‹ Le peintre-graveur (volume 4)Chapitre 11 sur 90 · Arabesque. Au bas une sirène, au-dessus d'elle un · texte numérisé non relu

Arabesque. Au bas une sirène, au-dessus d'elle un

Alart Giaessen, d'Amsterdam. ^ 45

écusson avec le monogramme, ensuite une chimère ailée. Fond noir. H. 5 p. 2 1. L. 2 p. Collection Albertine à Vienne.

136. Arabesque. En bas, un enfant tient un instrument ressemblant à un cor. En haut, un rinceau d'ornements se terminant par deux fleurs. Fond noir; pièce non signée. H. 4 p. 6 1. L. 11 p. Collection Albertine à Vienne.

137. Arabesque. Au bas un vase avec rinceaux d'ornements, au milieu un médaillon avec un buste de taureau ailé; au haut deux dauphins et ornements de feuillage. La signature est à la gauche du bas. H. 4 p. 6 I. L. 11 p. Collection Albertine à Vienne.

138. Arabesque. Un ornement touffu de feuillage occupe les deux côtés de l'eàtampe et aux extrémités on voit des masques. Au haut une tablette avec le monogramme. Fond noir. H. Ip. 11. L. 11 1. Cab. Detmold, No. 328 du Catalogue.

139. Arabesque aux deux Sphinx. Au milieu un vase, à la base duquel se trouvent deux dauphins ; aux côtés deux Sphinx dont le premier porte des cornes entrelacées, le second des oreilles d'âne. H. 1 p. 4 1. L. 2 p. 9 1. Heller, Additions à Bartsch.

140. Portrait, à mi-corps, d'un homme coiffé d'un chapeau à plumes, portant un manteau de fourrure et ayant une télé de mort sur la poitrine. Aux côtés, deux colonnes ornées et, au haut, deux génies avec des arabesques. Probablement le portrait du maître luinréme. H. 3 p. 2 1. L. 2 p. 11 1. R. Weigel, Cat No. 18974.

Appendice.

141. Hercule et Omphale (?). Le héros est debout, vu de face, et les reins entourés d'une guirlande de feuilles de vigne; il appuie la droite sur un grand boucher et tient une ipassue de la gauche. A droite Omphale, pareillement debout et le miUeu du corps couvert^ par une semblable guirlande, est vue de face. Elle pose un pied sur un tronc d'arbre et tient des deux mains l'Amour enfant Les deux principales figures sont chaussées de sandales. Sur le devant de l'estampe on voit une grande plante et dans le fond des arbres dont celui plus élevé, à gauche, porte la tablette figurée ci -dessus avec le nom VLRICHT. H. 4 p. 2. 1. L. 3 p. Oxford.

46 Graveurs néerlandais du XVI^. siècle.

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142. La mort et les deux époux. Une jeune femme, richement vêtue, placç la main droite dans celle de son épout, debout près d'elle. Derrière, entre les deux, la mort qui jette le bras droit autour du cou de la femme et tient de la gauche étendue un sablier derrière le cavalier. Au-dessous le millésime 1562 et le monogramme ci-dessus.

La composition révèle la manière de Henri Aldegrever, mais le dessin est très-faible, en outre le monogramme, composé de A C, se rapporte à celui de Alart Claessen. Mais le style de gravure s'éloigne de celui de ce mattre dont nous ne connaissons, du reste, que des pièces qui n'outrepassent point la date de 1555. Il se pourrait, néanmoins, que cette gravure fut un de ses derniers ouvrages et vraisemblablement d'après un dessin d' Aldegrever. H. 3 p. 3 1. L. 2 p. 5 I. Dans le Mss. du frère Trudo de Liège chez Mr. T. 0. Weigel.

( Bartsch VII. p. 547.)

