LE VŒUX
y. FoJ. A
On a une suite de cinq estampes qui représentent la vie de Tenfant prodigue, et qui sont gravées d'après des dessins de Corneille de Wael. Le graveur de trois de
ces pièces est anonyme, les deux autres
ont été exécutées par un nommé Jean Bapt. de Wael, qui y a marqué son nom et Tannée 1658. Cet artiste, contemporain de Corneille de Wael^ ou peut-être son fils , est absolument inconnu.
En comparant ces deux estampes avec les quatorze morceaux dont nous donnons ici la description, et qui portent pareillement le nom de Jean Bapt. de Wael, il devient évident que ces dernières ne peuvent pas être l'ouvrage du Jean de 1658, tant elles en diffèrent et pour la composition , et pour le dessin et la pointe. Il n'y a donc pas à douter que leur auteur ne soit ce Jean Baptiste de Wael qui, suivant Descamps, fut le père de Corneille de
Wael.
L'histoire de ce Jeun, que dbus voulons nommer le vieux, est de mme peu connue: nous savons seulement par Houbraken [T. I. p. 42] qu'il naq™ à Anvers en 1557, qu'il fut disciple d^ François Frank de Herentak, qu'il voyagep avec un autre peintre, nommé Jean de'Mayer, à Paris, qu'il y acquit de la fortune, et qu'il mourut en 1 633.
Antoine van Dyck a gravé son portrait dont l'inscriptioif nous apprend, que Jean de Wael le vieux a été peintre de sujets ornés de figures. Toutefois ses tableaux n'existent qu'en très petit nombre: il faut parcourir beaucoup de galeries et de cabinets avant d'en rencontrer un seul. Il en est de même denses estampes: on ne les trouvé que très raremen(|^ et les auteurs des catalogues les ont absolument ignorées. Il est possible qu'elles soient moins rares en Italie, vu qu'elles ont été mises au jour à Rome chez Vincent Billy. Ces estampes décèlent le grand mérite de leur auteur par un dessin ingénieux et savant, joint à une pointe ferme et pleine d'esprit.
ŒUVRE