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La rivière baignant la chaîne de rocher

30. Vlieger (Simon de). Jésus -Christ dans la barque pendant une bourrasque.

Pièces gravées pour le théâtre des peintures de David Teniers , Page 178.

ABRAHAM HONDIUS.

L^s biographes d'Abraham Hondius attribuent à cet artiste le talent rare d'exceller dans presque tous les genres de peinture. Suivant eux il peignit les sujets de l'histoire, les chasses, les combats d'animaux et le paysage avec un égal succès. Ils font de grands éloges de ses incendies et de ses pièces de nuit, éclairées par la lueur des flambeaux, et ils conviennent quç le genre où il excellait cependant le plus, était celui des animaux.

En examinant ces données, on ne peut presque pas douter qu'il n'ait existé deux artistes du même nom, dont les ouvrages ont été confondus et attribués à un seul.

Sans pouvoir approfondir quel a été le peintre de ce nom qui a peint les sujets d'histoire et les pièces de nuit, non plus que s'il est le même à qui on attribue presque généralement le tableau, d'après lequel W. Akersloot a gravé en 1624 l'estampe qui représente Jésus-Christ saisi par les Juifs dans le jardin des olives, à la lueur de flambeaux; nous croyons pouvoir soutenir qu' Abraham Hondius, de l'œuvre duquel nous donnons ici la description, est très différent, fet qu'il est le même dont parle P i 1 k in g ton, lorsqu'il le considère comme le seul qui ait peint des animaux.

Suivant cet auteur, notre peintre naquit à Rotterdam en 1638. „Sa manière, dit-il, était hardie et facile et si „ron excepte Rubens et Snyders, peu de maîtres ont peint „les animaux dans un style plus grand et avec plus d'esprit. „Il y a beaucoup de feu dans ses compositions, mais son coloris est souvent extravagant, comme son dessin est in- „correct. En général, son pinceau était âpre et il se plai- „sait dans l'éclat de ses teintes; cependant quelques-uns de „ses petits tableaux sont terminés avec netteté. Il y a une „grande inégalité dans les ouvrages de Hondius à l'égard

„de leur mérite; les uns sont infiniment supérieurs aux „autres à tous égards, mais il n'y a guère de maître dont „les tableaux soient si aisés à connaître par de certaines „particularités dans la touche et par le goût du dessin et „des couleurs." Ce peintre a travaillé à Londres où il mourut en 1691, âgé de cinquante-trois ans.

Il y a peu d'estampes qui soient aussi difficiles à trouver que celles que cet artiste nous a laissées: on ne doit donc pas être surpris de ce qu'on ne les trouve ci^es dans presque aucun catalogue de vente. Le petit nombre d'auteurs qui semblent avoir eu des notices sur leur existence, n'en parlent que d'une manière vague, sans déterminer leur nombre; mais ils s'accordent presque tous à en faire de grands éloges.

Nous présentons ici le détail de neuf pièces, c'est à dire de toutes celles que nous avons pu trouver après les recherches les plus assidues et les plus heureuses. On y admire l'expression vraie et naturelle dans les animaux et la variété étonnante de leurs attitudes et de leurs mouvements. Ces estampes ont été gravées d'une pointe vite, mais spirituelle. Les ombres offrent un travail serré et maigre, résultat de la pointe trop fine dont Hondius s'est servi exclusivement dans toutes les parties de ses planches et parce qu'il ne l'a point mêlée avec du burin. Il n'y a que la laie enragée [Nr. 9.] où il ait employé cet instrument, pour réparer plusieurs endroits manqués à l'opération de l'eauforte.

ŒUVRE

D'ABRAHAM HONDIUS.

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