La Nativité
La Nativité représentée dans un vieil édifice qui tombe en ruines. Sur le piédestal d'une colonne qui s'élève à la gauche de Testampe, on lit: VIRTV8 ASCENDIT, et dans celui d'une colonne semblable, qui est à droite, est écrit: NICOLETO DA MO- DENA. Au-dessous de ce nom, on remarque un'^] petit vase placé au-dessus de deux rameaux de laurier qui se croisent, et qui sont accompagnés des lettres P (Fig. 1 3. g.), dont nous ignorons la signification, mais qui dénotent vraisemblablement le nom de celui, d'après lequel Nicoleto a gravé cette estampe. Au milieu d'en bas, un cartouche offre les mots:
Qui se humiliât, exaltahitur.
Hauteur: 13 p. 2 lig. Largeur: 8 p. 5 lig.
5. La Vierge assise, La' Vierge assise au milieu de l'estadipe, sur une botte', adossée contre un groupe
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d'arbres. Elle a sur ses genoux l'enfant Jésus qui est assis sur un coussin, tenant un oiseau de la main gauche, et de l'autre donnant la bénédiction. Le bas de l'habit de la Vierge a une bordure, dans laquelle on lit: Q3 PVLCRA ES ET DECORA FILIA lERVSALE. Le nom de NICOLETO . DAMO- DENA est écrit au milieu d'en bas. Le fond présente un paysage avec une large rivière
Hauteur: 5 p. 5 lig. Largeur: 3 p. 10 lig.
6—20. La Vie de la Vierge.^)
Suite de quinze estampes.
Hauteur: 8 p. 3 lig. Largeur: 6 pouces.
6) V annonciation. L'ange Gabriel est à genoux à la gauche de l'estampe, tenant un rameau de lis de la main droite. Il est tourné vers la Vierge qui se lève de son prie -dieu, et qui par des gestes de ses deux mains semble exprimer son étonnement. Le fond ofiFre une chambre voûtée, avec une colonne qui occupe le milieu de la planche.
*) Heineke attribue ces quinze pièces à Sandro di Boticeilo., (Dict. p. 213.)
Mil. Fol R
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7) La Visilalion. La Vierge et Ste. Elisabeth sont debout au milieu de Testampe; elles se saluent en se serrant les mains.
A gauche, derrière la Vierge, on voit St. Joseph, s'appuyant sur son bâton de ses deux mains ; à droite, derrière Ste. Elisabeth, est St. Zacharie, tenant un bâton dela main droite, et de Tautre relevant son manteau. Ces quatre figures sont sur un terrain magnifiquement pavé, en face d'un temple à colonnes qui occupe toute la largeur du fond.
8) La Nativité, Presque au milieu de ce morceau, la Vierge adore à genoux l'enfant Jésus nouvellement né, couché à terre sur de la paille. St. Joseph est debout auprès, à la gauche de l'estampe. Au-delà de la Vierge, à droite, est une étable, dans laquelle on remarque l'âne et le boeuf.
On voit dans le fond à droite un ange annonçant la nativité de Jésus à des bergers assemblés sur une colline. Dieu le père, dans une gloire d'anges, apparoît au milieu du haut de l'estampe.
9) La présentation au temple. Au milieu de l'estampe on voit St. Siméon tenant l'enfant Jésus tout nud et assis sur une espèce
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d'autel de forme hexagone. La Vierge est debout à droite, et St. Joseph qui porte deux pigeons, arrive du côté opposé.
Ces trois figures se trouvent sur un terrain magnifiquement pavé en avant d'un temple.
10) Jésus Christ à Page de douze ans, disputant au temple avec les docteurs de la loi. On voit le jeune Jésus debout sur une estrade au milieu du fond. Les docteurs sont assis aux deux côtés du temple, à l'exception de deux qui se tiennent debout au-devant de l'estampe, l'un, vu de profil, à gauche, l'autre, vu presque par le dos, à droite.
11) Jésus Christ en prière à la montagne des oliviers. On le voit dans le fond à droite, tourné vers l'ange qui lui apporte un calice. Ses trois disciples dorment audevant, l'un couché sur le dos à gauche, le second assis à droite et ayant la tête appuyée sur ses deux mains, et le troisième couché au milieu, à une petite distance.