Le style de ce graveur au burin appartient à l'école néerlandaise et il est souvent grandiose dans ses compositions. Il a une excellente manière de burin avec des contours arrêtés et de fines hachures, mais il n'est point toujours correct de dessin. Renouvier (Des types etc. p. 118) le croit hollandais et peintre sur verre et peut-être ce même Honingen auquel Albert Durer fit présent de deux livres durant son séjour à Anvers, ce qui est néanmoins une pure conjecture. Bartsch ajoute à la description des 12 pièces de son œuvre celle d'une gravure sur bois représentant un combat d'hommes nus contre des paysans et qui a été gravée par Lqtzelburger. Mais le dessin de cette pièce est trèsdilférent de celui de notre maître et, loin de lui appartenir, il paraît plutôt devoir être attribué au maître de la haute Allemagne dont Bartsch nous donne une gravure au burin représentant la Ste. Vierge dans le VIP. vol. de son ouvrage p. 545.

Le catalogue de Mr. Evans & Son, Londres 1857, mentionne également, p. 66 sous le No. 332, une gravure sur bois attribuée à notre maître N H. Elle représente la dispersion des apôtres

Le maître N. H. 47

dans un paysage qui porte la marque NI surmontée du millésime 1522 et de l'inscription: „Divisio apostolorum/' H. 13 p. 31. L. 18 p. 6 1. Mais cette pièce appartient aussi au maître de la -haute Allemagne dont nous venons de parler. Voyez aussi BruUiot, Dict. des monogrammes 1. No. 2439.

Supplément à Bartsch.

13. La Vierge, demi -figure. Elle est assise près d*un tronc d'arbre, tournée vers la droite, et donne à l'enfant Jésus le sein qu'il saisit des deux mains. A la droite, au haut, les initiales NH surmontées du chiffre XXIII (1523). H. 6 p. 3 1. L. 4 p. 5 1. Munich, Paris.

14. Ste. Catherine. Elle est debout, vue de face, appuyant le bras droit sur la roue et tenant l'épée de la gauche. Une auréole de rayons lui entoure la tète. A la droite du bas N.H et au-dessus XXV. H. 4 p. 5 1. L. 3 p. Paris.

15. Oedipe consultant le Sphynx. On donne ce nom au sujet d'une estampe où un homme en armure antique se voit dans un édifice ruiné et semble frappé de terreur en entendant une statue, posée sur une colonne, lui parler. A droite, dans le fond obscur, se voit encore

.une autre figure d'homme. Signée N.H. XXIIII. H. 4 p. 4 1. L. 3 p* Paris, Oxford.

Le maître S et son école.

(Bartsch VIII. p. 13.)

Le maître au monogramme S était orfèvre et graveur et parait avoir vécu à Bruxelles. Bartsch n'a connu de lui que onze pièces dont les Nos. 2 et 4 sont des copies d'après Lucas de Leyde. Cependant c'était un artiste très -productif et il a exécuté une quantité de* petites gravures au burin et de nielles de sa propre composition. 11 paraît en même temps avoir eu un grand nombre d'élèves qui ont travaOlé d'après ses dessins, puisque nous connaissons de lui et de ses

48 Graveurs néerlandais du XVP. siècle.

imitateurs un nombre de près de 300 pièces. L'exécution du maître a plus de finesse que celle de ses élèves, sans qu'il se montre pourtant, sous ce rapport, au-dessus du rang des artistes secondaires; ses contours qui trahissent l'orfèvre, sont lourds, le dessin n'a point de finesse et il semble avoir travaillé (le pratique sans avoir employé dans son œuvre beaucoup d'étude ou de diligence. Ces particularités donnent à ses gravures quelque chose d'archaïque, quoique ses draperies ne soient plus à cassures angulaires, mais à plis arrondis et flottants dans le style emprunté à l'ItaHe peu après le commencement du XVP. siècle. Notre artiste appartient en effet à cette époque, comme nous le prouye une suite d'apôtres avec les dates de 1519, 1520 et qui sont les seules de son œuvre qui soient marquées d'un millésime.

