‹ Le peintre-graveur illustré; XIXe et XXe siècles (volume 2)Chapitre 18 sur 111 · TITRE DES EAUX-FORTES SUR PARIS · texte numérisé non relu

TITRE DES EAUX-FORTES SUR PARIS

(H. cuivre o,i66 millini. L. 0,133)

•mKrs^xtf-jmsiiyjit^ju.

(Cat. l'Ii. Burty, n» 31).

Ce titre (i) servait de couverture à la série des EAl'X-FORTES SLR PARIS, série publiée par Meryon lui-même en trois livraisons, entre les années 18^2 et 18S4 ; les planches paraissaient le plu» souvent, deux par deux.

Cette série — à peu près introuvable aujourd'hui complète d'un même tirage — renfermait les vingt-deux pièces suivantes de Meryon, précédéts de son portrait:

A. Portrait de Meryon, par F. Bracquemnnd.

1° Le Titre.

2° Dédicace à Reynier Zeeman.

3° Porte du Palais de Justice (frontispice).

4° Pièce de vers. (Qu'âme pure ).

5" Armes de la ville de Paris.

6" Le Stryge (pi. numérotée 1).

7" Le petit Pont 2).

8° L'Arche du Pont N. D . 3).

9" La Galerie N. D 4).

10° La Rue des Mauvais-Garçons.

11° La Tour de l'Horloge 5).

12" Tourelle delà Tixefanderie (pi. numérotée 6).

ij» Saint-Etienne-du-Mont 7).

14" La Pompe N. Dame 8).

1^" La petite Pompe.

10" Le Pont-Neuf 9).

17" Le Pont-au-Change 10).

18° Pièce de vers (L'Espérance).

19° La Morgue 11).

ao" Pièce de vers (L'Hôtellerie de la Mort).

21" L'.Vbside de Notre Dame 12).

22" Tombeau de Molière.

(i) Imprimé tour à tour sur papier gris, bleu et vert.

Cmhr* éitmit.

Nous avons omis intentionnellement, dans la nomenclature ci-contre, le Fluctuât nec mergitur, qui n'a pas été publié, mais seulement tiré à quelques épreuves d'essai, ainsi que la pièce de vers: O fin dégustiitcur également restée inédite.

VENTES : Anonyme, (mai 1904), 31 fr. ; Anonyme, mai 1905 (C" Mathéus), 5 fr. ; Bouvrain (1906), 2 épreuves, 1 1 fr.

C'est au verso de ce cuivre que Meryon a gravé le b.mn-froid chevrier (Voir le n» 44).

Dans la collection de M. N. A. Hazard, se trouve une épreuve tirée sur la planche biffée.

Ce titre a été copié par M. E. Gosselin ; on lit sur sa copie, l'inscription suivante : eaux-fortes sur PARIS d'après c. meryon, e. gosselin fecit mdccclxxxi.

Au sujet de sa série sur PARIS, Meryon a consigné dans ses obscrvutions manuscrites, diverses observations dont nous extrayons ce qui suit :

La chalcographie n'eut pas la bonne inspiration d'acheter au graveur ses cuivres, et les lui a laissé détruire dans des jours de profonde amertume. Je ne discuterai pas ici les devoirs de cette institution, qui me semble fondée dans un but au moins fort bienveillant pour les graveurs ; je n'ai d'ailleurs pas eu l'occasion, pour ma part, d'être en rapport avec elle, mais je puis dire immédiatement que je ue saurais me plaindre en aucune façon qu'on ne m'ait pas proposé d'acquérir mes planches, doutant même que pareil fait entre dans ses attributions et en second lieu je m'applaudis plutôt de la détermination que j'ai prise de les détruire. Je regrette seulement que l'état peu satisfaisant de mes finances ne m'ait permis avant la destruction de ces planches, qus de faire faire un trop faible tirage de ces vues qui m'ont demandées beaucoup de peine et de temps. Hormis cette circonstance, ma conviction est que j'ai sagement agi, et qu'il serait à désirer que pareille mesure fut toujours prise. En effet de la conservation indéfinie il doit résulter de nombreux inconvénients : en premier lieu, c'est une cause d'arrêt, de stagnation dans la production, parce que le plus souvent les éditeurs qui ont ces planches entre les mains, s'illusionnent sur leur valeur, sont moins portés encore à en faire faire de nouvelles

En second lieu il en résulte presqu'immanquablement une exploitation abusive et au fond préjudiciable à tous, par le tirage indéfini des planches, jetant ainsi dans la circulation des épreuves inférieures qui émoussent le goût et appellent l'indifférence

Ce sont donc ces considérations réunies qui me font dire qu'il serait a désirer que des règles fussent adoptées à cet égard, dans l'intérêt des gens du métier, comme dans celui des acquéreurs. Ne serait-il pas possible par exemple que lors de l'émission d'une œuvre, le tirage n'en fut déterminé tout d'abord la destruction de la planche exigée?

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