‹ Le peintre graveur (volume 3)Chapitre 242 sur 252 · XV. Vol. iq · texte numérisé non relu

XV. Vol. iq

ŒUVRE

kartarus Incideb. Dans la marge d'en bas est cette inscription : Excipite ex animum corpus etc. Ce morceau qui est bien gravé, approche de la taille de Corn. Cort.

Hauteur: 14 p. La marge d'en bas: 8 lig. Largeur: 1 1 p. 7 lig.

6. Jésus Christ ressuscitant de son lombeau, en présence de nombre de soldats Juifs qui s'éveillent de leur sommeil et s'enfuient effrayés. On voit à la gauche d'en bas la marque du graveur et l'année 1566.

Hauteur: 14 p. 6 lig. Largeur: 9 p. 9 lig.

7. Jésus Christ descendant aux limbes pour en retirer les âmes des patriarches. Il est vu par le dos et tenant une bannière à la porte des enfers, au-dessus de laquelle trois démons en l'air sonnent du cor. A gauche est debout un des patriarches délivrés, tenant une grande croix et à droite sont deux autres et une femme. Cette estampe est une copie de Nr. 5 des estampes d'André Mantegna dont elle diffère cependant, en ce que les trois démons sont autrement placés, en ce que dans le creux des enfers on voit deux patriarches au lieu d'un seul et en ce que la bannière de Jésus Christ a une autre forme. La marque du graveur, surmontée de l'année 1566 est à la gauche d'en bas. •

Hauteur :13p. Largeur : i o p. 10 lig.

8. La Ste. Vierge debout embrassant l'enfant Jésus qu'elle tient entre ses bras. Elle est vue de profil et tournée vers la gauche. On remarque quelques fabriques dans le lointain à droite. Au bas de ce même côté est le chiffre du graveur surmonté de l'année 1565.

Hauteur : 4 p. 2 lig. Largeur : 2 p. 6 lig.

9. La Ste. Vierge assise au pied de la croix, pleurant sur le corps mort de Jésus Christ étendu à terre à ses pieds. D'après Michel -Ange Bonaroti. On lit à la droite d'en bas: MICHAELIS. ANGELI. BONAROTL FLO. IN. VEN MARIUS KRTARUS INC. Ces noms sont surmontés du chiffre du graveur et de l'année 1566.

Hauteur: 13 p. 8 lig. Largeur: 9 p. 10 lig.

10. La Vierge assise considérant le corps mort de Jésus Christ qu'elle a étendu sur son giron. On remarque dans

DE MARIUS KARTARUS.

le fond, à droite quelques maisons au sommet d'une montagne, à gauche la croix plantée sur le calvaire. Au bas de ce même côté est le chiffre du graveur surmonté de l'année 1564.

Hauteur : 7 p. 3 Hg. Largeur : 5 p. 5 lig.

11. La Ste. Vierge assise sur un autel et ayant l'enfant Jésus sur ses bras. Elle est entourée de six saints qui sont debout aux deux côtés de l'autel. A la gauche d'en bas est le chiffre du graveur, accompagné de l'année 1567 et du mot: ROMAE. Dans la marge d'en bas on lit: HUMANAE HIC EXPRESSA - SUPER ASTRA DEÇUS. Cette estampe est une copie de celle d'Augustin Vénitien Nr. 112. du XIV^ Volume de cet ouvrage.

Hauteur : 1 5 p. 7 lig. Largeur : 9 p.

12. Le martyre de Ste. Catherine, dans le moment où, par un miracle, se brise la roue destinée pour le supplice de la Sainte. A la gauche d'en bas on voit le chiffre du graveur, l'année 1567 et les mots: Marins Krtarus. in ci. Dans la marge d'en bas sont deux distiques: Horrificas Catharina rotas — — nota secundat ope.

Hauteur : 15 p. 8 lig.? La marge d'en bas : 6 lig. Largeur : 10 p. 4 lig.

Il y a de ce morceau une première épreuve avant les mots : Marins Krtarus. inci.

13. Le même sujet, traité d'une autre manière. On lit en bas, à droite : Francischo Saluiati in uentor et à gauche le chiffre du graveur, surmonté de l'année 1563.

Hauteur: 12 p. 4 lig. Largeur: 8 p.

14. S. Jérôme assis à terre, au pied d'un arbre, à une branche duquel est suspendu un chapeau de cardinal. Il tient de la main gauche un crucifix. Le lion est à ses pieds. Le lointain offre quelques fabriques. A la gauche d'en bas est le chiffre du graveur surmonté de l'année 1564. Cette pièce approche du goût des premiers ouvrages d'Augustin Vénitien.