U signait d'ordinaire ses gravures d'un S; elles se trouvent néanmoins très-souvent sans signatures et nous ne connaissons qu'une seule. Hercule et Omphale No. 263, marquée S F. Quelques pièces doivent même porter les initiales SE, entre autres les quatre représentant les Vierges sages (No. 260 de notre Catalogue), mais comme elles ne nous sont connues que pour avoir été mentionnées dans un catalogue de vente à licipsic, du 31 Janvier 1853, nous ne savons pas si elles appartiennent réellement à notre maître. Nous en douterions si nous considérons^ qu'une gravure d'un tambour et d'un fifre, signée S E en caractères très-forts et très -grands sur une tablette et conservée dans le Cabinet de Berlin, est assurément d'un de ses élèves qui, bien qu'il ait quelque rapport avec notre maitre dans le manieinent du burin, est très-différent quant au style et au dessin qui est beaucoup plus plein que le sien. Nous avons encore moins de raisons de lui attribuer une „lapidation de St. Etienne^' dans la même collection et qui porte pour signature un 3 entrelacé d'un Tg^ S dans un petit écusson; la taille en est bonne, mais le dessin (ij peu correct et les plis des draperies à cassures angulaires diffèrent des plis arrondis du maitre, de même que les arbres qui ne sont point traités dans le genre des siens. Nous mentionnerons encore une autre pièce représentant l'Apparition de Jésus à sa mère, signée | jl° S® 6 X» d'une taille très-maigre et qui parait n'avoir servi dès son origine qu'à une fraude pour faire croire notre graveur plus ancien qu'il ne l'est réellement.

Les opinions sur le lieu de sa résidence sont très-diverses. Sotzmann le place à Cologne, en s'appuyant sur les armoiries de cette ville qui se retrouvent dans la pièce indiquée ci -dessus du „martyre de

Le maître S et son école. 49

St. Etienne^ AMte eomtiie nous r^Véns> dit déjà et cdmme Sotzmann semble lui-iDètne Tàdtifieftre^, c^tte gravwe est d'uii des élève» du matire qui aurait pw avoir déiïieuré à Cokygtie. Nou^ eonfnaisdoirs i^ousmême une autre pièce représentant le Ct)Ur'<>nnemént d*épines, avec Une inscription ert bas*a]lemaud : „Drt syft die seite ... ons Herrn ihifci^u" q*ii parait avoir été exéculéé= f^t* le graTeur de là Lapidation.

Ce qui prouverait davantage qu^ notre maître appài^tenait à la Néerlaude, c'est que Fort trouve sur plusieurs de ses pièces, entre autres sur les Nos. 185, 1&7, 273, 274, 284 de notre catalogue, des inscriptions dans le dialecte flamand. On doit remarquer principalement celle qui se lit sur la représentation d'une cour de justice: „Dit is .... woe I HS vor geriechté stont".et 6t le mot woe (au lieu de wacr, waar, wa, wo) appartient exclusivement au dialecte de Bruxelles. *) Nous trouvons égale«ient dans un estampe de Pyrame et Thisbé (No. 266 de notre^ eatalogùé) qu^i) a introduit, sur la fontaine, la statue connue dans cette ville sous te nomi du '„Mattnc'ken-Pià", ce qui laisserait à peine nn doute qu'il n'ait vécu à Bruxelles. Cependant il ne faut point passer sous silence que quelques-uns de ses élevés ont fravaille à Liège ou même pour te mowastère âe St. Trond' et que Ton trouve une inscription fVançâi^é sur Teistanlpe refj^ésentant une dame servie par un page.

La plus grande partie de son œuvre se coi^pose de sujets relideux entourés de bordures ornées dans le goût des miniatures néerlandaises de Tépoque et qui ont souvent servi à TillustralSou des li-^ vres d'heures dont quéiqui^s^unë se sont conservéïl jusqu'à nos jours. Un de ces manuserits se trouve à Berlin, dans lequel les gravures sont même imprimées sûr le papier destiné au manuscrit latin. SoCz-" mann nous en dlonde une description dans les Archives de Naumann m. p. 32.