12) Jésus Christ insulté dans le prétoire.
Il est assis sur une espèce de trône ménagé au milieu du fond, sous une voûte. Sa
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tête est couronnée d'épines, et ses yeux sont couverts avec un bandeau. Il soutient un globe de la main gauche, et porte de l'autre un roseau. Il est entouré d'un grand nombre de Juifs qui l'outragent de différentes manières, et parmi lesquels on en remarque un qui, debout à la gauche du Christ, lui donne un coup de poing sur la tête. .
1 3) La flagellation. Jésus Christ est debout au milieu de l'estampe, placé contre une colonne, à laquelle il est lié par le corps et par les mains avec des cordes.
Il est flagellé par deux bourreaux armés de fouets. Celui à la gauche de l'estampe tient Jésus par la corde. On remarque vers le haut du fond une loge, de laquelle deux juges regardent, et dont celui à gauche tient une baguette.
14) Le portement de croix, Jésus, portant sa croix, dirige ses pas vers la droite, escorté par un grand nombre de soldats armés de piques, dont le commandant monté à cheval, lève une masse d'armes sur St. Jean et la Vierge qui se voient audevant de la gauche, et qu'il semble vouloir empêcher de suivre le sauveur.
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15) Le crticifiemeiiL Jésus Christ est à la croix au milieu de l'estampe, entre les deux larrons. Au bas des trois croix est un grand nombre de soldats à pied et à cheval. Au milieu du devant se voit la Vierge évanouie entre les mains de plusieurs saintes femmes, parmi lesquelles se fait remarquer celle au-devant de la gauche, qui est à genoux et vue presque par le dos.
16) La résurrection. On voit le sauveur au milieu de l'estampe, sortant de son tombeau. Il tient une bannière de la main gauche, et fait de la main droite élevée un geste comme pour marquer sa résurrection. Six gardes dorment couchés par terre autour du tombeau. On remarque particulièrement celui qui est couché à plat ventre sur un grand bouclier qui est sur le devant de la gauche. Le calvaire et les trois croix se voient daifs le lointain à droite.
17) La (ransfigtiration. Jésus se voit au milieu du haut de Testampe. II est debout sur un nuage, entouré de rayons et accompagné de quatre anges qui l'adorent, deux en Tair, deux autres à genoux
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sur des nuages. Les douze Apôtres, el la Vierge que Ton remorque à droite, sont à genoux en bas, dans un demi-cercle.
18) La penfecôte. Le S. Esprit descendant sur les Apôtres el la Vierge réunis dans une salle, au haut d'un bâtiment, autour duquel sont rassemblés des habitans de Jérusalem qui marquent leur étonnement. On distingue, vers la droite, un homme qui est debout, avec les jambes écartées, et faisant des gestes de ses deux mains. A ses pieds est un chien qui aboyé.
19) Dieu couronnant la Vierge au ciel.
Dieu est assis au milieu du fond de l'estampe, sur un trône. Il met de ses deux mains une couronna royale sur la tête de la Vierge qui est à genoux devant lui, vue presque par le dos, et ayant la tête tournée vers la droite. On voit aux deux côtés du trône un grand nombre d'anges et de Saints. Quatre de ces derniers sont à genoux sur le devant, près des trois marches de l'estrade, sur laquelle le trône est érigé. Celui de ces quatre Saints qui est à droite, a la tête couverte d'une mitre.
29) La Vierge présentant à Si, Jean /'é-
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vangéliste un scapttlaire. La Vierge se voit au milieu du haut de l'estampe, assise sur des nues, et entourée de rayons ainsi que d'une gloire d'anges. Elle présente de ses deux mains un cordon à St. Jean Tévangéliste qui le reçoit, les mains tendues en haut. Ce Saint, vu par le dos, est à genoux à droite, près dû tombeau de la Vierge qui est rempli de fleurs. Le fond offre on paysage.