Hauteur : 3 p. Largeur : 2 p. 3 lig.

15. L'ange Michel foulant au pied le démon. On remarque dans le fond à gauche des damnés de différentes conditions, traînés dans l'enfer par des démons et à droite les élus montant dans le temple du bonheur éternel. En

ŒUVRE

haut paraît Dieu dans un gloire céleste. Ce sujet se trouve au milieu d'une décoration d'architecture de la forme d'un autel. En bas est écrit: Qui celsa Michael — — Scan d ère ad astra sinat. — Marius Kartarus Incidebat. A la gauche d'en bas est le chiffre du graveur surmonté de l'année 1570.

Hauteur: 13 p. 6 lig. Largeur: 9 p. 6 lig.

16. La conversion de S. Paul. A la gauche d'en bas est le chiffre du graveur surmonté de l'année 1566.

Largeur: i8 p. Hauteur: 13 p. 6 lig.

17. La conversion de S. Paul. Cette estampe est une copie assez exacte de l'estampe de la même grandeur qu'a gravé Etienne de Laune d'après Jean Cousin. A la gauche d'en bas est le chiffre du graveur, l'année 1567 et le mot: IN ROM A.

Largeur: ii p. 3 lig. Hauteur: 8 p. 5 lig.

18. Le jugement universel peint dans la chapelle Sixtine au Vatican par Michel -Ange Bonaroti. On lit à la gauche d'en bas: Michelangilo bonarota inuen. Suit le chiffre du graveur accompagné de l'année» 1569 et du mot: ROMAE. Cette pièce, la meilleure que nous connaissions de Marius Kartarus, est très bien gravée et elle surpasse même l'estampe qu'en à gravé Jules Bonasone.

Hauteur: 20 p. 4 lig. Largeur: 15 p. 6 lig.

19. Le jugement universel, représenté d'une autre manière. On remarque sur le devant à droite une tête monstrueuse d'un démon qui engloutit un damné. A la gauche d'en bas est le chiffre du graveur et l'année 1568. Dans la marge d'en bas est cette inscription: Ipse. dominus. in. iussu — — résurgent primi. J. Thessalon. IIIL

Hauteur: 14 p. 6 lig. La marge d'en bas: 9 lig. Largeur: 10 p. 8 lig.

20. Un homme riche et un homme pauvre priant à genoux devant un autel, sur lequel est un grand crucifix. Dans le fond on voit, à gauche une dame assise, ayant un enfant sur ses genoux, à droite un gentil-homme chassant au cerf. Gravé à l'eau-forte. Le chiffre du graveur surmonté de l'année 1565, est marqué sur la marche de l'autel, vers la gauche de l'estampe. Dans un cartouche au milieu d'en bas, on lit: Tutto a Christo si dona et fagli

DE MARIUS KARTARUS.

honore etc. et à gauche et à droite sont deux distiques latins qui commencent ainsi: Christo quidquid ad est, opu lento pectore donat etc.

Hauteur : 1 8 p. Largeur : 1 3 p. 4 lig.

DIFFÉRENTS AUTRES SUJETS

21. Le portrait du pape Pie V, en buste, vu de profil et tourné vers la gauche. Dans un médaillon, autour duquel on lit: Plus V. OHISLERIUS ALEXAND. ORD. PRAEpICATOR. etc. Ce médaillon est placé dans une décoration d'architecture, ornée de plusieurs figures allégoriques; on voit en haut la Foi, l'Espérance, la Charité et la Religion, à mi-hauteur, à gauche S. Pierre, à droite S. Paul, en bas la Justice, la Prudence etc. A la droite d'en bas est le chiffre du graveur et cette adresse: Romae M.D.LXVII. ex Typis Bart. Phalety.

Hauteur : 20 p. 4 lig. Largeur : 1 4 p. 9 lig.

22. Le temps sous la figure d'un vieillard, vu de profil et dirigeant ses pas vers la gauche de l'estampe. Il porte un sable de la main droite et de l'autre une faulx. Il est suivi de la mort représentée sous la figure d'un homme avec une tête de mort, assis sur un cheval. Cette figure est une copie de celle qui se voit sur le devant à gauche de l'estampe Nr. 3 du maître au monogramme Nr. 16 Tome XIII. de cet ouvrage. A la droite d'en bas, sur une pierre carré, est le chiffre de Kartarus surmonté de l'année 1563.

Hauteur: 4 p. lo lig. Largeur: 3 p. 6 lig.