On peut aussi déduire que le matire S â été orfèvre de la circonstance que nous avons de lui quelques épreuves de nielles; nous mentionnerons principalement ceux en médaillon qui sont revêtus de sa marque. Une de ces pièces représente la messe de St. Grégoire où te Saint bénit de la main gauche et une autre la décollation de

4) Nous devons à Mr. Woutersz ce renseignement, ainsi que plusieurs autres sur les idiomes néerlandais, qui sont très-difficiles à distinguer les uns des autres, et dont nous ferons usage en diverses occasions, m. . 4

50 Graveurs néerlandais du XVI^. siècle.

Ste. Catherine où le bourreau tire son épée également de la main gauche/ Plusieurs autres pièces de lui sont traitées dans le même genre, sans que l'on puisse décider cependant si ce sont ou non des véritables épreuves de nielles.

Comme Barlsch ne donne que onze pièces de l'œuvre du maître qui comprend au moins 200 gravures et qu'il est incertain si celles qu'il décrit sont de lui ou de ses élèves, soit d'après ses dessins, soit de leur propre invention^, surtout quand elles ne sont point signées» nous avons compris ces onze estampes dans notre catalogue pour y lyputer au besoin les remarques nécessaires.

Sujets de r ancien testament.

1. Adam et Èvc (B. No. 1.) Adam est assis au pied de l'arbre de la sience du bien et du mal Eve, à son c^té, tient la maii> gauche passée sur les épaules de son mari et tend la droite pour recevoir le fruit défendu que lui présente le serpent qu'on remarque au haut de l'arbre. Le fond offre une vue du paradis terrestre où l'on distingue un lion à la gauche et un cerf à la droite du devant, tous deux couchés. La lettre S se trouve vers la gauche du bas. H. 2 p. 7 1. L. 1 p. 6 1.

2. Lot et ses filles. Il est assis à gauche et embrasse une de ses filles, tandis que l'autre verse du vin dans une coupe; près de celle-ci se trouve un chien. Dans le fond, la ville de Sodome en flammes. Pièce ronde, 1 p. 5 1. de diamètre. Berlin.

3. La récolte de la Manne et la Cène. Deux petites compositions l'une à côté de l'autre. Dans la première, Dieu le père, en-

^touré d'un cercle de nuages, élève la main pour bénir; au bas, parmi le peuple, on voit un enfant. Dans la seconde, le Christ est assis à une table ronde avec quatre de ses disciples ; les autres sont debout derrière lui. Chaque composition mesure H. 3 p. 1 L L. 1 p. 9 L Pièce médiocre de l'école du maître. Dans la bibhothèque de Liège.

4. Bethsabée au bain. Elle est debout, nue, près d'une fontaine à gauche. David, une harpe à la main, la contemple d'une fenêtre de son palais dans le fond. A droite un messager lui présente une lettre. D'autres personnages se trouvent dans le fond à droite. La lettre S est gravée sur le bord du bassin. Pièce ronde de 2 p. de diamètre. Musée Britannique.

5. Visite de la reine de Saba. (?) Elle s'agenouille dans l'attitude d'une suppliante devant le roi à cheval^ couvert d'une armure de chevalier et qui, suivi de son escorte, s'arrête à droite. A gauche

Le mailre S et son école. 51

la suite de la reine avec des chameaux. La signature S est à la gauche du bas. Pièce ronde; diamètre 1 p. 7 I. Berlin.

D'après cette composition qui s'éloigne de la représentation ordinaire d'un pareil sujet, Sotzmann croit devoir remarquer: „que, si ce n'était des chameaux, l'on pourrait croire que l'estampe représente la femme qui demande à l'empereur Trajan justice contre lé meurtrier de son ûls.^^

Sujets du nouveau testament.

6 — 59. Suite de sujets tirés de la vie de Jésus. 54 petites pièces représentant des incidents de la vie de Jésus et.de Marie; elles sont pour la plupart marquées de la lettre S et se trouvent collées dans un petit livre de prières dans l'ordre suivant. H.2p.5-*6LL.lp.6 — 71. Voyez Brulliot, Dict. IL No. 2460 •.

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