I. Titre de la suite de différents animaux
SIMON DE VLIEGER.
Simon de Vlieger fut un excellent peintre de marines, dont cependant on ne sait rien, sinon qu'il travailla à Amsterdam vers l'an 1640, et qu'il enseigna son art à Guillaume van Velde le jeune.
Ses estampes au complet forment un œuvre de vingt pièces qui, comparées entre elles, ne sont pas d'un mérite égal, mais qui prouvent toutes le beau talent de leur auteur. Il se retrouve même, à l'égard des idées, dans le ruisseau [Nr. 1.] et dans le village aux deux clochers [Nr. 2.], quoique ces deux estampes soient d'une pointe négligée, conduite par une main peu exercée et sans goût, et que nous ne doutions pas, qu'elles ne soient les premiers essais de gravure, faits par Vlieger dans sa jeunesse.
La forêt claire [Nr. 3.], et plus encore la langue de terre [Nr. 4.] sont gravées d'une manière très approchante de celle dont Waterlo, plus moderne, a exécuté ses paysages. C'est la même légèreté dans le feuillé, les mêmes coups de burin dans les troncs et branches.
Le bois près du canal [Nr. 6.] et la montagne verte [Nr. 7.) sont du nombre des plus belles estampes de Vlieger. Le transport du bled [Nr. 5.] exécuté d'une légèreté et d'un esprit rares, semble mériter le premier rang après ces deux estampes.
Dans la suite des animaux les oiseaux [Nr. 17. et 18.] l'emportent sur les quadrupèdes, dont les chiens [Nr. IL et 12.] sont les morceaux les moins importans.
Les trois grands paysages [Nr. 8. 9. et 10.] réunissent, pour ainsi dire, toutes les diverses manières de Vlieger, et sont par conséquent très propres, à nous faire connaître le goût qui fut particulier à cret artiste.
ŒUVRE
DE SIMON DE VLIEGER