Les trois Capucins
Autre- morceau gravé en manière noire d'un ton fort rembruni. On y voit trois Capucins assis à terre en triangle. Le premier, à gauche, a sa tête penchée sur ses genoux; le second, à droite, a la main élevée, et semble parler; le troisième, au milieu du fond, lit dans un livre qu'il tient ouvert sur ses genoux. Ce morceau est assez bien dessiné, et d'un bel effet.
Largeur: 5 pouces, 5 lignes. Hauteur: 3 pouces, 6 lignes.
ESTAMPES DU REYNIER LE RENARD; ANCIEN FAMEUX POEME ALLEMAND DE HENRI D'ALKMAER.
Suite de 57 planches*).
Largeur: 4 pouces, 2 — 3 lignes. Hauteur: 3 pouces, 3 — 6 lignes.
Le renard monté sur l'âne, entouré d'un loup, d'un ours et d'un bélier. L'âne est dirigé vers la droite. Ce morceau orne le titre de l'édition de Gottsched.
Le lion annonçant une paix générale et durable aux animaux qui l'entourent. Il est couché à droite, au pied d'un arbre sur lequel grimpe un singe.
Le renard accusé devant le lion par le loup et plusieurs autres animaux. Le lion dirigé vers la droite retourne sa tête vers le renard qui est au milieu de l'estampe.
Le loup reprochant au renard, d'avoir mangé des poissons qu'il vient de dérober. Ces deux animaux sont vers la droite, et le chariot du marchand de poissons se voit au milieu du fond de l'estampe.
*) On trouve ces estampes, accompagnées de 5 planches gravées par Simon Fokke, dans la traduction en Allemand moderne, faite par J. C. Gottsched, et imprimée en 1752 à Leipzig, in-folio. Mais comme il n'est pas vraisemblable, que les planches d'Everdingen n'aient été employées que plus de cent ans après la mort de leur auteur, il est à croire qu'elles ont eu d'abord une autre destination, peut-être celle de décorer la traduction Hollandaise des fables de Reynier le renard qui suivant Gottsched a été publiée à Amsterdam en 1694.
ŒUVRE
Le coq accusant devant le lion le renard du meurtre d'une de ses poules. Le coq est sur le devant à gauche, le lion occupe le milieu du fond.
Le renard déguisé en moine, s'insinuant dans la confiance du coq. Ce dernier est perché à l'entrée d'un poulailler qui se voit à la droite de l'estampe.
Le lion prenant l'avis des autres animaux sur la punition à infliger au renard. Le lion est couché à droit, accompagné d'une lionne. On voit devant lui un chat, deux loups, un chien, un ours, une panthère, un lièvre et un blaireau. Ce dernier animal est au milieu du devant.
L'ours annonçant au renard le décret du conseil des animaux, qui lui enjoint de paraître devant leur tribunal. L'ours est assis à droite, et le renard est caché dans sa renardière à la gauche de l'estampe.
Le renard promettant à l'ours, de le conduire dans un endroit oii il trouverait du miel en abondance. L'ours est vu de profil vers la gauche de l'estampe, le renard est à droite, accompagné de deux autres.
L'ours est pris dans la fente du tronc d'un chêne abattu, où il avait fourré sa tête et ses deux pattes, suivant le conseil du renard. Il est dirigé vers la gauche. Le renard vu presque par derrière est sur le devant. Ce morceau est couvert d'un fond noir, gravé en manière noire.
L'ours assailli par les paysans. Cet animal est représenté au milieu de l'estampe, dirigé vers la droite, et retournant sa tête. Il a les pattes encore prises dans la fente du tronc d'arbre. Ce morceau est pareillement chargé de manière noire.
D'ALDERT VAN EVERDINGEN.
Le renard insultant au malheur de l'ours. Cet animal est assis sur le devant à gauche; le renard est vu vers le fond de la droite, près d'un moulin à eau.
L'ours en présence du lion, se plaint du tour que le renard lui a joué. Il est à la gauche de l'estampe, tenant ses pattes sur sa tête, vis-à-vis du lion qui est entouré de plusieurs animaux.
Le chat choisi par le conseil des animaux, cite le renard de comparaître devant le tribunal. Le chat se voit à la gauche de l'estampe, vis-à-vis du renard qui est accompagné de trois autres animaux de son espèce.
Le chat prêt à fourrer dans un trou, où le renard lui fait espérer beaucoup de souris, est représenté grimpant le long d'une grange qui se voit en partie à la gauche de l'estampe. Cette planche est chargée de manière noire.
Le chat pris au lacet est maltraité par les habitants de la maison. On voit sur la droite la ménagère du curé, qui se lamente de ce que le chat poussé au désespoir, mord son maître entre les cuisses. Ce morceau est pareillement chargé de manière noire.
