des « Archives de l'art français » ont fait erreur et que c'est à la corporation des peintres de La Haye que furent adressées nos lettres n° 14 et 17. — La signature de celle-ci seule est autograpbe.

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