‹ Le peintre graveurChapitre 454 sur 663 · La grande porte · texte numérisé non relu

La grande porte

6) Cette estampe représente un espace ouvert à l'entrée d'un village. Le terrain en est très raboteux et couvert en plusieurs endroits d'arbres et de buissons. Sur le devant s'élève un arbre de haute futaye, peu feuillu, dont la cime monte jusqu'au bord supérieur de la planche. Le deuxième plan, à gauche, offre une maison située sur une petite hauteur oij l'on arrive par un escalier découvert. Cette maison communique par un mur épais, au milieu duquel une grande porte ouverte est ménagée, avec une autre maison qui se tire en largeur vers la droite de l'estampe. Au-dessous de la grande porte sont debout un homme et une femme qui causent ensemble. Une autre femme portant un vase sur la tête se voit au haut de l'escalier. On aperçoit beaucoup d'arbres dans le fond, au-delà du mur et de la grande porte. On en distingue un particulièrement qui est élevé et isolé. C'est dessous cette même porte que vient un chemin qui se divise à droite et à gauche pour se prolonger jusqu'au bord inférieur de la planche. Au bord de ce chemin à gauche, vers le devant, s'élève une petite colline, au pied de laquelle on remarque une femme assise à terre, et un homme debout avec son chien. Quelques bouquets d'arbres surmontent la colline.

lOL Les deux ponts de pierre.

7) On voit sur la gauche un mur élevé, le long duquel une rivière venant du fond coule jusqu'au devant, oii elle s'étend sur toute la largeur de la planche. Dans ce mur est pratiquée une porte de ville, à laquelle un grand pont de pierre conduit du bord opposé de la rivière. Ce pont consiste en deux arches dont celle à droite est

D'ANTOINE WAIERLO.

tombée en ruines, et supplée par un autre pont de bois, qui communique du bord droit jusqu'au pilier de pierre qui est au milieu. On voit sur cette partie du pont deux hommes à cheval, suivis d'un jeune garçon qui tient un bâton. Vers le devant à droite, s'élève une espèce de bastion de forme arrondie qui détermine celle d'un chemin pratiqué en pilotis, au-delà duquel on aperçoit, dans l'éloignement, un second pont de pierre de plusieurs arches dont trois seulement sont visibles. Au-delà de ce pont paraissent quelques maisons et une montagne.

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