‹ Le peintre-graveur (volume 2)Chapitre 181 sur 285 · Justice de Trajan · texte numérisé non relu

Justice de Trajan

Ce morceau représente un conte de Paul Diacre, suivant lequel l'empereur Trajan touché par les instances et les larmes d'une pauvre veuve, lui rend justice contre le meurtrier de son fils, au moment même que cet empereur étoit pressé de se mettre en marche avec son armée contre les ennemis. Ce même Paul Diacre rapporte, que St. Grégoire, en se promenant un jour à Rome sur la place de Trajan, s'arrêta devant un basrelief, où cet acte de justice, dont on vient de parler, étoit représenté; il en fut tellement touché, qu'il se mit à prier dieu de sauver de l'enfer l'ame de cet empereur payen. On voit le monarque à cheval, montrant aux généraux qui l'accompagnent, la veuve à genoux sur le devant de la droite, soutenant le corps mort de son fils tué. Vers le

JEAN MâR1£ D£ BRESSE. 3(3

haut de ce même côté on aperçoit le pape Grégoire le saint, sur un balcon priant dieu que l'on remarque sur un nuage au milieu du haut de l'estampe.

Sur un des côtés du balcon est écrit:

DIVVS GREGORI^ Sur la frise d'une arcade on lit : IKCORRVPTAE IVSTICIAE SEM- PITERNVM EXEMP. Dans cette môme frise, tout près du bord gauche de l'estampe, se trouvent les mots FOR. TRAIANL Au milieu du haut de l'estampe le nom du graveur est ainsi marqué: OPVS FRIS (fratris) 10. MARIAE BRIXIENkSIS OR. CARME- LITARVM. MCCCCCII.

Hauteur: 12 pouces. Largeur: 8 p. 4 lig.

Appendice.

Nous croyons devoir ajouter ici une pièce citée par [[eineko dans son dictionnaire des artistes etc. Tome III.

Page 327, par ce que les inscriptions qu'elle porte, ne laissent aucune doute qu'elle ne soit gravée par Jean Marie (le Bresse; mais ne l'ayant jamais vue nous -môme, nous ne saurions pas la détailler d'une manière circonstanciée.

Une Vierge avec l'enfant Jésus dans

des nuées et dans un rond. Pièce in folî Au bas: DEO MAX. BEATISS. THEOLOG ALIISa Caelicotis a EELIAE CAPEEOI amico cariss. FR. 10. MA. BREK. CAEMELIT DICAVIT. M. D. n.

Nous croyons ne pouvoir mieux faire que de transcrire ici ce que dit de ce maître Tabbé Zani.

„Le père Orlandi, dans tAbcedario pit- JoricOy Table A des marques, nomme ces „deux de Bresse ^ en les disant frères, et „reconnoît pour religieux de son propre „ordre le seul Jean Marie. Le Baron Hei- „neke au contraire (Dict. T. III. p. 327- ,,328) les croit frères laies l'un et l'autre, „et l'abbé Mauro Boni dans se» lettere sui „primi Libri di Stampa di alcuni città et Jerre deiritalia superiore, page 122, les „confirme comme detkv célèbres frères Religieux Carmes. Il est donc probable que „Z). Mauro, amateur zélé de tout ce qui re- „garde la Typographie, la Zilographie, la „Xilographie et la Calcographie , lors- „qu il se trouvoit à Bresse pour faire ses

3i6 JEAN ANTOINE DE BRESSE.

„recherches sur le premier des arts men- „tionnés, y a pu vérifier ce qu'il a avancé." „ravoue cependant que je trouve dans „le très-petit nombre des estampes de Jean „Marie, qu'il s'y nomme dans toutes Fratc „(lcirordinc Carmciitano : et dans celles de ,,Jean Antoine, qui sont en plus grand nom- „bre, je lis simplement son nom et le sùr- „nom de sa patrie : 10. AN. BX., c'est-à-dire ,,Joannes Anlonius Brixiensis" Voyez Zani Materiali; page 133. Note 55.

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