Le renard est cité pour la troisième fois par le blaireau député à la place du chat. Le blaireau se voit à la gauche de l'estampe, vis-à-vis du renard qui est accompagné de sa femelle et de ses petits.
Le renard part avec le blaireau, après avoir recommandé à sa femelle ses deux petits les plus chers. La femelle est vue sur le devant à gauche. Le lointain de ce côté représente un rocher escarpé, surmonté de quelques fabriques.
Le loup sonnant une cloche d'église, à la corde de laquelle le renai*d l'a attaché par les deux pattes de de-
ŒUVRE
vant. On voit sur le devant à gauche les moines qui accourent, et vers la droite du fond, des paysans armés qui vont maltraiter le loup. Ce morceau est chargé de beaucoup de manière noire.
Le renard s'échappant avec un chapon rôti qu'il vient de voler sur la table d'un ecclésiastique, dans le dessein de fixer l'attention de ses persécuteurs sur le loup tapi dans le bas d'une armoire, où le renard l'avait engagé à se fourrer. L'ecclésiastique est à la gauche de l'estampe, à la poursuite du renard qui court vers la droite du devant. Cette planche est couverte de manière noire.
Le blaireau, à qui le renard a confessé les fourberies représentées dans les deux pièces précédentes, lui donne l'absolution, en lui imposant pour pénitence, de sauter trois fois par-dessus un bâton de fagot. Le renard est représenté dans l'action de sa pénitence, au milieu de l'estampe, près du blaireau qui se voit à gauche.
Le renard, en continuant son chemin vers la cour du lion, veut se saisir d'un coq, et en est réprimandé par le blaireau. Cet animal est représenté sur le devant à droite, la tête retournée vers le renard qui poursuit le coq vers la gauche.
Le renard traduit devant le lion, est accusé par plusieurs animaux. Celui-ci est couché au milieu du fond sur une butte; l'autre vu par derrière est au milieu du devant. On voit à gauche le lièvre, le loup et le bouc, et à droite, l'ours, le chien, le chat et le coq.
Le renard condamné à la peine de mort, après s'être inutilement défendu. Il est représenté à droite, vis-à-vis du loup qui lui montre les dents, et en avant du chien et de l'ours. Le lion est couché à gauche, accompagné de la lionne et de la panthère.
D'ALDERT VAN EVERDINGEN.
Les parents du renard, le voyant condamné et prêt à marcher au supplice, demandent à se retirer de la cour. Le patient, la corde au cou, est sur le devant, au milieu de l'estampe. Le lion entouré de quelques animaux, se repose à droite.
Le renard sur le point d'être pendu, demande pour dernière grâce la permission de se confesser. Il est représenté à droite, au pied d'un arbre où le chat va l'accrocher. Le lion entouré de nombre d'animaux se voit à gauche, tenant un bâton de sa patte droite.
Le lion suspendant l'exécution du renard, pour lui faire subir un dernier interrogatoire. On voit le renard, la corde au cou, près du coq, du bélier et de l'ours, vis-à-vis du lion qui est couché vers la droite, sur une petite élévation.
Le renard faisant les faux aveux d'un complot tramé par son père contre le lion. Le renard est à droite, prosterné devant le lion qui est couché à gauche entre la lionne et la panthère.
Le renard continue son mensonge. On le voit sur le devant à gauche, à une petite distance du lion qui l'écoute avec grande attention. Les autres animaux, éloignés par Torde du lion, paraissent dans le fond à droite.
Continuation des faux aveux du renard. Il est assis au milieu de l'estampe, au pied d'un arbre, vis-à-vis du lion qui se voit sur le devant à droite, accompagné de la lionne et de la panthère.
Le renard poursuivant sa narration mensongère, fait espérer au lion et à la lionne, de retrouver un trésor dérobé à leurs majestés par son père. Le renard à la gauche de l'estampe, a la tête tournée vers le lion et la lionne qui sont à droite, sur une butte.
ŒUVRE
Le lion pardonnant au renard, ordonne aux autres animaux d'oublier ses crimes. Le lion accompagné de la lionne est sur un rocher escarpé, à la gauche de l'estampe. Il parle aux autres animaux qui sont assemblés au bas, vers la droite.
Les ennemis du renard effrayés de sa mise en liberté. Le lion, entre la lionne et le singe, est couché au milieu de l'estampe, sur un terrain élevé. Au milieu du devant est le renard, à droite sont l'ours et le bélier, et à gauche le loup, le chien, le coq et le corbeau.
(Exécution d'un ordre du lion, en vertu duquel on enlève à l'ours un morceau de la peau de son dos, tandis qu'on écorche les pattes du devant du loup, et celles de derrière de la louve, le tout pour en faire au renard, qui a prétexté un pèlerinage à Rome, des souliers et un sac de voyage. Cette scène se passe à la gauche de l'estampe, au pied d'un grand arbre.
