LA MORGUE
(H. o,3ij millim. L. 0,190)
1854. 3' ct.it.
jCat. Pli. iiurty, n* so — 0 ejals décrits).
I" Etat. A l'eau-foife pure ; le groupe fonué par le sergent de ville et les personnages tenant un noyé, n'est pas terminé ; le sergent de ville a sa coiffure et ses vêtements presque blancs; les fumées sortant des cheminées sont indiquées, mais non modelées. Collection de M. B. Macgeorge,
a* — Presque terminé ; avec une interruption du T. C. à G., et avec un blanc ayant la forme d'une étoile, au-dessus de l'homme debout sur le parapet, à gauche. Etat reproduit. Collection de M. et M°" A.'Curtis (épr. de la coll. NVasset).
3* — Terminé, mais avant toute lettre. Bibliothèque publique de New- York, British Muséum, M. M. B. Macgeorge, H.-S. Theobald (cpr. dédiée .i Gustave Salicis).
4* — Avec le nom et l'adresse de Mcryun, ainsi que la date. Bibliothèque Nationale, MM. Alf. Beurdeley, G. Eissler, Lotz-Brissonneau (épr. de la coll. Le Secq), B. Macgeorge, etc.
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5" Etat. Avec le titre. On lit en marge : la morgue 1860, sur une maison à droite : sabra dentiste du PEUPLE, sur une autre à gauche : hôtel des trois balances meublé, et en H. à G. : C. M. en monogramme. Les inscriptions de l'état précédent sont enlevées. British Muséum (épr. de la coll. Burty).
6" — Sous le titre, on lit : a delatre imp. r. s' Jacques 265, et dans le H. à D. 11. Collection de M. Ragault.
7" — Les mots : imagerie religieuse, exportation, ajoutés sur une des maisons du fond. British Muséum (épr. de la coll. Burty, portant : Bon à tirer (vingt épreuves C. M.).
VENTES : J. Niel (1873), 2= état, 155 fr. ; 4» état, 55 fr. ; Burty (1876), i" état?, 125 fr. ; Wasset (1880), 2' état, 425 fr. ; Monnerot (1884), 4' état, 105 fr. ; Anonyme, mai 1904, 4" état, 700 fr. ; Wickham Flower (Londres, 1904), 4" état, 2,255 fr. ; Le Secq des Tournelles (1905), 4' état, 1,650 fr. ; H. de R. et V" de K. (H. de Roissy, 1906), 7» état, 30 fr. ; V. Bouvrain (1906), 4" état, 400 fr.
Aux yeux de quelques amateurs, cette pièce est peut-être la plus remarquable de tout l'œuvre. Il était impossible de tirer un parti plus émouvant d'un coin de maisons qui, dans la réalité, étaient loin de produire sur l'âme une semblable impression. Ces toits bizarrement superposés, ces anf^les qui se heurtent, cette lumière aveuglante qui rend si frappante l'opposition des masses d'ombre, ce monument qui prend sous le burin de l'artiste une vague ressemblance de tombeau antique, offrent à l'esprit je ne sais quelle énigme dont les personnages vous disent le mot sinistre ; la foule groupée, penchée sur le parapet du quai, regarde un drame qui se passe sur la berge : un cadavre vient d'être retiré de la Seine ; une petite lille sanglote ; une femme se renverse en arrière, éperdue, étouffée par le désespoir; le sergent de ville donne aux mariniers l'ordre de porter à la Morgue cette épave de la misère ou de la débauche (Ph. Binty, L"(Kuvre de M. Charles Meryon).
Cette pièce a été copiée par M. Edni. Gosselin ; sa copie, sans aucune lettre, ni signature, mesure
212 millini. de H. sur 190 de L.
Il existe également de la Morgui; une auto-gravure de dimension exacte, publiée à Londres en 188
(voir à la section des copies).
Nous donnons, conjointement .H la reproduction de l'eau-forte, le fac-similé réduit, d'un dessin il la mine de plomb de la Morgue, faisant partie de la collection de M. et M"* A. Curtis.
Cm'rre ditrmil.