23. La justice représentée par une femme debout, dirigée vers la gauche. E14e tient le glaive de la main droite et de l'autre une balance. Cette estampe qui est une des meilleures de Kartarus, semble être du dessin de Jules Romain. On voit à la droite d'en bas le chiffre, l'année 1 568 et les noms mari us krtarus.

Hauteur: lo p. lo lig. Largeur: 7 p.

On a de ce morceau de première épreuves avant les noms demariuskrtarus.

24. Statue antique d'Hercule qui a été autre-fois au palais Farnese. Dans une niche. On lit en bas, à droite:

BARTHÉLEMI LULMUS.

TAYKœN ASHNAIOC tnoitl, et à gauche: Marias Cartarus exc. Romae. Celte estampe semble être du burin de Mari us Kartarus. C'est une copie de Nr 40 des estampes de George Ghisi.

25. Statue antique représentant Pan portant sur ses épaules le petit Bacchus. On voit sur le devant une vigne tronquée, à laquelle sont suspendus une toison et le chalumeau de Pan. Dans une niche. Cette estampe est une copie en contre-partie de celle gravée par C. Cort. On lit à la droite d'en bas: Marius Kartarus exc. Romae. Nous ignoronsi, si cette planche a été gravée par Kartarus qui n'est nommé ici que comme l'éditeur.

Hauteur : 1 2 p. 4 lig. La marge d'en bas : 5 lig. Largeur : 8 p.

26. Paysage offrant au milieu du second plan les ruines d'un vaste château, au sommet d'un rocher escarpé. Sur le devant à gauche s'élève un arbre dont la cime dépasse le bord supérieur de l'estampe; au milieu on voit un homme qui dort couché à terre et enveloppé 'de son manteau. Cette pièce est gravée d'après un dessin du Titien. Le chiffre du graveur est à la gauche d'en bas.

Largeur : 11 p. 8 lig. Hauteur : 8 p. ?

27. Plan de la ville de Naples. On lit en haut: LA. CITTA. DL NAPOLI. GENTILE. et à la droite d'en bas: Marius Cartarus fecit Romae Anno 1579.

Largeur: 19 p. 3 lig. Hauteur: 14 p. 3 lig.

28. La façade de l'église des Jésuites à Rome, bâtie en 1570 par le cardinal Alexandre Farnese sur les plans de Jacques de Vignola. On lit à la gauche d'en bas: Marius Cartarus Incidebat. Romae. Anno M.D.L.XXIII. Gravée à l'eau-forte.

Hauteur: 20 p.? Largeur: 14 p. 4 lig.

BARTHÉLEMI LULMUS.

L histoire littéraire parle de plusieurs auteurs italiens du nom d'Olmi, qui, en se latinisant, s'appellaient Lulmius, Lulmeus, Luimus. Il n'est pas à douter que l'artiste

BARTHÉLEMI LULMUS. 295

dont il s'agit ici, ne se soit de même nommé 0 1 m i. Nous ne connaissons qu'une seule pièce marquée du nom de ce maître et il y a apparence, qu'il n'en a guère gravé beaucoup d'autres. Ce qui confirme cette opinion, c'est que pas un seul de tous les auteurs de l'histoire de l'art ne nous offre la moindre trace d'un artiste ni sous le nom de Lulm u s , ni sous celui d' O 1 m i.

L'estampe marquée du nom de BARTOLOMEUS LUL- MUS BRIX, ayant pour la taille une très grande ressemblance avec une autre estampe qui est marquée: BAR. BRIX. F., nous n'hésitons pas à croire, que Bartholomée de Bresse et Bartholomée Lui m us ne soient un même artiste. Au reste nous ne saurions donner de lui d'autres notices que celles qu'on trouve sur les deux estampes suivantes et qui se réduisent à ce qu'il était de Bresse et qu'il a vécu vers 1570.

L Crucifix.

Jésus Christ à la croix, occupe le milieu de l'estampe. En bas, à gauche, on voit la Vierge qui essuie ses larmes et derrière elle Nicodème. A droite est S. Jean et derrière lui un homme armé d'une pique ,et d'un bouclier. La Madeleine est à genoux au pied de la croix. A la gauche d'en bas est un écriteau avec les mots: BARTO- LOMEUS LULMUS BRIX. et un peu plus vers le milieu est l'année 1576. Cette estampe est une copie de celle gravée en 1568 par C. Cort d'après Don Jules Clovio.*)

Hauteur: ii p. lo lig. Largeur: 9 p. 3 Hg.

Ce même morceau a été aussi gravé par Jean Sari e 1 e r , qui cependant y a omis les figures de Nicodème et de Joseph d'Arimathèe.

Page 1