Le bélier, chapelain de la cour du lion, donnant la bénédiction au renard, avant son départ pour le pèlerinage. Le bélier, le renard, le lion et la lionne sont sur la gauche de l'estampe; plusieurs autres animaux se voient dans le fond.
Le renard parvenu à l'entrée de sa renardière, accompagné du bélier et du lapin, engage ce dernier à s'y introduire, et le tue. Le renard et le lapin se voient à gauche, à l'entrée de la renardière; le bélier est au milieu du devant, sur un terrain élevé.
Le renard renvoyant le bélier vers le roi avec un paquet qui, au lieu de dépêches, renferme la tête du lapin tué. Le bélier, vu presque par derrière, est au milieu de l'estampe; le renard, vers la droite du devant, le regarde partir.
D'ALDERT VAN EVERDINGEN.
Le bélier arrivé à la cour, et ayant remis le paquet, le singe, secrétaire du lion, en retire la tête du lapin, au grand étonnement de tous les assistants. Le bélier, devant la tête du lapin, est debout vers la gauche, ayant l'air de regretter de s'être déclaré l'auteur des conseils contenus dans les lettres du renard et adressés à sa majesté. Le singe, vers le milieu du devant, regarde dans le paquet. Le lion est à droite, entre la lionne et le léopard, au pied d'un arbre.
Le lion se voyant trompé par le renard, met en liberté l'ours et le loup qu'il avait fait emprisonner, pour avoir continué à mal parler du renard, et remet le bélier à leur disposition. On voit l'ours au milieu, et le loup à côté du lion, à la droite de l'estampe.
Fête célébrée à la cour du lion, en l'honneur de l'ours et du loup. Ces deux animaux sont représentés dansant ensemble, au son d'une cornemuse jouée par un chat assis à gauche, sur une butte.
Ce morceau représente une action criminelle du renard dont la corneille fit le récit au lion pendant une fête de table. Ayant trouvé le renard étendu comme mort sur le dos, la corneille et sa femelle s'approchèrent de lui pour le secourir. Pendant qu'ils cherchaient à voir s'il donnait encore signe de vie, le renard s'élève tout-à-coup, et mord la tête à la femelle qui s'était approchée trop près de sa gueule. On voit le renard étendu sur le dos, presqu'au milieu, et les deux corneilles à la gauche de l'estampe.
Le lion irrité contre le renard, ordonne à tous les animaux de le suivre pour aller chercher ce criminel dans sa renardière. Le lion, au milieu de la lionne et du léopard, est couché sur la gauche de l'estampe, entouré des autres animaux, parmi lesquels se fait particulièrement remarquer l'ours vu par le dos, et assis au milieu du devant.
ŒUVRE
Le blaireau s'empressant d'avertir le renard du dessein du lion, et de le prévenir sur le danger dont il est menacé. Le renard occupé à plumer deux pigeons, est au milieu de l'estampe; il retourne sa tête vers le blaireau qui arrive de la gauche du fond.
Le renard, sûr de calmer la colère du lion, part avec le blaireau pour se présenter à sa cour. Il raconte à son compagnon pendant la route, le tour qu'il joua un jour au loup, au sujet de ce que celui-ci eut envie de s'emparer du poulain d'une jument. Ce récit fait le sujet de l'estampe. La cavale est vers la droite, culbutant le loup d'une ruade. Le renard regarde à quelque distance, au sommet d'une colline, vers le fond à gauche.
Le renard parvenu à la cour du lion, se disculpe sur ses crimes. On voit le renard presqu'au milieu de l'estampe, devant le lion qui est assis à droite, sur une butte, entouré des autres animaux, parmi lesquels on remarque particulièrement le blaireau, le chat et le coq, qui se trouvent rangés sur le devant.
Un lapin courant à la rencontre du renard qui est au devant de la droite. On voit un chariot dans le fond de ce même côté, et dans le lointain à gauche s'élève une haute montagne. Le texte ne donne point d'explication de cette planche.
Le renard, en se disculpant par toutes sortes de mensonges, raconte au lion qu'il a confié au bélier plusieurs nippes de grand prix, pour les porter à sa majesté, entre autres un anneau, un peigne et un miroir qui ont les vertus magiques les plus précieuses. Le renard est représenté assis à la gauche de l'estampe, devant le lion qui se repose à droite, près de la lionne. On voit l'anneau, le peigne et le miroir sur une butte, dans le fond de ce même côté.
D'ALDERT VAN EVERDINGEN.
On a de ce morceau une première épreuve, où la branche d'arbre dont le rocher, au-delà du dos de la lionne, est garni, ainsi que celle qui vient s'étendre audessus de la tête du renard, ne se trouvent point.
