V. Vol. Z
,,et ea France, avant que de reparoître „dans son pays.**
,,A son retour en Hollande , il fut char- „gé de peindre plusieurs plafonds et de ^grands tableaux dans des salions et d'au- ,,tres appartemens de maisons royales de ,,la Hollande. On fut étonné de la pronap- ,,titude, avec laquelle il exécuta, avec son ,,ami Glauber, les tableaux dans la salle à ,, manger du château de Soestdycky pour ,, Marie reine d'Angleterre.**
,, Albert est mort très vieux, le 17 Juillet ,,1714; il avoit tant de facilité qu'il pro- ,,duisit plus d'ouvrages qu'aucun peintre. ,,Son mérite est constaté par ceux qu'il a ,, laissés.**
Ce peintre s'est amusé à graver. Ses estampes forment un oeuve de vingt -six planches où il a représenté des paysages dans le genre du beau idéal. Ces pièces offrent des sites agréables, embellis de fabriques intéressantes, de restes de temple, de mausolées, de fontaines et d'autres monumens antiques et ruinés. Il a employé ces accessoires en grand nombre, mais il les a distribués et placés d'une manière savante et avec goût. Ses paysages ont cela
de particulier qu'il y a peu d'arbres ou d'autre verdure; les terrains s'y succèdent d'une manière excellente, et contribuent à merveille à la dégradation et à l'enfonce- ' ment du paysage par leurs formes et la chaîne qui les lie. Au reste les estampes de notre artiste sont généralement d'un bon effet, quoiqu'il n'y ait point mis de fini: Meyeringh les a gravées d'une pointe forte et légère qui décèle la main d'un dessinateur très exercé. Le travail en est ouvert , large , et produit à l'eau- forte seule, sans être mêlé ni de burin ni de pointe sèche.
D'ALBERT MEYERINGH.