III. DIFFÉRENTS AUTRES SUJETS
est tronqué, les deux hommes nus dont l'un s'appuie sur une pierre carrée et dont l'autre tient une hallebarde, les deux autres hommes nus qui sont au milieu et dont l'un porte un bâton sur l'épaule et l'autre tire son épée, enfin au-dessous de ceux-ci les deux hommes qui montrent le dos et qui ne se voient qu'à mi-corps. La planche a été dans la suite continuée par un graveur très mauvais qui ne l'a pas terminée non plus. On lit à la gauche d'en bas: ROMVLE. MILITIBVS. SEISTI. DARE. CONMODA. TVIS.
Florent le Comte (Cabinet de singularités eic. Vol. III. p. 271) attribue cette estampe à Marc-Antoine et d'après lui, tous les auteurs français l'ont pareillement attribuée à oe graveur, prétendant en même temps, qu'il l'avait faite d'après B. B a n d i n e 1 1 i. Cependan t V a s a r i dit positivement, que c'est Jacques Caraglio qui en est le graveur et qu'il l'avait faite d'après le maître Roux. Voici comment il parle de cette estampe. „Ensuite Ca- „raglio commença pour Rosso le ravissement des Sa- „bines qui aurait été une très belle chose; mais comme le „saccagement de Rome survint, il ne put pas la terminer, „par ce que Rosso s'en alla, et que toutes les estampes „se perdirent. Et quoique celle-ci soit venue dans la suite „entre les mains des imprimeurs, elle est devenue une mau- „vaise chose, par ce qu'elle a été gravée par quelqu'un „qui ne s'y entendait pas et qui ne travaillait que pour „faire de l'argent." (T. VII. p. 156.) Ayant soigneusement examiné une première épreuve de cette estampe qui n'offre que le commencement du travail,*) nous ne pouvons plus hésiter de croire, que ce commencement n'appartienne effectivement à Caraglio; d'autant plus que nous ne trouvons aucune raison pour l'attribuer plutôt à Marc- Antoine et pour contredire un fait que Vasari rapporte d'une manière aussi positive que circonstanciée.
Largeur: i8 p. 7 lig. Hauteur: 13 p.