‹ Le peintre graveurChapitre 273 sur 663 · Radoubeur (le · texte numérisé non relu

Radoubeur (le

13 — 16. Saisons (les) Suite de quatre estampes. 17 — 20. Vues (différentes) de rives. Suite de quatre estampes I — 12. Vues de villages hollandais. Suite de douze estampes

D'après ses propres dessins.

21 — 26. Paysages (différents). Première suite de dix estampes 27 — 32. Paysages (différents). Seconde suite de six estampes 33 — 36. Paysages (différents). Troisième suite de quatre estampes 37. Portrait du Pape Clément X. et de Gibert Voet

JAQUES RUISDAEL

Jaques Ruysdael ou Ruisdael naquit à Harlem vers l'an 1635. Il fit assez de progrès dans les écoles latines, et étudia la médecine et la chirurgie; Houbraken prétend même, qu'il s'était déjà distingué par plusieurs opérations heureuses; cependant il paraît que son penchant pour l'art de la peinture l'emportait sur toutes les autres études, car il est certain qu'il y a des tableaux de lui qu'il a faits à l'âge de douze ans, et qui surprennent tous les connaisseurs. Les ouvrages de Berchem, son compatriote, lui plurent tant qu'il alla chercher cet artiste à Amsterdam. On ne dit pas que Berchem fut son maître, mais on assure qu'ils devinrent étroitement liés d'amitié. Ruisdael alla enfin demeurer à Harlem, où il mourut en 1681, âgé environ de 45 à 46 ans.

Cet artiste n'a gravé que sept estampes dont celles décrites aux numéros 1 à 4, sont les plus recherchées: elles montrent la vitesse et la légèreté extrêmes de la main de leur auteur. On dirait qu'elles sont moins dessinées qu'écrites. Le feuillé est un griffonnement spirituellement confus, composé de zigzags continués, qui servent à merveille à représenter la vraie nature dont toutes les formes ne doivent pas être trop clairement déterminées, si l'on veut éviter le risque de tomber dans ce que l'on appelle manière. Il n'y a rien de ce que l'on nomme méthode, mais il y règne partout un goût rare et la plus grande vérité.

DE JAQUES RUISDAEL.

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