‹ Le peintre graveur (volume 2)Chapitre 247 sur 361 · Troupeau (le) sur le bord de l'eau · texte numérisé non relu

Troupeau (le) sur le bord de l'eau

ALBERT MEYERINGK

Albe rt Meyeringh naquit à Amsterdam en 1645. Il apprit les premiers éléments de la peinture chez son père Frédéric, artiste médiocre qui ne peignait que des paravents et d'autres ouvrages pour meubler les appartements ou décorer les jardins.

„Albert, dit Descamps, eut des idées plus élevées. A „peine sut-il mêler les couleurs qu'il prit la route de Paris „où il travailla quelque temps pour subsister; de là il passa à Rome, où il ne craignit pas de mener la vie la plus dure, „pourvu qu'il s'en dédommageât par l'étude des ouvrages des grands hommes. Tant de persévérance eut son effet; „il fit de si grands progrès à Rome, que les premiers de cette capitale occupèrent son pinceau. Accompagné de son ami Glauber, ils visitèrent les villes d'Italie, toujours en „étudiant les manières différentes et la nature. Il passa dix années en Italie et en France, avant que de reparaître „dans son pays."

„A son retour en Hollande, il fut chargé de peindre „plusieurs plafonds et de grands tableaux dans des salons „et d'autres appartements de maisons royales de la Hol- „lande. On fut étonné de la promptitude, avec laquelle „il exécuta, avec son ami Glauber, les tableaux dans „la salle à manger du château de Saestdyck, pour „Marie, reine d'Angleterre."

„ Albert est mort très vieux, le 17 Juillet 1714; il avait „tant de facilité qu'il produisit plus d'ouvrages qu'aucun „peintre. Son mérite est constaté par ceux qu'il a laissés."

Ce peintre s'est amusé à graver. Ses estampes forment une œuvre de vingt-six planches où il a représenté des paysages dans le genre du beau idéal. Ces pièces offrent des sites agréables, embellis de fabriques intéressantes, de restes de temple, de mausolées, de fontaines et d'autres monuments

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