L'histoire du cheval qui, jaloux de la vitesse du cerf, prie un berger de le monter, en lui promettant un cerf pour récompense. Histoire qui, suivant le récit du renard, devait être représentée en sculpture dans la bordure du miroir magique. Dans l'estampe, le berger est représenté au milieu, prêt à monter le cheval qui est à gauche. Le cerf se voit vers le fond à droite, à l'entrée d'un bois.
Le berger monté sur le cheval, poursuivant le cerf au grand galop. On le voit à la droite, et le cerf à la gauche de l'estampe. Le troupeau de moutons occupe le devant.
Autre histoire représenté en sculpture dans la bordure du miroir. C'est l'âne qui, jaloux des caresses prodiguées au chien par son maître, imite les procédés de cet animal, dans l'espoir de se concilier la même affection. On voit, au milieu de l'estampe, l'âne sautant au cou de son maître. Le chien court sur le devant à droite.
Ce morceau représente la troisième histoire sculptée, suivant le faux rapport du renard, sur la bordure du miroir. C'est le père du renard qui, surpris par plusieurs chiens de chasse dans une promenade qu'il faisait avec le chat, s'en voit abandonné, au mépris de la promesse qu'ils s'étaient donnée, de se secourir mutuellement en cas de péril. Le renard court sur le devant à gauche, retournant sa tête vers trois chiens qui le poursuivent. Le chat est perché sur la branche d'un gros arbre qui s'élève au-delà du renard.
Ce même sujet gravé une seconde fois. La disposition est à peu près la même; mais au lieu de trois chiens qui poursuivent le renard, et qui ne sont vus qu'en partie, II. Vol. 9
ŒUVRE
Everdingen n'en a fait dans cette planche que deux, mais vus en entier. Le renard et le chat sont généralement couverts de hachures, au lieu que ces deux animaux ont plusieurs parties en blanc dans la planche précédente. Cette seconde estampe est beaucoup plus rare.
Représentation de la quatrième histoire sculptée sur la bordure du miroir. C'est celle du loup ingrat, à qui la grue retire un os du gosier. Ces deux animaux se voient sur le devant, le loup vers la gauche, la grue vers la droite de l'estampe.
Le loup, fâché que le lion ait fait grâce au renard, produit une nouvelle accusation contre lui. Il dépose que, sous prétexte d'enseigner la louve à attraper des poissons, il l'avait engagée à laisser pendre sa queue dans l'eau d'un étang; qu'il l'avait persuadée de l'y laisser jusqu'à ce qu'elle fût gelée, et que prise de cette manière, elle eût infailliblement péri, si lui, le loup, arrivant par hasard, ne l'eût dégagée de la glace. On voit sur la droite le loup occupé à délivrer la louve retenue par sa queue. Le renard qui s'enfuit à droite, a l'air de se moquer d'eux.
Autre tour que le renard joue à la louve. Descendu dans un puits par un des deux seaux, et ne pouvant plus sortir sans être aidé, il pria la louve qui entendait ses plaintes, de le sauver, en se plaçant dans l'autre seau. Remonté de cette façon, il laissa la louve dans le fond du puits, se moqua d'elle, et s'enfuit. On voit sur le devant à droite la louve regardant dans le puits. Cette planche est couverte de manière noire.
Le loup dans l'antre infect d'une guenon, oii le renard l'a engagé d'entrer pour se moquer de lui. On voit le loup à la gauche, et la guenon accompagnée de deux de ses petits, à la droite de l'estampe.
D'ALDERT VAN EVERDINGEN.
Le lion et le conseil des animaux ayant permis un combat entre le loup et le renard, celui-ci aveugle son adversaire, en le frappant sur la tête, de sa queue trempée dans l'eau et le sable. Le loup est à la droite, se frottant les yeux avec une de ses pattes. On voit le renard devant lui, presqu'au milieu de l'estampe. Le lion entouré de plusieurs animaux, assiste au combat sur une élévation dans le fond à gauche.
Le renard monté sur un âne orné d'un harnois et d'une housse, entouré de l'ours, du bélier et du loup. L'âne est dirigé vers la droite où sont placés le loup et le bélier. L'ours se voit à la gauche, sur le devant. Cette planche sert de vignette au vieux texte, ajouté à la fin de l'ouvrage de Gottsched. Elle est plus petite que les précédentes, car elle a 3 pouces, 5 lignes de haut, sur une même largeur.
On a de ce morceau une première épreuve, tirée de la planche avant la marge coupée. Cette marge porte 1 pouce, 10 lignes.
TABLE
DES ESTAMPES
D'ALDERT VAN EVERDINGEN.
Nro. de l'œuvre