‹ Le peintre-graveur (volume 3)Chapitre 166 sur 325 · I. VAN OSSENBEECK · texte numérisé non relu

I. VAN OSSENBEECK

Jean ou Josse van Ossenbeeck, né à Rotterdam vers 4 627, s'arrêta en Italie pendant plusieurs années. II peignit des paysages ornés de figures , de chevaux et d'autres animaux, dans le goût de Pierre van Laer. Ses tableaux sont d'une composition agréable. Il y a mêlé des grottes, des chutes d'eau et des cascades avec des ruines , des temples , des mausolées et des fabriques délabrées. II a souvent représenté des foires et des manèges , pour avoir plus d'occasion de placer à propos différentes espèces d'animaux qu'il dessinoit et peignoit aussi bien que ses petites figures. Son coloris est excellent : il joignoit à la force des Italiens le fini des Flamands. On disoit de lui qu'il avoit rapporté Rome dans les Paysbas; et cette observation est juste en plus d'un sens ; car outre le goût de peindre de l'école Romaine, il n'a jamais fait de tableaux , sans y mettre des études de Rome.

Ossenbeeck quittant Rome alla à Vienne avec Nicolas van Hoje qui y fut appelé en qualité de peintre de Fempereur. Il a depuis travaillé en plusieurs autres villes de l'Allemagne, savoir à Francfort, à Ratisbonne etc. Il mourut, suivant Pilkington, en 1 678, âgé de cinquante et un ans.

Nous avons de ce maître cinquante-neuf estampes dont 27 sont gravées d'après ses tableaux de différens peintres. Il paroît que notre artiste a gravé ces estampes à des époques très différentes de sa vie; car elles sont très inégales à Tégard de leur mérite. Celles qui réunissent le plus de goût dans le dessin et de la facilité de pointe, sont les numéros 6, 8, 16, 20, 25, 26 et surtout les quatre grandes pièces qu'il a exécutées d'après S. Rosa, Pierre van Laer, et Simon de Vlieger. Les estampes de Jean van Ossenbeeck sont difficiles à trouver, les bonnes épreuves en sont môme rares.

DE J. VAN OSSENBEECK.

PIÈGES GBAVÉES d'aPRÈS SES PBOPBES

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