‹ Le peintre-graveur (volume 3)Chapitre 289 sur 325 · DU SART · texte numérisé non relu

DU SART

Corneille Dusart ou du Sart naquit à Harlem, en 1665. II est celui des élèves d'AdnVw van Ostade qui a le plus approché du mérite de son maître qu'il n'a cependant pas atteint, quant à Texécution pittoresque, quoiqu'il soit plus noble dans ses compositions et plus spirituel dans ses conceptions. Ses sujets sont pleins de gaieté: ils représentent des scènes du bas peuple. Ses figures n'ont point d'élégance, mais il y a la plus grande vérité dans l'expression de leurs caractères. Son coloris est transparent, sa perspective est exacte, et ses couleurs locales sont vraies. Il est mort subitement en 1704, à l'âge de trente-neuf ans. Corneille du Sart nous a laissé différentes estampes faites d'après ses propres dessins. Les unes, gravées à l'eau -forte, sont au nombre de seize. Elles offrent le travail d'une pointe nette et pleine d'esprit, mêlé de burin et de pointe sèche. Les autres

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sont gravées en manière noire et terminées avec beaucoup de soin. Leur nombre n'a pas encore été déterminé au juste, mais nous sommes persuadé que du Sart n*est point le graveur de toutes les pièces qu'on lui attribue communément. Il est vrai que parmi les est^n^pes que /. Qole ^ e^^écutées d'après des dessins de du Sart, il y en a plusieurs que des amateurs seroieni embarrassés de distinguer d'avec celles gravées par du Sart môme ; cependant, en les examinant bien, on aperçoit dans les premières quelque chose de roide à l'égard du dessin, joint à, une trop grande pratique du mécanique de la gravure, tandis que les pièces de du Sart offrent un esprit d'originalité dans le dessin, et un certain défaut dans le maniement du scalpel. N'ayant voulu assigner une place dans ce catalogue qu'aux estampes qui viennent incontestablement de la main de du Sart, nous avons écarté toutes celjes sur lesquelles nous n'avions pas celte même certitude.

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