Les planches de cette suite ont été retouchées par un vieux maître qui cependant ne parott pas avoir été Nicoleto même, mais quelque graveur ttioins habile. En confrontant les épreuves des planches retouchées avec les premièœs épreuves, il se manifeste que celles-ci sont d'une taille délicate , que les airs de têtes ont de l'expression, et qu'il y règne en général de l'harmonie, tandisque, dans les épreuves retouchées, le burin est sec, les traits sont grossiers, le dessein de plusieurs têtes a perdu sa grâce et même sa correction , et en général l'eff'et du clairobscur a été altéré. Voilà ce que nous pouvons dire en général sur les difl^érences qui se trouvent entre les premières
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épreuves et celles tirées des planches retouchées. Cependant il y a neuf pièces de la seconde impression qui ont des différences essentielles et que nous allons indiquer ici; savoir:
6) V annoncialion.
7) La Visitation.
8) La nativité Le licou de Tâne, fait de courroies dans la première épreuve, consiste en une corde tordue dans l'épreuve retouchée.
9) La présentation au temple. S. Siméon est représenté debout, portant sur les bras l'enfant Jésus emmailloté. L'autel, et -l'enfant nud assis sur cet autel, sont entièrement supprimés. On aperçoit encore sur l'habit de S. Siméon les traces d'un losange, dont un des pans de l'autel a été décoré. De plus, la frise du temple, blanche dans la première épreuve, est couverte de tailles dans l'épreuve retouchée.
10) Jésus Christ à Fâge de douze ans, disputant au temple avec les docteurs de la loi. L'auréole du Saint qui est debout au-devant de la droite, blanche dans la première épreuve, est couverte de tailles dans l'épreuve retouchée.
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11) Jésus Christ en prière à la montagne des oliviers.
12) Jésus Christ insulté dans le préfoire.
La tête du Christ est couronnée d'épines, tandisqu elle ne l'est pas dans la première épreuve.
1 3) La flagellation. Cette planche a subi des changeraens très -considérables. Le Christ et les deux bourreaux sont d'un autre dessein et dans des attitudes entièrement difiFérentes. Le bourreau à gauche est armé d'une verge, et il a sa main gauche posée sur l'épaule du Christ. Le bourreau à droite est vu par le dos, et tient de la main gauche la corde, avec laquelle le Christ est attaché à la colonne.
Les deux cintres qui dans la première épreuve se réunissent au sommet de la colonne du milieu, sont effacés. Le fût de cette colonne est beaucoup plus gros, et son chapiteau supporte un architrave qu'on ne voit qu'en partie, mais qui s'étend sur toute la largeur du bord supérieur de la planche. Le dessein de ce morceau est très -mauvais et tellement changé et altéré, qu'on croiroit voir une planche nouvelle, si l'on n'y trouvoit pas
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les traces de la draperie supprimée du bourreau placé à droite dans la première épreuve.
14) Le portement de croix, La croix en blanc sur les parties larges du bois dans la première épreuve, est couverte d'ombres dans les mêmes parties sur l'épreuve retouchée. De plus, on lit les lettres S. P.
Q. R. sur l'étendard que porte un des Juifs, lesquelles ne se trouvent point sur la première épreuve.
15) Le crucifiement Le cavalier le plus avancé à la gauche de l'estampe, a un éperon au pied, tandisque dans la première épreuve il n'en a point.
16) La résurrection.
17) La transfiguration. Les auréoles de la Vierge et des deux apôtres, entre lesquels elle est à genoux à la droite de l'estampe, blanches dans la première épreuve, sont couvertes de tailles dans l'épreuve retouchée.
18) La Pentecôte.
19) Ditu couronnant la Vierge au ciel.
Les bancs placés près du trône à la droite de l'estampe, sont ombrés sur les parties qui sont en face du spectateur, tandisque
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dans la première épreuve ces mêmes bancs ne sont qu'oii trait et sans toute omlyre. Il en est de même du fronton, dont le trôûe est orné au milieu d'en haut. Ce fronton, blanc dans la première épreuve, est couvert d'ombre dans la s'econde.
20) La Vierge présentant à St. Jean tévungéliste un scapulaire.