COLLEGE HENRI IV
(L. 0,410 millim. H. o,2îo)
éiat.
(Cat. Ph. Burty, □" 83—6 états décrits).
i"Etat. Non terminé; avant le ciel, avant les maisons contre la bordure à gauche, et avant l'Eglise S' Etienne-du-Mont. Etat reproduit. British Muséum, Bibliothèque publique de New-York M. L. R. Garnier (épr. des coll. Ph. Burty et S. Haden).
2° — Avec les maisons contre la bordure à gauche, avec l'Eglise S' Etienne-du-Mont et les montagnes du fond, mais avant le ciel, avant le monogramme et avant toute lettre. Collection de M. G. Petitdidier.
3° — Terminé ; avec la mer et les bateaux à l'horizon, mais avant la lettre et le monogramme.
4' — Encore avant le monogramme, mais avec la lettre. On lit sous le T. C. à G. : Itnp. Picrron, r. Montfaucon, /, à D. : C. M. F^"' i86j-6^, puis en marge: Paris, rochoux, Quai de l'Horloge, ip.
COLLÈGE HENRI IV, OU LYCEE NAPOLEON, AVEC SES DEPENDANCES ET CONSTRLXTIONS VOISINES.
Cette pièce qui, à notre sens, a un côté très-sérieux, indépendamment de quelques particularités ayant trait à son exécution, que nous passons ici sous silence, lesquelles peuvent lui prêter de l'intérêt ; n'est pas encore terminée, comme il est facile de le voir, maintes corrections devant y être faites : mais nous offrons telles quelles ce nombre d'épreuves (joj, de cet état spécial, que nous avons dédié, dans notre pensée, à ces adeptes entièrement dévoués à la cause une et absolue du vrai et du bien, ayant pour notes quelque sympathie ; {avec nos maladresses, bien apparentes ici, non sans intérêt encore pour la critique ;) espérant que ce présent mode ^expression de notre manière de voir {hilare et fort risqué, nous le sentons, mais sincère.) trouvera accès auprès d'eux, s'ils veulent bien prendre la peine d'interpréter les choses qui se voient figurées ci au-dessus de la représentation positive ; nous en reposant, pour les meilleurs conclusions et parti-pris subséquent sur leur plus grande pénétration, science, volonté et force : et surtout enfin sur leur plus parfait état de grâce auprès du Divin Maître qui nous guide dans les opérations de notre esprit, dans nos déterminations, exauce ici-bas nos vœux, et nous donne assistance pour la réalisation de nos entreprises. — Paris, ce i^ Janvier 1864. Bibl. publique de New-York.
y dut.
5° Etat. Encore avec la mer et les bateaux et la même légende; le monogramme de Meryon est ajouté dans le milieu du haut. De plus, on lit sous la légende, gravé à l'eau-fortc par Meryon : * plus lo de celui-ci et un * a été ajouté au-dessus des mots : cet état spécial. Etat reproduit. British Muséum.
6" — La mer et les bateaux sont effacés, et remplacés par des maisons. Sans autre lettre que l'adresse de Pienon et la date qui subsistent de l'état suivant. Avant le cartouche et les deux médaillons
du haut. British Muséum.
7° — Avec une nouvelle lettre. On lit sous le T. C. à G. Imp. Pierron... etc., à D. l86j-6^, puis dans la marge : vue a voi. d'oiseau du collèce henri iv ou lycée napoléon, grand et petit collèges. Avec les jardins qui en dépendent et les constructions avoisinantes frise du sommet du panthéon, paris dccclxiv. Etat reproduit.
