PIÈCES FAUSSEMENT ATTRIBUÉES A ENÉE VICO
La fortune promettant à un jeune homme de le rendre heureux dans ses amours, s'il veut être hardi et entreprenant, ce qui est signifié par le cheval, sur lequel ce jeune homme est appuyé, regardant la fortune qui se voit à gauche au-dessous d'un portique, sous la forme d'une femme à grandes ailes, portant entre ses bras l'AmO'ur et le globe terrestre. Le fond à dmite offre un mur délabré, bâti de pierres carées. Au milieu d'en bas est écrit: lo son fortuna bu on a, hoc meco Amore, se mi conosci, ti farô s ignore. L'on ne connaît pas le peintre d'après lequel cette estampe a été gravée. Elle a beaucoup de la
D'ENÉE VICO
manière de l'école de Raphaël. On en attribue la gravure à Enée Vico, mais il est certain, qu'on ne saurait y reconnaître ce graveur et il est plus que probable qu'elle n'est point de lui.
Hauteur: 9 p. Largeur: 6 p. 10 lig.
On attribue aussi à Enée Vico les estampes pour un ouvrage de cet artiste qui a pour titre: Discors i di Enea Vico Parmigiano, sopra le mèdaglie degli antichi, mais nous sommes intimement persuadés, que ces estampes n'ont point été gravées par lui.
LES GHISL
LES GHISL
Il y a quatre graveurs de ce nom qui semblent tous s'être formés d'après Marc-Antoine.
JEAN BAPTISTE GHISI.
Le chef d'une famille de plusieurs artistes qui tous ont pris le nom de Mantouan. Il fut élève de Jules Romain et a depuis été connu comme peintre, architecte et graveur. Il est né vers 1515. La date de sa mort est absolument inconnue. Nous n'avons de lui que vingt estampes dont treize sont marquées de dates, savoir depuis l'an 1536 jusques à l'an 1540. Il paraît qu'il n'a commencé à graver que lorsqu'il était déjà bien ferme dans le dessin, du moins toutes ses estampes ne laissent rien à désirer à cet égard. Leur petit nombre prouve qu'il n'a exercé la gravure que pendant peu d'années et qu'il ne l'a plus reprise. Sa taille approche en général du goût de Marc- Antoine, mais plus spécialement de celui du Maître au dé.
GEORGE GHISI.
Les auteurs modernes font de cet artiste le fils du précédent, mais on ne sait rien de positif à cet égard, nom plus que sur les autres circonstances de sa vie. Des soixante et onze estampes que nous avons détaillées dans le catalogue de son œuvre, 24 portent des dates, dont la plus ancienne est l'an 1540, la plus récente l'an 1578. On peut donc admettre qu'il est né vers 1520. Nous ignorons, s'il a été peintre; mais il est certain qu'il a gravé plusieurs pièces d'après ses propres inventions. Il était assez savant