8* — La lettre encore changée. On lit: vue a vol d'oiseau du collège henri iv ou lycée napoléon, GRAND ET petit COLLÈGES. Avcc Ics jardius qui en dépendent et les constructions avoisinantes. Prise de la lanterne du Panthéon ; exécutée sur la décision et aux frais de sociétaires du dit Etablissement, Maîtres et F.léves ; dans le but- de conserver la mémoire de ce séjour, mais surtout, de leur part, dans une pensée protectrice et de sollicitude pour VArt ; Vauteur, simple et bien faible interprête en cela iF opinions plus générales, y ayant placé (si inférieur que puisse être la présente oeuvre), outre les personnages donnant ridée de la vie qui anime ordinairement cet asile, quelques autres figures, ou groupes allégoriques, par lesquels il s'est proposé d'exalter les vertus et les exercices du corps, sanctionnés par Vexpèrience et la sagesse humaine; car il appert présentement que cette école, si dure soit elle, nous a été imposée en ce monde par le créateur, à nous tous qui tenons à conserver une organisation forte, pure, et notre dignité ; devenant même, suivant toute apparence, plus nécessaire à mesure que /'humanité, confiante en sa foi, mais toujours s'a (faiblissant, marche vers favenir : i la Jeunesse, surtout, le plus souvent jalouse, comme tfintuition providentielle, de la stricte observance de ces devoirs sacrés ; ce pourquoi l'on peut alors, en des cas extraordinaires, s'en reposer plus particulièrement sur elle ; toutes pratiques et vacations auxquelles il nous faut courageusement nous astreindre et qu'il convient d'accepter sans contestations, notre intelligence première ne nous suffisant pas pour bien apprécier d'abord Purgence d* ces sujétions. Paris, Août 1S64.
7* état.
VENTES : J. Niel (1873), i" état, 05 fr. ; 6" état, 55 fr. ; Ph. Burty (1876), i" état, £7.00; 5' état, £3.3.0; Le Secq des Tounielles (lyoj), 5' état ? 165 fr. ; 8« état ? bon à tirer, ç août 1864, 300 fr. ; V. Bouvrain (1906), 4° état, jï fr. ; 7' état, 22 fr.
Cette planche, éditée par Rochoux, avait été commandée h Meryon par deux de ses admirateurs, Philipon et de Salicis.
M. Frederick Keppel possède une épreuve tirée sur le cuivre biffé; la collection de M. Macgeorge, renferme deux dessins du Collège Henri IV.
Dans cette pièce reproduite textuelle et minutieuse de la réalité, j'ai apposé au milieu du trait supérieur deux médaillons portant les effigies de deux souverains sous l'invocation desquels est placé le
Lycée, Henri IV et Napoléon III Entre ces médaillons, une tablette sur laquelle on lit la devise
latine par laquelle je me suis proposé de résumer la pensée qui avait présidé à mon œuvre. Dans cet état, le fond est en tous points, gravé avec une précision allant presque jusqu'à la minutie. Je citerai vers le centre du collège à la façade du corps de logis mitoyen donnant sur une des cours, un cadran solaire en pierre
s'élevant sur le toit; dans le coin à gauche une partie de S' Etienne-du-Mont dans l'angle en haut et
à droite S' Médard, tout à fait à la limite du coin à gauche, le pavillon d'entrée sur le quai de l'Entrepôt des vins, au-dessous du médaillon de droite, la prison S'» Pélagie où l'on peut distinguer les guérites
des fonctionnaires A l'aplomb encore de ce médaillon vers le centre, en partie dans l'ombre, l'entrée
de la rue Copeau Usant de mon droit d'auteur pour cette pièce, j'ai indiqué par mes initiales C. M.
une maison rue S' Etienne-du-Mont 26 que j'ai habitée pendant un laps de temps, où j'ai fait ma suite intitulée : Eaux-fortes sur Paris. A proximité une autre ou j'ai connu ou plutôt vu et entendu quelquefois une jeune fille (i) dont je m'étais inconsidérément épris à cause surtout de sa fort gracieuse voix laquelle me mit plus d'une fois à la torture et qui eut une assez grande influence sur certains événements de ma vie mais influence plutôt, hélas I néfaste. (Extrait d'une lettre de Meryon, parue en 1864, dans V Union des Arts.)
(i) M"* Henriette Neveu.
Cuivre détruit.